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Johnny Hallyday : Son bouleversant testament !

Publié le 13 avril 2012

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Emplacement, pierre tombale, le rocker Johnny Hallyday a déjà réfléchi à sa mort. Une prise de conscience qui résonne étrangement depuis son coma de 2009.

Même les fans purs et durs de Johnny Hallyday, ceux qui pensent tout savoir sur leur idole, trouveront dans cet ouvrage de quoi s'étonner. De quel livre s'agit-il ? D'un Johnny Hallyday pour les nuls, publié comme tous les volumes de cette collection aux éditions First.

Quant à l'auteur, ce n'est pas n'importe qui : Bernard Violet est le biographe à la fois respecté et redouté des stars, en raison de sa plume acerbe et de son goût pour les vérités qui dérangent.

À l'époque où Bernard Violet préparait son futur best-seller, Johnny, le rebelle amoureux, le rocker lui a accordé trois longs entretiens, lesquels étaient ensuite restés dans les tiroirs de l'interviewer. Ils en ressortent aujourd'hui pour prendre place dans ce nouvel ouvrage, et ils sont passionnants. Notamment parce que, au fil des petites phrases distillées par le chanteur, on ne tarde pas à comprendre qu'il nous livre, en filigrane, un véritable testament.

Très vite les deux hommes en arrivent à parler de la mort. Et Johnny révèle alors qu'il a déjà pensé à ce qu'il aimerait à l'épitaphe qu'il voudrait qu'on grave sur sa tombe : « Rappelez-vous de moi comme d'un homme sincère ».

Et ce n'est pas tout ! Quand il évoque cette tombe, qui l'attend quelque part, il semble avoir des idées bien arrêtées sur le « quelque part » en question : « Si je me faisais enterrer - il faudra d'ailleurs que j'y pense - ce ne serait pas à Paris. Ça serait plutôt dans le Midi, au soleil. Du côté de Ramatuelle. »

On pourrait croire, à lire cette phrase, que la star envisage sereinement sa disparition. Ce serait une erreur ! Car, aussitôt, presque dans la même inspiration, Johnny Hallyday lâche cette lourde confidence : « Je n'ai rien prévu du tout. Je n'ai aucune concession nulle part, parce que je n'y pense pas. Je n'y pense pas parce que ça me fout la trouille. »

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La trouille ? Lui, Johnny, l'homme de tous les excès, des motos et des voitures bolides, des randonnées sauvages dans les déserts américains ? Lui qui a toujours affirmé qu'il se moquait complètement de mourir ? Mais qu'a-t-il pu se passer ? Eh bien, tout le monde se souvient des terribles événements de 2009 et 2010.

Le 26 novembre 2009, Johnny est opéré pour la seconde fois d'une hernie discale, à Paris. Le 1er décembre, alors qu'il se repose à Los Angeles, il doit être transporté d'urgence au Cedars Sinai Hospital pour y être opéré du dos, à la suite d'une infection postopératoire.

Son état est si grave que, par deux fois, les médecins devront le plonger dans un coma artificiel. Et sa vie, à ce moment-là, ne tient plus qu'à un très mince fil... Il s'en sortira, bien sûr. Au prix d'une lente et douloureuse rééducation, il redeviendra lui-même.

Mais plus rien, désormais, ne sera comme avant, comme l'artiste le confiait au journal Libération, le 5 mars 2011 : « Depuis que je suis passé à travers, c'est vrai que je me réveille la nuit avec des angoisses terribles. Des angoisses de mort. » Qui, après un tel « trou noir », n'aurait pas les mêmes ? Et qui ne se mettrait, du coup, à y songer plus sérieusement, à cette date fatale?

D'autant que, dans le cas de Johnny Hallyday, il n'est pas interdit de penser qu'il s'abusait lui-même lorsque, plus jeune, il déclarait se moquer de sa mort. Ce qu'il prenait pour de l'indifférence pourrait bien avoir été une sorte de fascination presque malsaine.

Révélation

De fait, il l'avoue pratiquement lorsque, soudain, il fait à Bernard Violet une stupéfiante révélation. Les deux hommes en sont venus à parler de la période mouvementée que fut le début des années 70, lorsque Johnny vivait une idylle très rock'n'roll avec sa choriste de l'époque, Nanette Workman.

Tout à trac, Violet demande s'il est vrai qu'un soir, sa compagne et lui ont joué à la roulette russe [on place une balle dans le barillet d'un revolver, on fait tourner le barillet de façon à ne plus savoir où se trouve le projectile, puis on applique le canon sur sa tempe et on presse la détente. Si la balle se trouve en face du percuteur, votre tête explose, ndlr].

