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Anny Duperey : On l’a forcée à se faire opérer !

Publié le 3 janvier 2018

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Souffrant de problèmes thyroïdiens et très affectée par le scandale du Levothyrox, Anny Duperey a enduré une autre épreuve.

Malaises, vertiges, insomnies, problèmes intestinaux… Pendant près de huit mois, la comédienne a vécu l’enfer. Un enfer qu’ont hélas connu la plupart de ceux, et ils sont nombreux, à avoir pris la nouvelle formule du Levothyrox, un médicament destiné à corriger les dérèglements de la glande thyroïde. À l’instar de Valérie Damidot et d’Ophélie Winter, elles aussi dépendantes du petit comprimé blanc, Anny Duperey a décidé de mettre sa notoriété au service des victimes, n’hésitant pas à dénoncer «un honteux scandale ».

Très remontée, l’héroïne d’Une famille formidable n’a pas hésité à pousser un coup de gueule sur le plateau d’On n’est pas couché, dont elle était l’invitée le 4 novembre dernier. Car l’ancienne formule du Levothyrox n’est jamais vraiment revenue sur le marché français, malgré les promesses de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Pour sa part, Anny, qui depuis quelque temps suit un traitement substitutif, va mieux.

Elle a même trouvé la force d’achever son nouvel ouvrage, Le rêve de ma mère, qui vient de paraître aux éditions du Seuil. Un livre bouleversant à plus d’un titre puisqu’elle revient sur le drame qui a marqué son enfance : le décès de ses parents, morts par asphyxie, alors qu’elle n’avait que 9 ans. Est-il possible de se remettre d’un tel traumatisme ?

Franc-parler

Même s’il a laissé en elle d’indélébiles cicatrices, Anny est la preuve vivante que oui. À 70 ans, qu’elle a fêtés le 28 juin dernier, cette merveilleuse comédienne continue de faire rêver. Dotée d’un caractère bien trempé, et d’un franc-parler réjouissant, elle fait partie de ces femmes libres qui n’ont pas besoin de tricher pour s’assumer telles qu’elles sont.

Mais qu’en est-il lorsque ce sont les autres qui ne parviennent plus à assumer ce que vous êtes ? Et qui plus est quand ces autres sont de votre famille ? Cette situation, la comédienne l’a vécue il y a quelques années, comme elle vient de le confier au magazine Gala. Un moment difficile, éprouvant, voire intenable à la longue. Au point que, incapable de supporter plus longtemps les regards de ses proches, Anny s’est résolue, bien malgré elle, à subir une intervention chirurgicale !

Cela a commencé insidieusement par une remarque anodine. Un jour, sur le tournage d’Une famille formidable, on lui demande de porter un foulard autour du cou. Pas pour lui éviter de prendre froid, non. Comme l’actrice ne tarde pas à le comprendre, la réalité est plus cruelle. La production cherchait en effet un moyen discret de dissimuler sa gorge ! Car à la télévision, c’est bien connu, on vieillit beaucoup moins vite que dans la vie…

Cette première remarque a été très vite suivie d’une deuxième, puis d’une troisième. «On me suggérait de plus en plus régulièrement de porter une petite écharpe sur le tournage», explique Anny. Dans un premier temps, elle résiste à la pression. Elle est encore très belle, et surtout, contrairement à certaines, elle n’a jamais eu peur de son âge. Comme elle l’évoquait en 2013, toujours dans Gala : «J’ai 66 ans, mais je dis toujours que je suis dans ma soixante-septième année.»


Aussi forte soit-elle, la comédienne s’est, semble-t-il, mise à douter. Et surtout, à penser de plus en plus à ce cou qu’elle n’avait plus le droit de montrer : «Au bout d’un moment, ça devenait obsédant.» Pour ne pas dire humiliant… Bien malgré elle, Anny décide alors de sauter le pas. Elle choisit de se faire lifter le cou et le bas du visage. Mais à une condition : qu’elle garde ses rides !

«Il n’était pas question de paraître plus jeune, de nier l’âge, mais juste de gommer quelque chose de disgracieux», raconte-t-elle. Si, durant quelques semaines, Anny a pu avoir l’impression d’être «défigurée», elle s’est depuis fort bien habituée à son visage. Et grâce à sa «mémoire autonettoyante» qui ne conserve que les bons moments, elle a oublié cette humiliante épreuve.

Comme elle l’a fait pour les fiascos amoureux qui ont suivi sa rupture avec Bernard Giraudeau, le père de ses deux enfants, Gaël et Sara, et sur lesquels elle revient avec beaucoup d’humour : «Il y a eu deux ou trois essais si lamentables que, comme je dis souvent : “La guinguette a fermé ses volets.”» Aujourd’hui, c’est seule, avec le souvenir des deux hommes de sa vie, Bernard Giraudeau et Cris Campion, qui l’a «consolée pendant dix ans», que l’actrice vit désormais.

Lucide, elle avoue, toujours dans Gala : «S’il n’y a pas une rencontre évidente, il y a quelque chose d’un peu humiliant à vouloir absolument retrouver quelqu’un.» Devenue récemment la nouvelle ambassadrice beauté de la marque Nivea, Anny peut heureusement compter sur l’amour de ses nombreux fans qui voient toujours en elle une femme vraiment formidable ! 

Lili CHABLIS

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