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Brigitte et Emmanuel Macron : Malédiction à l’Elysée  !

Publié le 7 janvier 2018

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Brigitte et Emmanuel Macron se croyaient prêts à tous les coups durs, mais jamais ils n’auraient imaginé que les catastrophes seraient déclenchées par un être aussi proche d’eux…

Quand on a été élu président de la République, on sait très bien que, durant cinq ans (et plus si affinités…), les problèmes et les coups durs ne cesseront de se succéder, voire de vous tomber dessus en même temps…

« Les emmerdes, ça vole en escadrille ! », affirmait, non sans humour, Jacques Chirac, à l’époque de sa propre présidence.

Emmanuel Macron s’y était préparé, tout autant que son épouse Brigitte, qui s’attache à le seconder aussi efficacement que possible. Mais ni l’un ni l’autre n’avaient prévu les catastrophes en chaîne qui s’abattent sur eux depuis quelque temps et face auxquelles ils se sont trouvés totalement désarmés, au début tout au moins.

Des menaces de grèves massives ? Une rébellion des députés La République en marche ? Une crise diplomatique d’envergure mondiale ?

Sauvagerie

Non, rien de tout cela. Car celui qui leur fait des misères aujourd’hui, qui semble s’ingénier à leur gâcher la vie de toutes les façons possibles, eh bien il vit là, tout près d’eux, au cœur même du palais de l’Élysée. C’est ce qui s’appelle : avoir réchauffé une vipère en son sein…

Une vipère, vraiment ? Mais non ! Celui qui fait tourner en bourrique Brigitte et Emmanuel Macron n’a pas d’écailles luisantes mais des poils noirs et soyeux, il se déplace à quatre pattes et non en rampant, et sa langue est plutôt pendante que fourchue. Vous venez de le comprendre : nous parlons de Nemo, le sympathique chien croisé de labrador et de griffon que le couple présidentiel est allé chercher à la SPA en août dernier.

Sympathique mais très remuant… au point de semer la panique sous les ors et les moulures de la République ! En octobre, souvenez-vous, Nemo n’avait pas hésité à interrompre une réunion de son maître avec trois de ses ministres, en traversant benoîtement le salon où ceux-ci discutaient gravement des affaires de la France… pour aller faire ses besoins contre la cheminée  !


Après avoir tourné la chose à la plaisanterie, le président s’était tout de même senti obligé de s’excuser auprès de ses hôtes, lesquels masquaient comme ils pouvaient leurs sourires goguenards. Mais tout récemment, Nemo a franchi un cran dans la sauvagerie.

Cette fois, son maître ne riait plus quand il a constaté l’état de sa paire de chaussures toutes neuves, consciencieusement déchiquetées par les crocs de son chien qui les avaient prises pour un jouet personnel.

Quelques jours plus tard, c’est Brigitte Macron qui a bien failli être victime des facéties turbulentes de leur fougueux « bébé ».

Cent quatre-vingts chefs étoilés étaient alors reçus dans la grande salle des fêtes de l’Élysée. Au moment de la photo, le toutou présidentiel s’est soudain jeté dans les jambes de sa maîtresse qui, déséquilibrée, a bien failli se retrouver les quatre pattes en l’air devant ses prestigieux invités !

Rongé

Bref, Nemo ne recule devant rien pour faire tourner ses maîtres en bourrique.
À se demander parfois s’il n’aurait pas adhéré en secret à la France insoumise, et décidé de travailler incognito pour Jean-Luc Mélenchon…

Du coup, Brigitte et Emmanuel ont voulu mettre le holà avant que les choses ne dégénèrent : ils ont confié leur jeune rebelle à un éducateur canin afin de lui inculquer les bonnes manières, notamment, celle de lever la patte arrière plutôt au milieu du parc que contre la cheminée du salon.

Une attitude sage car, par le passé, il est arrivé qu’avec les chiens présidentiels, les choses dégénèrent vraiment.

Ainsi, en 2012, alors que le couple Sarkozy quitte l’Élysée, les spécialistes du Mobilier national n’ont pu que constater, effarés, combien Clara, le labrador présidentiel, avait mis à mal les fauteuils et les méridiennes qui avaient traversé sans encombre deux siècles d’histoire : les accoudoirs col-de-cygne dorés à l’or blanc avaient été entièrement rongés !

Mais Jacques Chirac, lui, a connu pire. On dit parfois que le pouvoir rend fou. Ceux qui le disent pensent bien sûr aux hommes qui l’exercent. Et si le pouvoir rendait également fous les chiens en général et les bichons maltais en particulier ?

On peut se poser la question quand on voit ce qui est arrivé à Sumo et à son maître, après que les Chirac ont quitté l’Élysée en 2007 et emménagé dans un appartement quai Voltaire. C’est Bernadette elle-même qui l’a révélé dans les colonnes du Parisien : « C’était après dîner. J’étais en train de lire dans une pièce, Sumo était couché par terre. Mon mari est arrivé, et le chien a sauté ! Ça saute très haut un bichon. Il l’a mordu à l’estomac. J’ai eu très peur, parce qu’il y avait du sang. C’est terrible les petites dents comme ça. Et il était déchaîné ! Il voulait sauter et mordre à nouveau. Heureusement, comme je venais de le sortir, il avait sa laisse, sur laquelle j’ai mis le pied. Je l’ai enfermé dans la pièce à côté. »

Sumo ne supportait-il pas d’être privé du grand parc de l’Élysée et les contraintes de vivre désormais en appartement ? Toujours est-il que les Chirac ont dû se résoudre à se séparer de lui, ce que l’on peut comprendre.

Heureusement pour les autres présidents de la République, les chiens élyséens ne se sont pas tous montrés aussi incontrôlables. Car Dieu sait qu’il y en a eu !

Si le général de Gaulle préférait les chats, ses sept successeurs, de Pompidou à Macron, ont été, ou sont toujours, fidèles aux chiens.

Et ils ont tous adoré la même race, à savoir le labrador : le « fil rouge présidentiel », en quelque sorte. Ou : « le changement dans la continuité »… Et, sans aller jusqu’à mordre leur maître, la plupart avaient un caractère bien affirmé. Tel le labrador de Valéry Giscard d’Estaing à qui il était arrivé de « faire le mur » de l’Élysée. Affolé, le président s’était rué dans la rue pour tenter de le retrouver avant qu’il n’ait un accident. à sa question : « Avez-vous vu passer un chien noir ? », les gens lui répondaient : « Vous n’êtes pas Giscard ? »

Mordu

Néanmoins, le plus célèbre des chiens giscardiens fut un braque de Weimar, Jugurtha. Il buvait du thé comme tout aristocrate qui se respecte, mais il était surtout réputé pour sa tendance à mordre par-derrière les invités de marque, tel un vulgaire manant !

Mais l’animal qui laisse l’image la plus émouvante, c’est Baltique, la femelle labrador de François Mitterrand : tout le monde la revoit encore, patientant devant le porche de l’église de Jarnac, tandis que, à l’intérieur, se déroulaient les funérailles de son illustre maître. Heureusement, ce n’est pas toujours dans des circonstances aussi tristes qu’un chien présidentiel acquiert une gloire presque égale à celle de son « père ».

Presque égale… voire supérieure. Car, en ce mois de décembre, période de Noël et de ses présents, les équipes de l’Élysée constatent une chose absolument ahurissante : de tous les cadeaux qui affluent au palais, les plus nombreux ne sont pas pour le président mais bien pour Nemo ! Peut-être cela suffira-t-il à le détourner des chaussures de son maître…

Didier BALBEC

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