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Laeticia : Prise au piège d’une odieuse machination !

Publié le 14 avril 2018

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Lors du deuxième acte du procès autour de la succession, la veuve a réalisé toute l’ampleur de la manipulation…

Il y a eu Dallas et son « univers impitoyable »…

Désormais, peut-être encore plus impitoyable que le célèbre feuilleton américain, parce que bien réel celui-là, voici le navrant spectacle offert par la succession de Johnny Hallyday.

Comme s’il n’était pas déjà douloureux pour tous ceux qui l’aimaient d’avoir dû dire adieu à ce grand artiste ! Sans parler du chagrin d’avoir perdu un homme remarquable, il nous faut assister à la bataille qui fait rage entre les différents membres de sa famille qui, par avocats interposés, ne lésinent pas sur les moyens pour tenter de remporter la victoire.

Mais quelle victoire, finalement ?

Non pas celle du cœur, qui devrait primer sur tout le reste, mais celle de l’argent, un concept pourtant absent des préoccupations du défunt…

Comme vous le savez, depuis le début de l’année, un incessant ballet d’échanges médiatiques et de révélations diverses oppose la veuve du rocker, Læticia, aux deux aînés de Johnny.


Ce combat sans merci s’est poursuivi devant la justice, avec, le 15 mars, un round d’observation au tribunal de grande instance de Nanterre, en banlieue parisienne.

Cette audience, où devait être examinée la demande de David et Laura d’obtenir le gel des avoirs de Johnny, et éventuellement leur donner un droit de regard sur l’album de leur père, avait tourné court, et avait été reportée au 30 mars.

Les juges avaient alors exigé de l’avocat de Læticia qu’il fournisse à ses contradicteurs un certain nombre de documents : une copie traduite en français du dernier testament du rocker – rédigé en juillet 2014 en Californie –, ainsi que le « périmètre » du trust contenant ses avoirs – dont la veuve est aujourd’hui l’unique bénéficiaire – et le nom du ou des gestionnaires de cette structure juridique.

Il semble que, sur ces deux derniers points, la partie adverse n’ait pas obtenu satisfaction.

Ce 30 mars a donc vu le retour des protagonistes devant les magistrats de Nanterre, pour le deuxième acte d’un procès qui en comptera sans doute bien d’autres…

Que s’est-il passé lors de cette confrontation ?

Si nul n’a été autorisé à y assister, les représentants légaux des deux parties ne se sont pas privés de relayer à la presse certaines des minutes de cet échange, ainsi que leurs impressions personnelles sur ce brûlant dossier.

Des déclarations qui pourraient changer du tout au tout certaines des critiques formulées à l’encontre de Læticia, et remettre en perspective les plaintes des deux descendants majeurs de Johnny…

Il faut dire que l’ouverture du testament du chanteur, décédé le 5 décembre 2017, a véritablement stupéfait l’opinion publique, surtout lorsqu’on a appris que les deux aînés avaient été les grands « oubliés » de sa succession. Une révélation qui n’avait pas manqué de jeter l’opprobre sur leur belle-mère, accusée d’avoir tout fait au fil du temps pour les séparer de leur père, et de vouloir mettre, avec la famille Boudou, la main sur son héritage.

Pour maître Ardalan Amir-Aslani, l’avocat de la veuve de Johnny, tout cela est totalement faux : « La réalité, c’est qu’on essaie de véhiculer l’idée que Læticia coupait les ponts avec tout le monde, a déclaré l’homme de loi dans la matinale de Jean-Pierre Elkabbach sur CNews. Ce n’est pas vrai ! Pour moi, ça ne fait aucun doute que toute cette affaire a été manigancée, réfléchie, organisée par la partie adverse. Comment expliquez-vous le peu de relations de la part des enfants avec Læticia ? »

Pour celui qui gère depuis des années les affaires du couple, David et Laura savaient depuis longtemps qu’ils seraient écartés de l’héritage de leur père :
« On raisonne tous comme si l’artiste avait gardé le silence sur la question.
Je n’en suis pas certain. Là, il est parti et on ne sait pas ce qu’il a pu dire.
 »

