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Julie (Koh Lanta) : “Dans la rue, on m’arrête pour me faire des bisous !”

Publié le 29 mars 2018

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INTERVIEW KOH LANTA. Éliminée dès le premier conseil, elle n’a pourtant pas encore dit son dernier mot. Julie entend saisir sa chance pour réintégrer le jeu !

Figure incontournable de l’édition 2016, baptisée L’île au trésor, Julie n’aura pas mis longtemps pour marquer les esprits dans ce Koh-Lanta All Stars consacré aux anciennes gloires du jeu.

Et si son mental de guerrière est resté intact, son quotidien a changé depuis sa dernière apparition à l’écran. Après avoir été assistante dentaire auprès de son mari Benjamin durant une vingtaine d’années, la jolie brune veut redonner un sens à sa vie.

France Dimanche : En 2016, vous étiez assistante dentaire. Que devenez-vous ?

Julie : Je viens tout juste d’arrêter. Et au risque de vous surprendre, je ne sais pas encore ce que je vais devenir. J’ai voulu me lancer dans l’immobilier avant d’y renoncer aussitôt. Ce n’est pas fait pour moi. Je recherche une nouvelle voie professionnelle dans laquelle je pourrai pleinement m’épanouir. C’est pour cette raison que je vais m’accorder dès avril un mois de vacances en solo sur l’île de La Réunion. J’ose espérer pouvoir m’y ressourcer et trouver des réponses à mes questions. Jusqu’à présent, j’ai toujours consacré mon temps aux autres : personnes âgées, enfants, handicapés mentaux. Je suis désormais ouverte à toute proposition. Et pourquoi pas dans le milieu artistique ? En 2004, j’avais tenté ma chance dans l’émission Nouvelle star, mais je suis aussi prête à faire de la danse et du cinéma. L’essentiel, c’est qu’il y ait un aspect relationnel important dans mon métier, car j’aime faire plaisir aux gens.

FD : Et qu’en est-il de Benjamin, votre mari ?

Julie : Il s’occupe toujours de son cabinet dentaire. Si je pars seule aussi longtemps à l’autre bout du monde, c’est parce que j’ai la chance qu’il me laisse réaliser mes rêves. J’estime qu’on n’a qu’une vie, et qu’il ne faut pas la gâcher. Je suis en bonne santé. Je n’ai donc aucune excuse. Surtout quand je vois toute cette tristesse qui nous entoure.

FD : Qu’est-ce qui vous rend triste ?

Julie : La souffrance des enfants, la misère dans le monde, les gens victimes de maladies graves. Ça me touche profondément. À côté d’eux, je n’ai pas à me plaindre. Voilà pourquoi j’essaie toujours de garder le sourire ! Tant que j’ai la santé, je veux croquer la vie à pleines dents !

FD : Il y a deux ans, vous nous aviez confié votre souhait de fonder une famille. Qu’en est-il de ce projet aujourd’hui ?

Julie : Ce n’est plus d’actualité. Comme je l’ai dit, pour l’instant, j’ai envie de trouver ma voie et de m’épanouir en tant que femme, ce qui, à mon sens, n’est pas compatible avec l’idée de faire un bébé.

FD : Vous allez fêter vos 40 ans le 2 juillet prochain. Est-ce un cap que vous appréhendez ?

Julie : Je n’ai pas vraiment peur de vieillir. Et pour cause, comme Peter Pan, je garde en moi la jeunesse d’esprit. Si je veux devenir une femme moderne et épanouie, je me dis que c’est maintenant ou jamais.

FD : En 2016, vous avez réalisé votre rêve de participer à Koh-Lanta. Et cette année, vous y prenez part une deuxième fois.

Julie : C’était inespéré ! Et pourtant, j’ai quand même mis un peu de temps avant de me décider à me lancer de nouveau dans cette aventure. Cette fois, j’affronte des candidats plus forts sur les plans physique et stratégique que dans une édition classique. Mais après mûre réflexion, je me suis dit que je n’avais pas été si ridicule dans L’île au trésor et que j’avais ma place parmi les meilleurs. Mes atouts ? L’adresse, l’agilité, l’équilibre et le mental. N’oublions pas que j’avais quand même remporté quelques épreuves, à l’époque.

FD : Avez-vous suivi une préparation physique ?

Julie : Je sais très bien que mes faiblesses sont la course et la force. Ce n’est pas en trois semaines d’entraînement que je vais pouvoir faire le poids face aux plus musclés. Je me suis cependant mise à la randonnée, un sport assez complet qui lie effort physique et découverte de la nature. Mais je sais que je reste quand même physiquement la plus faible de tous les candidats de cette édition.

FD : En dehors de vous, qui mériterait de gagner ?

Julie : J’ai une préférence pour Jérémy et Candice, car ils étaient avec moi dans mon Koh-Lanta précédent. Mais tout le monde mérite d’aller jusqu’au bout. Si j’ai voté contre Clémentine lors du premier conseil inattendu, c’est juste parce que je considère que c’est une candidate redoutable. Elle est allée jusqu’aux poteaux [au Cambodge en 2017, ndlr].

FD : Comme Clémentine, vous avez été la cible de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux. L’avez-vous mal vécu ?

Julie : Je suscite deux types de réactions. Soit les gens m’adorent, soit ils me détestent. Il y a eu des mots choquants et violents ! Et vu que je suis quelqu’un de très sensible, ça m’a vraiment blessée. J’ai donc décidé de ne plus regarder les réseaux sociaux, sauf mon compte Facebook, où j’ai uniquement des commentaires sympathiques, des messages d’amour. Sinon, dans la rue, les gens ne m’arrêtent que pour me faire des bisous et des câlins.

FD : N’êtes-vous pas vexée que tout le monde ait voté contre vous lors du premier conseil ?

Julie : Je n’ai pas été surprise. C’était à la suite d’une épreuve qui n’était pas du tout faite pour moi. Ils n’ont pu, hélas, que me juger là-dessus. J’ai aussitôt relativisé en me disant que, grâce à cette sanction, j’ai été la toute première à découvrir l’île de l’Exil dans l’histoire de Koh-Lanta ! Quelle fierté ! Même si ça faisait quand même un peu peur de me retrouver toute seule la nuit, j’ai adoré être dans la peau de Tom Hanks dans le film Seul au monde. C’est donc finalement un mal pour un bien. Ça m’a permis également d’avoir Denis Brogniart rien que pour moi ! Quand il est venu m’annoncer que mon aventure n’était pas encore terminée, je ne voulais pas qu’il me voie en maillot de bain. J’ai donc vite enfilé mon short. Je sais, ça peut paraître ridicule, puisqu’il en a vu d’autres, des filles en maillot, depuis qu’il présente l’émission. Mais que voulez-vous, je suis fan de Denis, alors il fallait que je sois présentable !

FD : Avez-vous d’autres rêves à réaliser ?

Julie : J’adorerais participer à différentes émissions de télévision. Pourquoi pas Danse avec les stars ou Fort Boyard ? Ou encore The Voice, même si j’estime ne pas avoir une assez belle voix pour aller très loin…

Philippe CALLEWAERT