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France Gall : Jane Birkin raconte le lien qui la liait à sa fille Kate Barry

Publié le 9 janvier 2018

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Elles avaient en commun deux choses : leur engagement humanitaire et... Kate Barry. En cette période de deuil national, Jane Birkin revient sur ce lien d’amitié exceptionnel qui unissait les deux femmes.

« Je n’arrive pas à l’imaginer morte. C’est vraiment une grande tristesse », confie-t-elle au micro de France Info. Comme beaucoup d’entre nous, la comédienne et chanteuse britannique est tombée des nues lorsqu’elle a appris la mort de France Gall.

Qualifiée par Jane Birkin de « discrète et mystérieuse », l’artiste ne s’était pas épanchée sur son état de santé : « Je m'imaginais pas du tout qu'elle mourrait, je ne savais pas du tout qu'elle était malade. Ce n'est pas quelqu'un que je connaissais plus que ça […] C'est ma fille Kate qui la connaissait et qui l'adorait. »

Car oui, Kate et France, c’était une longue histoire. De collaboration tout d’abord, la photographe ayant réalisé de nombreuses pochettes de disques pour France Gall, et d’amitié ensuite. Lors de la tragique disparition de Kate Barry en 2013, à l’âge de 46 ans, la chanteuse de « Résiste » était la première à sonner à la porte de sa mère pour la soutenir dans une peine qu’elle connaissait déjà par cœur, sa fille Pauline étant morte de la mucoviscidose à seulement 19 ans. Face à ce deuil, Jane Birkin nous raconte que France Gall s’était montrée « très émue mais raisonnable à la fois. Elle était solidaire […] organisant les déjeuners et les dîners ».


Au travers de la relation de sa fille avec celle qui est aujourd’hui partie, l’ex-compagne de Serge Gainsbourg a découvert une artiste discrète et émouvante et a, sans doute, mieux compris l’attachement de son compagnon à cette personnalité qui avait « une autre façon d’être que nous ». Grâce à la fraicheur et la candeur de l’artiste, la célèbre chanteuse de « Je t’aime… moi non plus » salue tant la personnalité de la femme que le talent de l’interprète. Pour elle, France Gall était une chanteuse de « merveille » pour les chansons de Serge, « Poupée de cire, poupée de son » demeurant de loin sa préférée.

Si aujourd’hui notre France Gall nationale a rejoint son paradis blanc, son action humanitaire demeure. Comme Jane Birkin, grand soutien d’Amnesty International, la chanteuse a laissé d’elle bien plus que ses chansons. Connue pour sa pudeur, Jane Birkin confie ne pas s’étonner si on découvre, à mesure que les gens parlent d’elle, de belles actions humanitaires que la chanteuse aurait faites « en douce ».

Julia NEUVILLE

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