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Kate Barry : La vérité sur sa mort !

Publié le 11 septembre 2015

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Il y a deux ans, la fille aînée de Jane Birkin, Kate Barry, faisait une chute mortelle du quatrième étage de son appartement. On parlait alors d’accident. Sa sœur, Lou Doillon, éclaire ce drame d’un nouveau jour…

« Avant, j’étais sûre que rien n’arriverait aux miens si j’étais auprès d’eux. J’avais la conviction démesurée que tout irait bien. Maintenant… ». Maintenant, comme le confiait Jane Birkin à notre confrère Gala, elle n’a « en tant que mère, plus confiance dans la vie ».

Le 11 décembre 2013, sortant du concert qu’elle donnait à Besançon, la chanteuse apprenait la mort brutale de sa fille aînée, Kate Barry, fruit de ses amours avec le compositeur anglais John Barry. Quelques heures plus tôt, cette dernière, voulant fixer les rideaux aux fenêtres de l’appartement dans lequel elle venait d’emménager, avait chuté du quatrième étage…

-> Voir aussi : Charlotte Gainsbourg : Hantée par la mort de ses proches

C’est, en tout cas, la version qui avait été donnée alors, malgré des éléments étayant la thèse du suicide aux dépens de celle de l’accident.

Lou Doillon

Au nouveau domicile de la photographe de 46 ans, les policiers avaient en effet retrouvé plusieurs boîtes d’anxiolytiques et d’antidépresseurs. Et puis, Kate venait de quitter son nid parisien du Xe arrondissement, qu’elle partageait avec son compagnon, Oury, producteur de cinéma, pour s’installer, seule, dans cet appartement du XVIe, quartier qu’elle n’aimait pas, ainsi qu’elle l’avait confié à un proche. Le couple, s’il n’était pas séparé, avait en effet décidé de prendre de la distance…

Mais cette artiste discrète avait aussi des raisons de tenir à la vie. À commencer par son fils unique Roman, 26 ans, qui avait été sa planche de salut. Pour lui, Kate Barry était sortie de l’enfer de l’alcool et de la drogue, dans lequel elle avait sombré à l’adolescence. Un séjour dans un institut spécialisé à Londres avait transformé la jeune fille timide et angoissée, qui avait découvert l’existence de son père à 11 ans, en une mère responsable et engagée.

S’inspirant de la méthode qui lui avait permis de s’en sortir, elle était revenue en France, pour fonder, en 1993, l’association Apte (Aide et prévention des toxico-dépendances par l’entraide).

--> Lire aussi : Jane Birkin : Sa tentative de suicide !

Autre motif d’estime de soi, la photo, art dans lequel Kate excellait, travaillant pour Dior, le Comptoir des Cotonniers, La Redoute, mais aussi pour son propre compte… En septembre 2013, à peine trois mois avant le drame, une galerie parisienne avait réuni ses œuvres sous le titre Point of view – ­portraits / natures mortes. Le succès avait été au rendez-vous, puisque Kate devait, début 2014, exposer en Belgique et en Italie…

Hélas, ni l’amour pour son fils et ses proches, ni la satisfaction de l’artiste devant l’ouvrage accompli, n’auront pu la sauver du désespoir profond qui la rongeait et qu’elle tenait soigneusement caché. Car, selon les confidences sa jeune sœur, Lou Doillon, au magazine Elle, Kate s’est volontairement défenestrée !

« On a traversé une tempête dont on ne se remettra sans doute jamais. Beaucoup de gens m’arrêtaient dans la rue pour me dire : “Moi aussi j’ai vécu la même chose dans ma famille, j’ai connu un suicide. C’est terrible, cela provoque le chaos partout et pour tout le monde.” »

Charlotte Gainsbourg et Jane Birkin
Charlotte Gainsbourg et Jane Birkin

Bien sûr, comme elle le reconnaît, toujours dans Elle, la jeune femme a toujours su que sa sœur était une personnalité à part, fragile, dotée d’une extrême sensibilité, qui la faisait réagir, plus que d’autres, aux aléas de l’existence : « Je viens par ma mère d’une grande lignée d’aristocrates anglais un peu fous, à la fois névrosés et totalement flamboyants. Kate en était une parfaite incarnation. »

Comme le confie aussi Lou, qui s’apprête à sortir son deuxième album, Lay Low (le 9 octobre), la tribu qu’elle forme avec Jane, Charlotte, et dont Kate Barry était l’un des piliers, est, près de deux ans après le drame, toujours sous le choc, atteinte dans sa chair même :

« Charlotte est partie vivre de l’autre côté du monde. Ma mère fait face comme elle peut. Et moi j’essaie de protéger mon fils Marlowe […] Dans ma famille on a chanté beaucoup de chansons magnifiques qui exaltaient la mélancolie et l’autodestruction. Quand on est confronté à la mort de sa sœur, tout cela n’a plus rien de séduisant… »

Lili Chablis

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