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Koh-Lanta : Freddy “Mes parents sourds suivent l’émission en lisant les sous-titres !”

Publié le 18 novembre 2016

freddy

Ce conducteur de bus se félicite d’être resté lui-même sur l’île pour Koh-Lanta. Freddy devrait-il en pâtir par la suite…

Passionné de sport, et de boxe en particulier, c’est tout naturellement que ce père de famille de 29 ans a décidé de se lancer dans l’aventure Koh-Lanta. Si le « pilote » de bus (comme il aime qualifier son métier, non sans humour) a vu son nom inscrit sur un bulletin de vote lors du dernier conseil, il garde néanmoins espoir pour la suite.

Freddy a beau être aussi discret que calme, il n’en est pas moins un candidat redoutable qui peut prétendre aller jusqu’au bout ! Une chose est sûre : quelle que soit l’issue du jeu, son séjour au Cambodge aura radicalement métamorphosé ce guerrier au cœur tendre.

->Voir aussi - Koh-Lanta : Julie "Je n'ai pas fait Koh-Lanta pour devenir célèbre !"

France Dimanche (F.D.) : Vous êtes assez discret depuis le début de l’aventure. Est-ce une forme de stratégie ?

Freddy (F.) : Je suis à l’écran comme je suis dans la vie de tous les jours. Si j’avais tenté d’établir des stratégies, on me verrait sans doute un peu plus à l’image. Mais je ne regrette rien, je suis comme je suis. Et j’en suis très fier. Mes proches le sont tout autant. J’aurai au moins réussi ça. Voir mes parents fous de joie en me regardant, c’était quelque chose de très important pour moi. Étant sourds, ils suivent l’émission en lisant les sous-titres. Ils n’ont jamais entendu ma voix mais auront eu la chance de me lire pour une fois en « direct ». Heureusement, ils n’ont que de bons retours à mon sujet. Même si la vie n’aura pas été simple à la maison, ils peuvent constater, grâce à cette émission, qu’ils ont réussi mon éducation, ainsi que celle de mes deux grands frères. Ils se sont longtemps souciés de savoir si leur handicap serait un frein pour fonder une famille équilibrée.

F.D.: Pensez-vous avoir changé à votre retour en France?

F.: Je ne savais pas que j’allais me découvrir sentimental à ce point. Je suis généralement quelqu’un d’assez réservé, plutôt discret, voire parfois un peu trop dur avec mes proches. Ça doit sans doute venir du handicap de mes parents. Mais depuis que je suis rentré chez moi, auprès des miens, il paraît que j’ai beaucoup changé, en bien. Ma femme m’a dit que j’étais plus sensible qu’avant. Sur l’île, je me suis carrément surpris en train de pleurer d’émotion en évoquant ma famille. Particulièrement ma femme et ma fille Aya [âgée de 2 ans, ndlr]. Ils m’ont tous énormément manqué. D’autant que j’ai l’impression d’avoir fait cette aventure un peu tout seul dans mon coin. Les candidats avec qui je m’entendais bien, comme Béryl ou Alexandra, ont hélas été éliminés assez vite. Quand j’ai appris que Jérémy avait voté contre moi lors du dernier conseil, ça m’a touché. D’autant plus qu’il faisait partie des ex-Jaunes comme moi.

F.D. : Justement, comment vivez-vous ces discordances au sein des ex-Jaunes?

F.: Avant la réunification, l’ambiance chez les Jaunes était magnifique. Même si certains n’appréciaient pas trop l’attitude de Jérémy et Jesta, on s’entendait à merveille. Dès le départ de Jean-Luc, les choses ont commencé à mal tourner. Si bien que je me suis retiré un peu dans ma bulle. Je ne voulais pas entrer dans des discussions interminables. Je ne suis pas du tout stratège. C’est sans doute risqué pour la suite du jeu, mais je suis comme ça. Je ne suis pas du genre à faire de la lèche pour qu’on me garde. Si on décide de voter contre moi, c’est que je ne mérite pas de rester. Tout simplement. Je préfère partir dignement en gardant mes valeurs…

Philippe Callewaert

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