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Charles d’Angleterre : C’est un roi fainéant !

Publié le 16 avril 2018

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Une biographie sans pitié dresse du Prince Charles le portrait d’un homme capricieux et dépensier.

Il y a des biographies officielles, écrites avec l’assentiment des personnalités qu’elles évoquent.

Et d’autres « non autorisées », dont le principal intéressé n’a pas cautionné les informations qu’on peut y trouver.

A l’évidence, le dernier ouvrage du journaliste Tom Bower fait partie de la seconde catégorie. Dans son livre Rebel Prince, il brosse un portrait peu flatteur du prince Charles, qu’il décrit comme « capricieux », «dépensier », «gâté », «irascible », comme il l’a confié au HuffPost britannique.

Si l’on se fie à son enquête, qu’il a menée auprès de quelque 120 personnes, le fils d’Elizabeth II ne serait pas l’homme tranquille, gentil et aimant pour lequel il tenterait de se faire passer. Loin de là !


Le prince Charles ressemblerait plus à un roi fainéant, infiniment plus soucieux de son image que du bien-être de ses sujets…

En revanche, son bien-être à lui, Charles y tient vraiment.

Ainsi, selon l’auteur, quand il doit dormir ailleurs que dans sa somptueuse résidence de Clarence House, où il vit avec Camilla, le père de William et Harry ne voyage pas léger.

Même pour une seule nuit, il exigerait que l’ensemble de sa chambre soit déménagé !

« Et on ne parle pas que d’une commode ou deux, mais de tout le mobilier des appartements du couple, y compris le lit orthopédique et le propre linge du prince », tient à préciser Tom Bower.

Et lorsque Charles reste chez lui, il ne semble guère se soucier des frais engendrés par son train de vie.

Le journaliste affirme en effet que ceux qui viennent lui rendre visite se trouvent bien surpris de croiser dans un « couloir de quelques mètres » tout un groupe de valets de pied !

Frasques

Si cette description peut en faire sourire certains, ce ne doit pas être le cas de la reine.

On la sait économe, véritable « antigaspi » de la couronne.

Or, toujours selon Tom Bower, l’héritier du trône ne serait pas très regardant quand il s’agit de boire un petit coup. Il raconte qu’un jour, Charles aurait dépensé plus de 21 000 euros pour se rendre au nord de l’Angleterre, dans le comté de Cumbria, juste pour déguster une bière, uniquement vendue dans un pub local !

Le journaliste affirme aussi qu’un policier aurait pour tâche d’apporter au souverain « une flasque de Martini prémélangé lorsqu’il assiste à une fête ou un événement ».

Mais peut-être Charles agit-il ainsi pour se venger, à sa façon, de ses parents.

En effet, toujours dans cette biographie, on peut lire que le fils aîné d’Elizabeth II et du prince Philip, bien qu’âgé de 69 ans, leur en voudrait encore pour l’enfance malheureuse qu’ils lui auraient imposée.

Notamment lors des deux années que Charles a passées loin des siens, dans le pensionnat de Gordonstoun, en Écosse, où on l’avait envoyé afin qu’il puisse
« s’endurcir ». Le jeune homme n’avait que 13 ans et avait vécu un calvaire, comme l’avait relaté Penny Junor dans son livre The Duchess, The Untold Story, en 2017.

Le fils d’Elizabeth et Philip – qui avait lui-même vécu dans ce pensionnat – avait écrit à son cousin : « Je n’aime pas tellement cet endroit. J’ai peur d’aller me coucher parce que je me fais taper dessus toute la nuit… Je ne supporte plus de me prendre des coups d’oreiller en pleine tête. »

Dans une autre lettre, il avait ajouté : « La plupart du temps, c’est l’enfer absolu ici, et j’aimerais pouvoir rentrer à la maison. »

Mais malgré ses plaintes maintes fois répétées, ses parents n’avaient pas exaucé son vœu.

Tom Bower ajoute qu’à la suite de ce triste épisode, Charles aurait qualifié son père de « tyran émotionnel ».

Cette défiance et l’amertume qu’elle aurait engendrée auraient été encore renforcées par l’attitude de sa mère lors de son mariage avec Camilla. Ni elle ni son époux ne s’étaient montrés pendant la cérémonie à la mairie de Windsor, le 9 avril 2005.

Mais, selon le biographe, les frasques supposées de l’héritier de la couronne ne contrarieraient pas que sa famille.

Elles pourraient aussi avoir de graves répercussions sur son futur métier de roi, un rôle auquel Charles est préparé depuis l’enfance. En effet, l’auteur affirme que, face à la réticence d’un État membre du Commonwealth, le gouvernement aurait décidé de l’écarter pour l’instant de la succession au trône !

Pour l’heure, le palais n’a pas commenté les informations révélées dans Rebel Prince. Mais celles-ci risquent de faire beaucoup de vagues, peut-être même de provoquer un véritable raz-de-marée…

Laurence PARIS

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