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Audrey Fleurot : “Assumer ma couleur de cheveux n’a pas toujours été facile !”

Publié le 11 décembre 2016

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Celle que ses camarades de classe surnommaient “poil de carotte”a bien grandi. Nouvelle femme fatale du cinéma français, la� rouquine �Audrey Fleurot a pris sa revanche.

Une poignée de célébrités s’était donné rendez-vous récemment à Djerba, en Tunisie, dans le cadre des Escapades des Stars organisées par le Radisson Blu Palace Resort & Thalasso. L’actrice Audrey Fleurot, qui était de la partie, en a profité pour se ressourcer avant d’attaquer le tournage de la dernière saison d’Un village français. Interview.

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France Dimanche (F.D.) : Comment vous sentez-vous après ces quelques jours de thalasso à Djerba ?

Audrey Fleurot  (A.F.) : Au top ! J’ai la chance de beaucoup travailler ces derniers temps, alors quand je peux m’offrir un break de quelques jours, ça fait vraiment du bien ! J’ai déjà expérimenté la thalasso en France, mais l’ambiance y est un peu trop médicale à mon goût. Ici, dans ce magnifique décor oriental, c’est quand même plus agréable.

F.D. : Quel soin avez-vous préféré ?

A.F. : Sans hésitation, les massages. J’accumule tellement de tensions dans la vie quotidienne… Je suis d’une nature stressée et ça se traduit par des crispations qui se logent dans le ventre, le plexus solaire, et même dans les avant-bras. Pour libérer tout ça, je n’ai rien trouvé de mieux que de me faire masser.

F.D. : Quelle sorte de massages aimez-vous ?

A.F. : J’avoue un faible pour ceux qui font un peu mal, du genre costaud, comme le massage traditionnel thaïlandais. Beaucoup de gens trouvent que ça s’apparente un peu à un « passage à tabac ». Mais moi, j’adore ça. D’accord, ça vous casse un peu sur le coup mais ça libère tellement d’ondes positives. Je connais bien cette technique que j’ai découverte en Thaïlande, il y a vingt ans, à l’école Wat Pho à Bangkok, la référence en la matière. Je me suis même rendu dans un centre où il n’y a que des aveugles qui s’occupent de vous. C’est une expérience assez extraordinaire.

F.D. : Vous avez un côté aventurier…

A.F. : Oui, on peut dire ça. Quand je voyage, je recherche avant tout l’authenticité. J’adore dormir chez l’habitant, par exemple. Je trouve que c’est la meilleure façon de découvrir un pays. Après, je n’ai rien contre les hôtels confortables non plus…

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F.D. : Vous paraissez vous soucier de votre forme…

A.F. : Oui, beaucoup. Je fais pas mal de sport. Je m’adonne intensément à la course à pied chez moi, sur un tapis de course. C’est tellement pratique. Ces séances quotidiennes me sont devenues indispensables. Ça me donne une telle énergie ! Et pour jouer dans une série, il en faut ! Une saison d’Engrenages représente huit mois de tournage, pour Les témoins et Un village français, c’est six. Dès 6 heures du matin, je suis sur le pont, et quand je rentre à la maison, il est 9 heures du soir. J’avale une bonne soupe avant d’apprendre mon texte pour le lendemain et au lit ! Plutôt austère comme programme. Pour tenir, il faut du souffle.

F.D. : C’est l’ultime saison d’Un village français. Oublier ce personnage d’Hortense va-t-il être difficile ?

A.F. : Oui, ça va être compliqué de me passer d’elle ! Elle représente tout de même dix ans d’aventures. J’ai un peu grandi avec Hortense… Je me suis vraiment attachée à cette femme qui ne vit que pour l’amour. C’est une héroïne au sens classique du terme. D’accord, elle est égoïste et elle faute avec un Allemand, mais elle aime jusqu’à être rasée en place publique. On la voit comme une femme fatale. Fatale, oui, mais pour elle-même, puisqu’elle va sombrer dans la folie. Par ailleurs, sur le tournage, nous sommes une équipe très soudée. On évoque l’épuration, une période trouble de l’Histoire de France, et on se sent une part de responsabilité.

F.D. : Grâce à vous, être rousse est redevenu à la mode…

A.F. : Il était temps ! Assumer ma couleur de cheveux n’a pas toujours été facile. À l’école, je me sentais différente. Je vivais très mal le fait d’être la seule rouquine de la classe. Quand on est enfant, on veut tellement être comme les autres. Dans la cour de récréation, J’ai vraiment eu droit à tout dont le fameux « poil de carotte ». C’était d’une telle cruauté ! Mais à l’adolescence, j’ai décidé de faire de cette singularité un atout, au point de vouloir accentuer cette rousseur à grand renfort de henné. Un jour, je me suis retrouvée avec les cheveux carrément rouges. Ma mère était consternée. La pauvre ! Aujourd’hui, j’assume totalement. C’est ma force. J’espérais même que mon fils soit roux, mais c’est raté !

F.D. : Lou, le petit garçon que vous avez eu avec le réalisateur Djibril Glissant, vient de fêter son premier anniversaire…

A.F. : Oui, un an déjà ! Avec tous ces rôles, je ne passe pas beaucoup de temps avec lui et je le regrette profondément. Du coup, j’envisage de ralentir un peu le rythme des tournages, histoire de le voir grandir…

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Véronique Dubois

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