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Céline Dion : Une aventure 
sans lendemain

Publié le 11 janvier 2018

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Pour la première fois depuis la mort de René, Céline Dion fait face à l’abandon.

Spontanée et émotive, la diva québécoise a souvent versé des larmes. De joie quand elle est enfin devenue mère, après des années d’un combat épuisant pour mettre un enfant au monde. De tristesse aussi, lorsqu’elle a eu la douleur de perdre celui qui fut à la fois l’homme de sa vie et le mentor sans lequel Céline ne serait peut-être pas devenue une vedette à la stature internationale : René Angélil, vaincu par la maladie le rongeant depuis des mois.

Elle ne pourra jamais oublier ce maudit 14 janvier 2016, quand la mort lui arracha l’être qui l’avait révélée à la fois en tant que femme et en tant qu’artiste.

Depuis, René l’accompagne partout, Céline sent sa présence bienveillante depuis l’au-delà, et peut-être cette certitude lui a-t-elle donné la force de faire son deuil, ainsi que son cher disparu le lui avait fait promettre avant de fermer les yeux pour toujours.

Chagrin d’amour

Il lui fallait rester forte pour soutenir ses trois fils, René-Charles, qui avait alors à peine 15 ans, et les jumeaux Eddy et Nelson, nés en octobre 2010. Mais, sans jamais songer à tourner cette page si douloureuse de son existence, Céline se devait aussi d’en écrire une nouvelle, encore vierge, en reprenant sa carrière en main.

Bien sûr, elle n’imaginait même pas à l’époque que quelqu’un puisse un jour remplacer dans son cœur et dans ses bras son défunt mari. Animée par une incroyable énergie, la star se consacrait à son métier qui est aussi sa passion. « The show must go on » (le spectacle doit continuer), disent les Américains…

Non contente de respecter ses engagements avec le Caesars Palace de Las Vegas auquel elle est liée par contrat depuis des années, Céline sort dès 2016 un nouvel album, Encore un soir, dont le titre est aussi celui de la chanson que lui a écrite Jean-Jacques Goldman. Elle multiplie les apparitions à la télévision, se lance dans une tournée francophone, puis dans une autre, européenne, durant l’été 2017.


Rajeunie, relookée, la chanteuse semble épanouie. C’est une femme libre, à tous égards. Enfin presque, car à force d’aller de ville en ville avec sa troupe, elle devient de plus en plus proche de Pepe Munoz, son danseur et chorégraphe. Et lors de l’étape parisienne, ces deux-là paraissent vraiment très proches.

Le beau brun espagnol ne manque pas, il est vrai, de pouvoir de séduction et cela suffit pour que la presse en déduise que Céline n’est plus un cœur à prendre. Tous veulent croire à cette belle histoire, souhaitant à l’artiste de connaître à nouveau le bonheur. Hélas, dès le mois de septembre, plusieurs journaux la disent anéantie par sa rupture d’avec son bel hidalgo…

Le sort, cruel, lui aurait-il donné de bonnes raisons de pleurer ? Possible. En revanche, il est certain que Céline nage aujourd’hui en plein chagrin d’amour. Même si cette peine de cœur ne la concerne pas directement, elle la touche peut-être encore davantage que si un être aimé venait de l’abandonner sans un mot. Car celui dont l’idylle vient de connaître une triste fin n’est autre que son fils aîné, René-Charles. Et sa mère ne peut sans doute s’empêcher de trembler pour lui.

Inquiète

Certes, elle devait s’attendre à ce genre de coup dur, car son rejeton bien-aimé n’a plus rien du gamin timide aux cheveux longs, immortalisé par des milliers de clichés. René-Charles est désormais un beau gosse qui fêtera ses 17 ans le 25 janvier prochain. Un garçon solide, jouant au hockey sur glace, taillé pour résister aux rudes « mises en échec » par ses adversaires contre le Plexiglas des patinoires, mais pas, semble-t-il, aux intermittences des cœurs d’adolescentes.

L’une d’elles, dont nous ignorons pour l’heure l’identité, lui aurait fait aussi mal qu’un coup de crosse. Telle est du moins la conclusion que l’on peut tirer à la lecture du message laissé par le jeune homme sur son compte Instagram : « She almost made me think that all she wants is me. » (« Elle m’a presque fait penser que tout ce qu’elle voulait c’était moi »).

Une phrase qui signifie clairement que René-Charles vient de se faire « plaquer » et n’a rien vu venir. Elle sous-entend aussi que, fils de star, il craint peut-être, non sans motif, d’attirer des filles plus séduites par la célébrité de sa mère que par sa personnalité. Une mère que l’on imagine inquiète pour son fils, prête à tout faire pour l’aider à surmonter cette épreuve inévitable et bien de son âge.

Même si cela ne doit pas être évident pour Céline de se mettre à la place de son aîné, elle qui, bien avant ses 17 ans, avait déjà rencontré son grand amour.

Claude LEBLANC

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