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Brigitte Bardot : Sa victoire contre le cancer !

Publié le 10 février 2018

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Brigitte Bardot était persuadée de 
ne pas mourir.

Sa bataille la plus médiatique, pour laquelle ce sex-symbol a laissé tomber le cinéma et le show-biz au faîte de sa gloire, avant même de fêter ses 40 ans, est connue de tous.

Celle qui, dans une interview accordée à Paris Match, déclare vouloir, quand elle ne sera plus de ce monde, que l’on se souvienne d’elle comme étant « la fée des animaux » mériterait bien que son vœu soit exaucé.

Ânes, chiens, chats, bœufs, sans oublier bien sûr les bébés phoques, pour lesquels Brigitte Bardot a payé de sa personne sur la banquise… son univers ressemble à une nouvelle arche de Noé. Et à 83 ans, l’interprète d’Et Dieu créa la femme, même handicapée par de violentes douleurs aux hanches qu’elle refuse de faire opérer, a toujours la langue aussi bien pendue.

Son dernier livre, Larmes de combat, écrit avec Anne-Cécile Huprelle, paru aux éditions Plon le 25 janvier, en témoigne. Et tous les droits d’auteur de cet ouvrage iront, presque sans surprise, à la fondation lancée par BB voilà plus de trente ans.

Mais si la star demeure toujours aussi volubile dès qu’il s’agit de défendre les bêtes de tous poils ou plumes, elle se montre d’ordinaire beaucoup moins prolixe à l’heure d’aborder son quotidien.

“C’est resté secret”

Pourtant, dans les colonnes de notre confrère, la comédienne devenue pasionaria a fait une étonnante révélation sur une lutte plus intime, livrée contre la maladie. Quand la journaliste lui demande si elle a peur de la mort, BB commence par souligner une évidence : ce dénouement inéluctable de toute existence n’est pas « rigolo », surtout s’il est précédé, comme c’est hélas souvent le cas, par un cortège de souffrances.


Mais, une fois passées ces considérations générales, valant pour chacun d’entre nous, Brigitte Bardot évoque des souvenirs plus personnels, des blessures l’ayant meurtrie dans sa chair et dans son âme. « Quand j’ai eu un cancer du sein, explique-t-elle, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimie, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien, et on en sort anéanti. »

Un point de vue médical qui se discute. La chimiothérapie ralentit ou stoppe la reproduction des cellules, y compris certaines qui sont saines. La radiothérapie vise à éliminer les cellules cancéreuses, mais peut aussi affecter celles qui ne le sont pas. L’usage de l’un ou l’autre de ces traitements (qui sont d’ailleurs parfois associés) dépend souvent du type de cancer rongeant le patient, sachant que tous deux engendrent de sérieux effets secondaires.

Quoi qu’il en soit, l’instinct de BB ne l’a pas trompée : elle a vaincu le cancer du sein. Peut-être parce que son mental, rouage essentiel pour espérer triompher de ce fléau, était en acier trempé : « Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années maintenant. »

“Face à moi-même”

Reste que même si l’on est aussi solide dans sa tête que la star peut l’être, un tel coup dur laisse des traces, au point de changer de façon radicale la manière dont on conçoit la vie. Et Brigitte ne fait pas en l’occurrence exception à la règle, ainsi qu’elle l’a confessé sans ambages, toujours dans Paris Match, trois décennies après sa guérison : « Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même, a-t-elle confié. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins pas vivre seule. »

Coup de chance, BB a trouvé la perle rare, un homme avec qui partager ses coups de gueule et ses coups de blues : Bernard d’Ormaie, rencontré voilà vingt-cinq ans chez Me Bouguereau, qui était alors l’avocat de la star… et celui du Front national. Une première fois dont l’ex-actrice se rappelle encore très bien : « Au moment de partir, il m’a rattrapée par la main et m’a lancé : “Et moi, on ne m’embrasse pas ?” Voilà comment tout a commencé. »

Si un quart de siècle plus tard, BB ne tarit pas d’éloges au sujet de son mari, qu’elle trouve toujours charmant et agréable, cela ne l’empêche pas d’avouer que leur vie de couple n’a rien d’un long fleuve tranquille. « Quelquefois, il y a des pugilats », admet-elle. Une expression qu’il faut, souhaitons-le, prendre au sens métaphorique. Mais à ses yeux, la qualité majeure de son Bernard est d’accepter de partager le lit conjugal avec trois ou quatre animaux.

À ce stade, il ne faut plus parler de chambre à coucher mais de crèche. Certes, personne n’est là pour jouer le petit Jésus, mais la présence de la Sainte Vierge, que Brigitte invoque souvent, semble presque palpable…

Claude LEBLANC

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