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Johnny : Son face-à-face avec la mort !

Publié le 3 décembre 2014

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Le chanteur
Johnny Hallyday
qui vient de sortir
un album intitulé
“Rester vivant”
est déjà mort une fois !
Il évoque cette expérience
qui a bouleversé
son existence…

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », disait le philosophe chinois Confucius. Pour la plupart d’entre nous, cette prise de conscience ne survient qu’au moment de mourir, autrement dit trop tard pour en tirer un quelconque enseignement.

Mais tous ceux qui, bien malgré eux, ont vu la Grande Faucheuse de trop près vous le diront : leur existence n’est plus jamais la même ensuite. Est-ce cela qui a inspiré à Johnny Hallyday le titre de son dernier album, Rester vivant, dans les bacs depuis le 17 novembre ? Une chose est sûre, le rocker fait partie de ces « rescapés ». On peut même dire qu’en la matière, il est multirécidiviste comme il vient de le confier à l’hebdomadaire Le Point : « J’aurais dû être mort plusieurs fois. Et en voiture, et en moto… ma santé… C’est vrai qu’à un moment de ma vie, je ne me ménageais pas beaucoup. »

Le chanteur aurait-il la tête dure ? Certes, il s’est souvent mis en danger, mais ce n’est que le jour où il a… été mort, qu’il a réellement compris l’importance de rester vivant ! Souvenez-vous, le 26 novembre 2009, la star était opérée à Paris pour une hernie discale. Quelques jours plus tard, des complications étant survenues, l’artiste se faisait hospitaliser en urgence au centre Cedars-Sinaï de Los Angeles.

Son état est alors si grave que, pour lui éviter de souffrir, les médecins le plongent alors dans un coma artificiel dont il ressort… trois longues semaines plus tard. Une expérience hallucinante, qui a profondément marqué Johnny Hallyday, comme il l’évoque aujourd’hui, toujours dans Le Point : « C’est un trou noir pour moi, ça s’est arrêté d’un coup… Finalement, je pense que le jour où on meurt, ça doit être comme ça. »

Il n’a gardé aucun souvenir de cette période d’« inexistence », mais se rappelle de la première sensation qu’il a éprouvée au réveil. Et ce n’était pas, comme on aurait pu l’imaginer, une sensation agréable. Au contraire ! Comme il le raconte à notre confrère, il s’est alors senti étranger au monde qu’il l’entoure. « Je suis revenu, c’était très bizarre, parce que je ne savais pas quelle heure il était. On confond la nuit et le jour. Je regarde la montre, il est 12 h. Je me demande s’il est midi ou minuit. Je suis incapable de savoir… »

Concert à Lille, 20 octobre 2012 © loic4467
Concert à Lille, 20 octobre 2012 © loic4467

Paumé, Johnny Hallyday met un certain temps à revenir sur terre, où rien n’a changé… sauf lui ! « On commence à regarder par la fenêtre, on se dit : “Quand même, c’est formidable de voir le jour se lever. C’est formidable de voir le jour s’en aller, de voir la lune, de voir le soleil, de voir les gens passer dans la rue.” On voit la vie différemment. » Et ce n’est pas là le seul mérite de cette « petite mort », puisque celle-ci lui a permis de réaliser à quel point il était heureux !

Ce qu’il avait quelque peu oublié, comme il l’avoue : « On s’habitue à tout, même au bonheur. On n’apprécie plus vraiment, parce que ça devient le quotidien […]. L’habitude tue l’amour. Et puis, tout à coup, on découvre la femme qu’on aime, on découvre les gens, on découvre les enfants […]. Et on se dit : “Quand même, ça vaut le coup de vivre, putain !” »

Heureux et plus vivant que jamais, comme il l’a tout récemment montré sur la scène parisienne de Bercy où il s’est produit avec deux autres Vieilles canailles, ses complices Eddy Mitchell et Jacques Dutronc. L’artiste n’a aujourd’hui qu’un seul regret : que son père n’ait pas aimé assez l’existence. Ce dernier est en effet parti dans l’indifférence générale.

Seul son fils Johnny Hallyday a assisté à son enterrement. Mais, comme le constate le chanteur : « J’ai fait plus d’efforts que lui. Moi aussi, j’ai connu l’alcool, la drogue… Mais j’ai su m’arrêter pour pouvoir sauvegarder tout ça. Peut-être que lui ne l’a pas fait. Mais chacun sa vie. »

Ou plutôt chacun sa mort : Johnny peut en témoigner, la sienne a été une véritable renaissance !

Lili Chablis

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