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Fanny Agostini : Elle a failli mourir !

Publié le 13 avril 2018

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Ce n’est pas sur l’eau mais dans 
le ciel que Fanny Agostini, l’animatrice de “Thalassa”, 
a cru sa dernière heure arrivée.

Depuis quelques mois, elle a repris la barre de l’insubmersible émission Thalassa, sur France 3, à la place de l’inoxydable Georges Pernoud.

Et l’on pourrait même dire que la jeune femme l’a non seulement reprise, cette barre, mais qu’elle a aussi su la redresser, car les audiences de ce programme ont quitté le creux de la vague depuis son arrivée.

Fanny Agostini, écolo dans l’âme, paraît en effet très à l’aise sur les sept mers, qu’elle écume avec un plaisir manifeste, et l’eau semble être davantage son élément que l’air.


Une conclusion que ne manquera pas de renforcer ce grave accident auquel l’animatrice et journaliste vient d’échapper par miracle.

Violence

Car la jolie brune a beau avoir scruté le ciel et décrypté les caprices du temps pendant des années, en tant que miss Météo de BFM TV, elle n’a pas vu venir le drame qui s’est joué parmi les nuages dans la soirée du dimanche 25 mars dernier.

Ce jour-là, Fanny faisait partie des quarante-huit passagers embarqués à bord d’un vol Paris-Aurillac de la compagnie aérienne Hop ! (Air France).

Avec ses hélices, l’appareil n’a rien d’un Boeing ou d’un Airbus, mais le voyage jusqu’en Auvergne dure à peine plus longtemps qu’un apéritif. On a tout juste le temps de le boire entre le décollage et l’atterrissage…

La présentatrice se sent détendue, avec comme voisin de siège Marc Maury, ancien décathlonien reconverti comme speaker du Stade de France. Tous deux sont invités, le lendemain, à la 20e édition de La Légendaire, à Salers, un événement festif consacré à un vin local.

Mais, pour le coup, ce voyage aurait pu s’intituler « Le Salers de la peur » !

Car alors que le trajet se déroulait sans le moindre incident, l’avion a subi un choc d’une rare violence, et à bord, tous ont bien cru que leur dernière heure avait sonné.

« C’était un mélange d’explosion et de collision, a raconté Fanny Agostini dans les colonnes du quotidien régional La Montagne. C’était très bizarre, on a retenu notre souffle, on s’est tous regardés avec une montée de notre rythme cardiaque. »

Comme paralysés par la peur, les passagers ne bougent pas et ne disent mot, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que certains d’entre eux cèdent à la panique et se mettent à hurler. Mais non, nulle crise d’hystérie ne se produit à bord de l’appareil.

Après un long silence, d’aucuns s’interrogent malgré tout sur la cause de cet impact. « On a demandé à l’hôtesse ce qu’il s’était passé, mais elle ne savait rien », raconte Marc Maury, toujours dans le même journal.

Peur

Dans ces moments où la tension est palpable, rien n’est pire que l’ignorance.

Faute de connaître la vérité, les victimes d’un tel incident se mettent à faire travailler leur imagination et, le plus souvent, envisagent le pire.

Sans doute est-ce pour cela qu’après d’interminables minutes de tergiversations, le commandant de bord s’est enfin décidé à prendre la parole :
« Il nous a rassurés en nous disant qu’on avait percuté quelque chose, se souvient le speaker du Stade de France, et qu’à cette altitude ce pouvait être un oiseau ou un bloc de glace, il ne savait pas vraiment. »

Ces deux hypothèses, aussi crédibles l’une que l’autre, n’avaient pas de quoi apaiser les angoisses des passagers, au fait des aléas du transport aérien.

Car divers volatiles ont déjà provoqué des accidents, soit en percutant le pare-brise d’un appareil, soit en occasionnant la panne d’un ou plusieurs de ses réacteurs (en 2009, un Airbus A320 avait même été contraint pour cette raison à un amerrissage forcé sur l’Hudson River à New York).

Quant à la formation de blocs de glace dans une atmosphère où la température peut descendre à – 50 °C, bien que plus rare et parfois contestée, elle a été reconnue par l’aviation civile britannique qui en dénombre environ trente cas chaque année.

Mais, en l’occurrence, il s’agissait là de fausses pistes. Car ce que personne ne savait avant l’arrivée sur le tarmac à Aurillac, c’est que, quelque part entre la Corrèze et le Cantal, une pièce de l’appareil s’était détachée pour venir percuter de plein fouet la carlingue, juste à côté des hublots.

« Le pilote a d’abord eu du mal à atterrir avec souplesse, a raconté Fanny Agostini à La Montagne. Il était blême. Et nous, quand on a vu le trou béant [dans la carlingue, ndlr], on a réalisé qu’on aurait pu avoir un accident. »

Peut-être qu’après s’être fait une telle peur rétrospective, à défaut de bateau, la journaliste optera pour le train lors de son prochain voyage à destination du Cantal.

Claude LEBLANC

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