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Ludivine de Koh-Lanta : “Je peux être assez brute, féroce. Un vrai garçon manqué !”

Publié le 7 octobre 2016

ludivine

La participation de Ludivine au jeu Koh-Lanta a surpris sa famille, habituée à la voir toujours soucieuse de son apparence. C’était oublier que cette � apprentie � esthéticienne est aussi footballeuse.

La trentenaire de Meurthe-et-Moselle, esthéticienne en formation qui travaille en tant qu’hôtesse d’accueil au sein de son club de football, cache bien son jeu.

Son allure de princesse dissimule une vraie guerrière qui déteste perdre.

->Voir aussi - Koh-Lanta : Romain "Les insultes ne me touchent pas !"

France Dimanche (F.D.) : Dans le dernier épisode, on vous voit changer de camp. Comment l’avez-vous vécu ?

Ludivine (L.) : Je l’ai plutôt mal pris. Les Rouges ont choisi de m’expulser du groupe, en me disant que je pourrais continuer l’aventure quelques jours de plus, vu qu’ils avaient l’intention de m’éliminer au prochain conseil. C’était vexant. Mais après coup, j’ai réalisé que c’était un mal pour un bien. J’ai pu en effet constater que les Jaunes étaient plus soudés. J’ai été super bien accueillie.

F.D. : Vous semblez enfin dans votre élément au sein des Jaunes. Regrettez-vous le début de l’aventure ?

L. : Pas du tout, même si je me sens très bien avec mes nouveaux partenaires. Les Jaunes n’ont pas vécu le même Koh-Lanta que les Rouges. Ils avaient de quoi manger, un certain confort. C’était bien plus intéressant.

F.D. : Qu’est-ce qui était le plus dur pour vous ?

L. : J’ai souffert dès le début d’horribles coups de soleil. Mes brûlures m’ont handicapée plusieurs jours. Et, curieusement, pendant les épreuves, j’étais si concentrée que je les oubliais. Sauf durant celle du bélier que l’on a gagnée. Ce jour-là, j’avais plein de cloques. Dans l’euphorie, j’ai sauté dans les bras d’un de mes coéquipiers, qui m’a arraché involontairement une de ces cloques. Avec le tee-shirt qui collait à la peau, je vous assure que la douleur était intense. Mais j’ai fait avec. Je suis une compétitrice. Que ce soit sur un terrain de football ou ailleurs, je déteste perdre. En fait, je peux être assez brute, féroce. Bref, un vrai garçon manqué ! Alors que dans la vie de tous les jours, je suis plutôt une princesse. Contrairement au cliché qui veut que les footballeuses aient les cheveux courts, des tatouages partout, des piercings, je suis toujours apprêtée. C’est préférable quand on est esthéticienne.

F.D. : Comment vous trouvez-vous à l’écran ?

L. : Pas terrible physiquement. On ne peut pas dire que je suis vraiment à mon avantage. Je me trouve grosse et moche. J’ai le visage rouge, les cheveux en bataille. Mais peu importe : Koh-Lanta, ce n’est pas un défilé de mode. Je savais ce qui m’attendait. En m’inscrivant à ce jeu, j’avais envie de me confronter à des situations plus difficiles que mon confort quotidien.

F.D. : Ce n’est pas la première fois que vous participez à une émission de télévision…

L. : En effet, j’ai déjà été candidate pour Le juste prix et Les 12 coups de midi ! Comme vous pouvez le constater, j’aime bien m’amuser, profiter de la vie. Tant qu’on veut bien de moi, je suis partante ! Je prends un réel plaisir à passer à la télévision. J’aurais bien aimé faire Pékin Express. Le seul jeu que je ne ferai jamais, c’est N’oubliez pas les paroles, car j’ai vraiment une voix de crécelle !

F.D. : À vous voir aussi discrète, on a du mal à croire que vous soyez à ce point à l’aise devant les caméras…

L. : C’est vrai que je donne l’image d’une fille très réservée. Pourtant, d’habitude, je suis un peu trop grande gueule. Alors j’ai préféré éviter de trop parler pour ne pas me mettre tout le monde à dos. J’ai beaucoup observé les autres. Mais il ne faut pas non plus oublier que la faim et la fatigue peuvent parfois nous donner triste mine.

F.D. : Dans votre portrait filmé, on découvre que votre maman ne vous imagine pas supporter de telles contraintes. Ne l’avez-vous pas mal pris ?

L. : Ça ne m’a pas vraiment choqué. Ma mère connaît surtout mon côté princesse. Elle sait que j’aime mon petit confort et que je ne supporte absolument pas les araignées. Alors, elle était surtout inquiète pour moi. Mais elle a découvert en me regardant à la télévision une autre facette de ma personnalité. Koh-Lanta m’a endurcie. Je n’ai plus peur des araignées !

Philippe Callewaert

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