France Dimanche > Actualités > Gad Elmaleh : Il s’exile pour oublier Charlotte !

Actualités

Gad Elmaleh : Il s’exile pour oublier Charlotte !

Publié le 9 mars 2017

gad-elmaleh

L’humoriste Gad Elmaleh triomphe au Carnegie Hall de New York et se construit une nouvelle vie où il panse ses  plaies  sentimentales…

Loin des yeux, loin du cœur. Cet adage est loin de convaincre tous ceux qui, par un sale matin, ont dû se séparer de celui ou celle qui leur semblait encore la veille être leur raison de vivre. Car lorsque l’on a quelqu’un dans la peau, on peut bien se terrer dans un igloo, avec pour seule compagnie des ours et des pingouins, rien ne peut vous faire oublier l’objet de votre passion.

Dans ces cas-là, même se perdre dans l’espace, à des années-lumière de votre ex, ne sert à rien. Tortionnaire involontaire, celui-ci occupe, le plus souvent bien malgré lui, chaque centimètre cube de votre cerveau et rythme les battements de votre palpitant.

->Voir aussi - Gad Elmaleh : Ses confessions sur sa séparation

Mais si la distance ne peut procurer aux anciens amants le baume apaisant de l’amnésie, du moins leur permet-elle de prendre un peu de recul par rapport à leur situation, surtout s’ils ont fait de l’humour leur métier et connaissent, mieux que quiconque, les vertus antalgiques de l’autodérision.

Passé maître dans cet art, Gad Elmaleh a choisi cette option après sa rupture avec Charlotte Casiraghi, qui lui a donné un fils, Raphaël, aujourd’hui âgé de 3 ans. Sans doute pour ne pas toujours croiser des lieux qui lui rappellent leur belle histoire, l’acteur a-t-il décidé de faire table rase de son passé, de mettre entre parenthèses sa carrière dans l’Hexagone, laissant un océan et 6.000 kilomètres entre lui et celle qu’il a tant aimée.

->Voir aussi - Gad Elmaleh et Florence Foresti : Ils ont refusé de remplacer les Guignols !

Gad s’est installé à New York, voilà un peu plus de deux ans, en se lançant un défi qui l’obligeait pour ainsi dire à repartir de zéro. Car si, à force de travail, il était devenu une star en France, inutile de vous dire que sa notoriété n’avait pas franchi l’Atlantique. Il pouvait pousser son chariot dans les supermarchés de Manhattan sans craindre qu’une ménagère hystérique n’exige de lui un autographe ou qu’un paparazzi ne le prenne en chasse à travers les rues de la Grosse Pomme.

Mais notre humoriste avait déjà un plan : conquérir un public exigeant avec son one-man-show, Oh My Gad ! Ce qui constituait dans l’absolu une gageure, voire une mission impossible. Parce que si la voix d’un chanteur peut toujours conquérir des spectateurs, même s’ils ne comprennent pas un traître mot des paroles de son dernier tube, essayez un peu de faire exploser de rire un public anglo-saxon avec des vannes écrites dans la langue de Molière, sauf à remplir la salle d’agrégés de français ou encore de compatriotes nostalgiques de leur terre natale…

Conscient de cet écueil de taille, susceptible de faire échouer son beau projet, Gad a tiré la conclusion qui s’imposait : il allait débiter ses blagues en anglais, en se donnant le temps de se roder face à une audience 100 % américaine. Pour faire ses premières armes, en 2015, il n’a évidemment pas choisi la plus prestigieuse des arènes. Le théâtre Joe’s Pub, lieu de ses débuts, n’est certes pas aussi prestigieux que les plus belles scènes de Broadway, mais, surtout après quelques bières derrière la cravate (ou le polo), le public y est cependant tout à fait capable de vous mettre à mort !

Pourtant, force est de constater que le risque a payé et que la mayonnaise a pris entre le Frenchie et les amateurs locaux de stand-up comedy. « J’ai l’impression que l’humour voyage bien, confiait Gad, en avril 2016, sur l’antenne d’Europe 1. On peut parler dans toutes les langues du fait d’être ailleurs, des relations amoureuses, de la sexualité, de l’alcool, de ce que l’on pense de la liberté dans certains pays, des clichés sur les Français, les Américains, les Marocains… Tout cela est universel. »

Si universel que son spectacle a connu un succès qui lui a permis d’accéder, le 11 février dernier, à l’Olympe du show-biz new-yorkais : le Carnegie Hall, lieu mythique de 2 800 places dans lequel se sont produits les plus grands artistes, dont quelques très rares vedettes francophones, comme Édith Piaf et Jacques Brel.

Avec son fils, Noé.
Avec son fils, Noé.

Maux d’amour

Bref, si Gene Kelly a été un Américain à Paris, Gad est devenu un Français à New York, presque aussi célèbre que son illustre aîné. Bien dans sa peau, il a pu y retrouver son fils Noé, 16 ans, un beau gosse né de son union avec la comédienne Anne Brochet. Celui-ci entame une prometteuse carrière de mannequin et a défilé pour la prestigieuse marque Zadig & Voltaire lors de la Fashion Week de la métropole américaine.

Fier de son rejeton, Gad a immédiatement posté une photo de celui-ci sur son compte Instagram : « Toute premiere fois toute toute premiere fois. » Mais ce ne sera sûrement pas la dernière. Le père ravi aura sans doute l’occasion d’admirer son fils sur les podiums parisiens, où il croisera peut-être Charlotte (le couple s’était déjà retrouvé en décembre dernier pour l’anniversaire de Raphaël).

Éprouvera-t-il alors un petit pincement au cœur en la voyant ? C’est certes possible mais Gad Elmaleh l’Américain, comme guéri de ses maux d’amour, arborera plus vraisemblablement ce sourire qui éclaire notre visage lorsque nous retrouvons un être aimé dont la vue ne nous blesse plus mais nous inspire juste une affection et une tendresse éternelles.

Claude Leblanc

À découvrir