Et Me Amir-Aslani d’expliquer que la star préférait le rencontrer en l’absence de son épouse, afin de lui éviter de se confronter à l’idée de sa mort, et aussi pour la garder éloignée des problèmes qui ne manqueraient pas de rendre encore plus douloureux « l’après » : « Prétendre que Læticia lui a forcé la main est une aberration quand on connaît la détermination de Johnny, a insisté l’avocat. Lorsqu’il l’a informée qu’il allait prendre des dispositions testamentaires afin qu’elle soit bénéficiaire de son patrimoine dans l’intérêt de Jade et Joy, mineures, elle a décidé d’en faire autant de son côté. Une manière peut-être aussi de conjurer le sort qui voulait qu’il parte avant elle… »

Après la deuxième audience du 30 mars, l’avocat n’a pas non plus mâché ses mots à l’encontre de la fille aînée de Johnny, remettant fortement en cause les termes de la fameuse lettre posthume que Laura avait rendue publique après avoir pris connaissance des dernières volontés de son papa.

Une missive très émouvante dans laquelle la fille de Nathalie Baye regrettait que le chanteur ne lui ait rien laissé, pas même une guitare ou la pochette dédicacée de la chanson qu’il lui avait écrite. Elle y confiait aussi qu’elle se battrait : « J’ai appris, il y a quelques jours, que tu avais rédigé un testament nous déshéritant totalement David et moi. Il y a encore quelques semaines, tu me disais à table : “Alors, quand est-ce que vous faites un enfant ?” Mais que vais-je pouvoir lui transmettre de toi, toi que j’admire tant ? »

La sincérité de ce message bouleversant, écrit au plus fort de son chagrin par la fille du chanteur, a été mise en doute par l’avocat de Læticia. Celui-ci a en effet déclaré : « Le courrier en question a été lu par la partie adverse pour créer un peu d’émotion. L’artiste était toujours là pour ses enfants, il n’a pas manqué de générosité à leur égard. Et ce n’est même pas contesté. L’appartement de Laura, rue Bonaparte, ç’a été payé par qui ? C’est une chose de vouloir impressionner la galerie, la réalité en est une autre… »

Pour enfoncer le clou et contrer l’idée désormais répandue que sa cliente n’était autre qu’une sorcière sans cœur à l’égard de ses beaux-enfants, Me Amir-Aslani est allé encore plus loin, rappelant à la cour certaines périodes difficiles de la vie de la comédienne : « Læticia était présente pour Laura chaque fois qu’elle a été arrêtée, a asséné l’avocat. La seule personne qui était là, c’est Læticia, quand Laura était à Sainte-Anne. »

On comprend mieux dès lors la détresse et la colère de Læticia qui, après la lettre de Laura déplorant que son père ne lui laissait rien, « pas même une guitare », avait exprimé son « écœurement », un dégoût d’autant plus amer qu’elle avait toujours soutenu Laura dans les épreuves qu’elle traversait.

Climat orageux

Du côté de la partie adverse, les propos ne volaient pas non plus bien haut…

Me Carine Piccio, l’une des avocates de David, n’a cessé de nommer Læticia
« Mme Boudou », voire « Boudou, épouse Smet », affirmant : « Si elle s’appelle Hallyday, c’est pour entrer en scène […] Boudou est le seul nom qu’elle ne perdra pas. »

Dans la famille de la mère de Jade et Joy, grande bénéficiaire des dispositions testamentaires de la star, le père, André, était monté au créneau dans L’Express fin mars pour défendre sa fille : « Vous voulez savoir quel rôle a joué le “clan Boudou”, comme on nous appelle ? a-t-il déclaré. Nous avons fait du bien à Johnny. Quand Læticia l’a rencontré, il n’était vraiment pas au mieux de sa forme. C’était un artiste dépressif, bourré de drogue, qui traînait 23 millions d’euros de dettes. Ma fille lui a fait du bien en lui donnant son amour. »

Et d’ajouter : « S’il ne nous avait pas rencontrés, Johnny serait mort ruiné, il n’aurait pas eu la fin de carrière qu’il a connue, ni l’hommage national que la France lui a rendu. »

Le 13 avril, la justice rendra sa décision. Il y a fort à parier que jusque-là, et sans doute encore pour quelque temps, le climat orageux qui s’appesantit sur cette affaire régnera sur cette famille en deuil…

Clara MARGAUX

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