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Bernard Menez : Victime d’un terrible accident de voiture

Publié le 17 avril 2017

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Alors que l’acteur Bernard Menez était 
au volant, il a frôlé la mort…

Étonnant personnage, talentueux comédien, artiste hors du commun, Bernard Menez a un emploi du temps de ministre… Il enchaîne les rôles au cinéma – il revient d’Afrique du Sud, où il a tourné dans Black Snake, de Thomas Ngijol et Karole Rocher – et se produit au théâtre avec plusieurs pièces, À vos souhaits !, L’étrange destin de M. et Mme Wallace et Les montagnes russes, avec Ève Angeli.

À 72 ans, le comédien a mille projets en tête… Un fabuleux parcours pour celui qui se destinait à être prof de mathématiques, de physique et de chimie. Mais peut-être y a-t-il un dieu pour veiller sur les artistes qui ne se prennent pas au sérieux, car il a été victime d’un terrible accident de voiture qui aurait pu lui coûter la vie !

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Tête-à-queue

Ce dimanche soir-là, il roulait tranquillement au volant d’une 2 CV. Le froid lui avait fait enfiler une paire de gants en laine, ce qui ne devait 
pas être des plus confortables pour conduire, mais Bernard se sentait bien quand il s’est engagé sur une route très étroite. Soudain, alors qu’il devait être absorbé par tout un tas de pensées, il a vu débouler « à toute allure », face à lui, une DS, comme il l’a raconté !

On imagine la différence de poids et de masse entre les deux véhicules : d’un côté, une 2 CV, aussi légère qu’une plume ; de l’autre, la solide DS, chouchoute du général de Gaulle… En une seconde, après un « magistral tête-à-queue », Bernard s’est retrouvé les roues en l’air, au beau milieu de la chaussée !

S’il est toujours resté conscient, le comédien l’a vraiment échappé belle : « Instinctivement, pendant l’accident, je m’étais déporté pour me réfugier à droite, à la “place du mort”, comme on dit. Plutôt une bonne idée. En effet, le choc avait été si violent que c’est ma place, celle du conducteur, qui était dézinguée ! », a-t-il expliqué plus tard.

Heureux et surpris de s’en tirer à si bon compte, l’acteur a alors peu à peu réalisé qu’il avait mal quelque part. Où ? À sa main gauche, emmitouflée dans son gant. « En attendant les secours, j’ai retiré tant bien que mal le gant gauche, puis ai porté mon index à ma bouche et là, grands dieux ! Il manquait un bout à mon doigt ! » Ayant entendu dire qu’il fallait toujours tenter de récupérer un morceau de soi quand on l’avait perdu, Bernard Menez a alors 
fouillé dans son gant, mais en vain ! C’est donc finalement avec un bout de sa cuisse que l’on a « fini » son doigt, à l’hôpital !

Menez livreUne mésaventure qui, même si elle s’est bien terminée, a empêché l’artiste, passionné de piano, de jouer pendant des années. C’est ce qu’il raconte dans son autobiographie, Et encore… je ne vous dis pas tout !, qui sort ce 5 avril aux éditions de l’Archipel.

Vous retrouvez le récit de cet accident, survenu alors qu’il venait d’obtenir son permis de conduire, ainsi qu’une foule d’anecdotes hilarantes !

En revanche, le comédien ne dit pas si c’est cette 
mésaventure qui lui a inspiré l’idée du tube de l’année 1983, Jolie poupée… Grâce à cette chanson signée Marc-Fabien Bonnard et David Martial, Bernard Menez avait fait un carton, et mis en œuvre un des principes de son existence : « L’important, c’est de savoir retomber sur ses pieds… »

Laurence Paris

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