À cette question terrible, Johnny répond : « Oui, c'est vrai. Cela s'est passé après trop de beuveries, trop de fumeries, trop de tout. Des défis cons quand on est con et trop jeune. »

Un homme qui, même sous l'emprise de diverses substances, a l'idée de jouer à ce « jeu » terrifiant, ne peut se dire indifférent à la mort : au contraire il la cherche, la provoque, la défie. Il veut à tout prix triompher d'elle, lui montrer qu'elle ne l'effraie pas... Aujourd'hui, c'est d'une manière bien différente que Johnny pense à sa fin.

Parce qu'il n'est plus le même homme et qu'il sait, désormais, ce qui est essentiel et ce qui n'est qu'apparence. D'ailleurs, juste après avoir évoqué sa possible épitaphe sur sa sépulture, il fait à Bernard Violet cette correction : « Vous savez, comme je n'ai pas l'impression d'être quelque chose, je crois que je n'écrirais rien du tout... Je crois même que, sur ma pierre tombale, je n'écrirais pas "Johnny Hallyday", mais "Jean-Philippe Smet". »

Smet plutôt que Hallyday ; l'homme réel, « nu », et non pas la star bardée de cuir ou scintillant de paillettes ; et enfin, le véritable patronyme préféré à la marque. Car c'est encore une révélation étonnante que fait Johnny à son interlocuteur : le nom de « Hallyday » est une marque déposée ! À l'époque des débuts de Johnny, son cousin par alliance, le danseur Lee Halliday avait déjà déposé son nom. Une démarche que le rocker a décidé d'imiter.

Et c'est pour cette raison que, lorsqu'Estelle a divorcé de David, Johnny lui a demandé de reprendre son nom de jeune fille : « J'ai accepté que mon fils s'appelle Hallyday, parce qu'il était mon fils. En revanche, je ne vois pas pourquoi sa femme divorcée continuerait de s'appeler Hallyday. »

Et Johnny lui-même, un jour, devrait donc se dépouiller à son tour de sa « marque » pour retrouver son nom. Un jour fatidique qu'il souhaite désormais le plus lointain possible, lui qui a défié la mort tant de fois.

À cela, il y a deux raisons qui ont pour noms Joy et Jade. Ces deux petites filles que Læticia et lui ont adoptées, il ne cache pas souhaiter être encore là lorsqu'elles atteindront l'âge magique de 20 ans. Ce jour-là, il ne sera sans doute plus Johnny Hallyday. Mais il sera pleinement, intensément, paternellement et surtout amoureusement Jean-Philippe Smet.

Avec ce dernier ouvrage sur Johnny Hallyday, Bernard Violet (ci-contre) n'en est pas à son coup d'essai. L'écrivain est un spécialiste des biographies non autorisées. Il a posé son regard aiguisé sur les vies de grandes stars françaises. Voici quelques secrets qu'il a dévoilés, parfois au grand dam des intéressés...

Catherine Deneuve

Dans Deneuve l'affranchie, le biographe révèle que Maurice Dorléac, le père de l'actrice, a travaillé pour la Propaganda Abteilung in Frankreich. Un service chargé de la propagande nazie et de la censure sous l'Occupation...

PPDA

Dans ses Confessions, le journaliste ne tarissait pas d'éloges sur son grand-père Jean d'Arvor, « prince de la rhétorique à l'ancienne». Violet a écorné le mythe en débusquant, chez un éditeur parisien, des nouvelles érotiques écrites par cet aïeul.

Mylène Farmer

Bernard Violet révèle un épisode apparemment anodin de l'enfance de Mylène qui serait, en réalité, le déclencheur de ses psychoses. À 5 ans, elle aurait été aspergée par un putois. Pour chasser l'odeur pestilentielle, la fillette aurait été plongée dans un bain de tomates qui lui aurait laissé un traumatisme tenace et un goût prononcé pour le sang...

Alain Delon

Dans Les mystères Delon, que le comédien a voulu faire interdire, Bernard Violet dévoilait l'existence du fils caché de la star : Ari Boulogne. De sa naissance, à sa non-reconnaissance par son père, cette révélation, il y a douze ans, avait fait grand bruit...

Jean-Jacques Goldman

Multimillionnaire, la star a longtemps roulé avec une vieille Clio, nous explique l'auteur. Mais il n'hésite pas à prendre un jet privé pour se rendre où ses nombreuses activités l'appellent. La double face de Jean-Jacques, entre gris clair et gris foncé sans doute...
Pierre-Marie Elstir

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