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André Boudou : Il salit la mémoire de Johnny !

Publié le 10 avril 2018

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Silencieux depuis la mort de l’idole, le père de Læticia, André Boudou rompt le silence et balance à tout-va…

Dans la guerre qui déchire le clan Hallyday, chacun s’est exprimé – par lettre recommandée, déclarations dans la presse, ou avocats interposés  –, sauf lui.

Pas une fois, André Boudou n’a pris le parti de sa fille, Læticia, pourtant au cœur de la tourmente. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne la soutient pas… 

La semaine dernière (voir notre n° 3734), ses voisins du cap d’aide nous confiaient à quel point l’homme d’affaires était dévasté de voir son nom traîné dans la boue.

« Il est temps que tu rétablisses la vérité. Tu devrais parler », lui conseillait son ami, Paul Pubill, propriétaire du Luna Park, le parc d’attraction qui fait face à sa boîte de nuit, l’Amnésia. 

Dédou l’a écouté. Et c’est à notre confrère de L’Express qu’il a choisi de livrer sa vérité. Laquelle, à défaut d’être incontestable, a le mérite d’être cash. A l’en croire, non seulement Johnny ne lui a apporté que des emmerdes, mais sans lui, il serait mort ruiné !


« Quand Læticia l’a rencontré [en 1994, ndlr], il n’était vraiment pas au mieux de sa forme. C’était un artiste dépressif, bourré de drogue, qui traînait 23 millions de dettes », confie-t-il. 

Ces ploucs

À l’époque les deux hommes sont amis. Et le rocker a confiance en son nouveau beau-père, qui semble capable de le remettre à flot : « Tu m’as sauvé la vie en t’immisçant dans mes affaires. […] Merci d’être mon ami », lui écrit-il en 1997.

La même année, sur les conseils d’André qui lui a fait découvrir les joies du bateau, il achète un yacht. Un moyen original de réaliser des économies.

Dédou aurait bien profité de cet investissement, à en croire un des ex-membres de l’équipage, toujours selon L’Express : « Quand on changeait du matériel, [Boudou] essayait de récupérer tout ce qu’il pouvait. Il s’est même offert un nouveau groupe électrogène en le faisant facturer à son beau-fils. »

En 2001, c’est au volant d’une Mercedes ML que le duo embarque pour disputer le rallye de Tunisie. L’heure des premières frictions… Il faut dire que les deux hommes ont le sang chaud. Et que Dédou supporte mal les excès de la star.
« J’aimerais qu’il ne boive que de l’eau », avoue-t-il à un journaliste lors de leur traversée du désert. 

Leur première vraie brouille survient à propos du Paris Dakar qui a lieu l’année suivante. André, qui a trouvé un sponsor, exige de toucher 50 % de la somme offerte par ce partenaire. Johnny, star de l’équipage, consent à lui en verser 15 %, que Boudou refuse, vexé. C’est Læticia qui finit par les réconcilier après trois mois de bouderie. 

Lors du rallye, Dédou présente à son gendre le secrétaire général d’Optic 2000, Yves Guérin. Il confiera plus tard au Monde être à l’origine du mirobolant contrat signé entre l’opticien et la star (qui touchera durant une décennie près de 500 000 € par an).

C’est loin d’être la version d’Yves Guérin : « J’ai sympathisé avec Johnny. Un jour où il m’avait invité chez lui […] je lui ai soumis un scénario de pub. Il m’a dit “oui” tout de suite. Nous nous sommes mis d’accord sans passer par des avocats ou d’autres intermédiaires. »

En huit ans, André, qui a pris une place importante au sein du couple Hallyday, aurait fait du ménage dans l’entourage de l’Idole des jeunes. Ce dernier laisse faire, même si, selon un ex-collaborateur : « Parfois, il râlait contre “ces ploucs”, mais il s’est laissé imposer la famille Boudou pour avoir la paix avec Læticia. » 

Parfois aussi il est d’accord avec Dédou, quand il ne subit pas son influence…

Selon un proche, en effet, c’est André qui aurait persuadé l’artiste qu’Universal, sa maison de disques depuis 1961, le volait. En 2003, Johnny s’en plaint au PDG, Pascal Nègre, qui prend la mouche. Universal a avancé 15 millions d’euros au chanteur et reversé 47 millions de droits divers. Piqué, le rocker réclame, via ses avocats, 55 millions de dommages et intérêts ainsi que la restitution de tout son catalogue.

On s’est payé le beau-père

En 2004, un premier jugement est rendu : Universal doit remettre à la star les bandes originales de ses chansons. En avril 2005, la situation se retourne : la cour d’appel de Paris donne tort à Johnny, qui décide alors de signer chez Warner.

Une grave erreur selon Boudou, qui explique à L’Express : « Nous étions à deux doigts d’un arrangement avec Universal. Je traitais directement avec le patron de Vivendi. C’était une partie de poker que j’étais tout près de gagner. Mais Johnny est allé au procès. » 

Autre problème nuisant à la relation entre les deux hommes : l’Amnésia. En 2004, l’homme d’affaires persuade son gendre de prendre part à son dernier projet : l’Amnésia Paris.

Détenteur de 5 % du capital, le chanteur promeut la nouvelle boîte à la télévision : « Je vais venir tous les jours, je pense », affirme-t-il. L’établissement ferme en 2005, après s’être attiré les foudres du fisc. En 2011, André Boudou, condamné à deux ans de prison avec sursis, doit la bagatelle de 232 332 € au Trésor public…

Toujours dans L’Express, le père de Læticia se défend : « Je n’ai pas fait perdre d’argent à Johnny. Au contraire, avec l’Amnésia Paris, il a multiplié son investissement par deux. En revanche, moi, le chef d’entreprise qui travaille depuis quarante-huit ans, j’ai eu des ennuis avec le fisc, uniquement parce que j’étais le beau-père de Johnny Hallyday. On s’est payé le beau-père de la star ! »

La décision de Johnny de s’installer en Suisse, en 2006, met un terme définitif à leur belle entente : « Je le lui ai déconseillé […] Johnny ne m’a pas écouté […] On connaît le résultat : un redressement fiscal de 9 millions d’euros. A partir de là, je lui ai dit : “Tu es trop con, continue à chanter mais ne me casse plus les c.” », s’agace André Boudou.

Lorsque Johnny a tiré sa révérence, le 5 décembre dernier, les deux hommes ne se parlaient plus depuis cinq ans.

Le père de Læticia avait-il eu vent des dernières volontés du rocker ? 

A ceux qui prétendent que son clan – autrement dit Grégory, son fils, et Elyette, sa mère –, ne se sont pas retrouvés exécuteurs testamentaires par hasard, il rétorque : « Mon fils a accepté par gentillesse, pour rendre service à Johnny.
De toute façon, n’étant plus résident américain, condition indispensable pour remplir cette mission aux États-Unis, il y a renoncé. Quant à ma mère de 82 ans, elle est gérante parce qu’on lui a demandé. On lui dit de signer là, elle signe. 
»

Foi de Boudou !

Lili CHABLIS

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