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Mercotte : “Je suis mamie gâteau, mais pas gâteuse !”

Publié le 12 octobre 2016

mercotte

La blogueuse culinaire, qui revient le 12 octobre, sur M6 , dans � Le meilleur pâtissier�, Mercotte est aussi l’heureuse grand-mère de dix petits-enfants, âgés de 4 mois à 20 ans.

Dans le cadre idyllique du château de Maillebois, en Eure-et-Loir, avec ses deux complices, l’animatrice Faustine Bollaert et le chef Cyril Lignac, Mercotte, notre reine des macarons aura, au fil des semaines, à départager douze pâtissiers amateurs qui s’affronteront pour le plus grand plaisir des papilles.

->Voir aussi - Cake design : "Mes gâteaux me prennent entre 5 heures et deux jours de travail..."

France Dimanche (F.D.) : Aviez-vous imaginé un jour participer à une telle aventure télévisuelle ?

Mercotte (M.) : Bien sûr que non ! D’ailleurs, comme je ne regarde pas beaucoup la télé, je ne savais même pas de quoi il était question. J’avais peur que ce soit encore une émission de télé-réalité un peu agressive, avec de l’argent en jeu. Et puis, on m’a dit : « Non, visionne la version anglaise et tu verras, ça va te plaire ». En effet, je ne regrette absolument pas d’avoir accepté. Au contraire, je m’éclate, c’est une super expérience !

F.D. : Pour quelqu’un qui n’avait jamais fait de télé, vous êtes très à l’aise.

M. : Écoutez, ils m’ont voulue, ils m’ont eue, comme je suis ! Je me fiche des caméras, je n’ai pas la moindre appréhension, je suis moi-même… Tant pis pour eux ! [rires].

F.D. : Parmi les candidats, y en a-t-il qui arrivent à vous bluffer ?

M. : Évidemment ! Ils sont très bons et font des trucs impressionnants, surtout en matière de déco et de design. Mais la gourmande que je suis préfère la dégustation à la présentation. Et puis, je suis loin d’être une pro, j’ai beaucoup de lacunes… Je suis juste une amatrice éclairée qui essaie de faire progresser les gens, de partager ma passion.

F.D. : Comment garde-t-on la ligne quand on participe à une telle émission ?

M. : C’est simple, pendant les tournages, je ne mange que des légumes à midi et je marche 8 à 10 km tous les matins. Je me lève très tôt et je pars faire mon tour, soit dans la forêt du château, soit, lorsque c’est trop boueux, dans les villages alentour. Je peux vous dire qu’à 5 heures du matin, je ne croise pas grand monde. Ensuite, je rentre, petite douche, shampoing, brushing, maquillage et hop, on tourne ! Et puis, je ne goûte que de mini-portions, je suis beaucoup plus raisonnable que Cyril, qui est hyper gourmand !

F.D. : Le salé vous passionne-t-il autant que le sucré ?

M. : Ça a été une évolution. J’ai beaucoup aimé cuisiner et recevoir quand j’étais plus jeune, et une fois que mes enfants ont quitté la maison, je me suis consacrée davantage à la pâtisserie. J’ai créé mon blog, sur lequel je publie un billet par semaine. C’est quand même plus sympa de partager mes recettes gourmandes que de parler des poissons et légumes vapeur que je mange à midi ! Les gens adorent les plats sucrés et, de plus, la pâtisserie se congèle très bien. Du coup, j’ai toujours une ou deux douceurs au frais, que mes enfants se font une joie de prendre lorsqu’ils ont un dîner. Sinon, je fais le bonheur de mes amis. Avec la pâtisserie, on fait toujours plaisir. Je m’y suis vraiment mise depuis mes stages à l’école du grand chocolat Valrhona. Là, j’ai appris la différence entre préparer des gâteaux et faire de la pâtisserie.

F.D. : Dans votre cuisine, vous êtes très ordonnée ou c’est le grand bazar ?

M. : Je suis hyper organisée ! Je lave tout au fur et à mesure, c’est « nickel chrome » ! L’une des conditions pour réussir sa cuisine est de ne pas se laisser envahir par les ustensiles. Je me demande d’ailleurs comment font ceux qui travaillent dans le désordre !

F.D. : Est-ce une passion que vous partagez avec vos quatre enfants et dix petits-enfants ?

M. : Ce qui est sûr, c’est que j’essaie de donner le goût des bonnes choses aux enfants de la famille, qui ont de 4 mois à 20 ans. Pour eux, je suis une mamie gâteau, mais pas gâteuse ! On fait de la pâtisserie ensemble et, dès qu’ils ont 7 ou 8 ans et savent se tenir, je ne les emmène déjeuner que dans des restaurants étoilés. Ils attendent ça avec impatience, surtout les plus grands !

F.D. : Comment vous appellent-ils ? Mamie Mercotte ?

M. : Oui ! Et pour moi, l’éducation, c’est sérieux : on ne parle pas à table, on laisse la parole aux parents, etc. Lorsque l’aîné, qui a 20 ans aujourd’hui, était petit, il m’appelait « Mamie féroce ». Mais j’assume : pour avoir des enfants bien élevés, il faut une certaine rigueur. Et quand ils sont grands, ils sont heureux de savoir se tenir correctement.

Caroline Berger

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