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Pierre Tchernia : Il n’oublie pas Micheline Dax…

Publié le 27 mai 2016

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Près de deux ans après la mort de l’actrice, la légende du petit écran Pierre Tchernia nous livre quelques-uns de leurs � secrets…

Il y a tout juste deux ans, le 27 avril, la pétulante Micheline Dax tirait sa révérence. Reine du théâtre du boulevard, la comédienne a également marqué de sa joyeuse empreinte les Jeux de 20 heures ou L’académie des neuf. Si, aujourd’hui, elle manque à ses nombreux fans, il en est un qui ne s’est pas remis de sa disparition : son ami Pierre Tchernia.

Unis par près de soixante ans d’amitié, Micheline et Monsieur Cinéma ont souvent travaillé ensemble, que ce soit pour la radio ou la télévision.

->Voir aussi - Pierre Tchernia : Le bouleversant hommage d'Arthur !

Pour France Dimanche, « Magic » Tchernia, comme l’a surnommé Arthur, est revenu sur leur merveilleuse complicité…

France Dimanche (F.D.) : Quand avez-vous rencontré Micheline Dax ?

Pierre Tchernia (P.T.) : En 1955, dans une émission de variétés, qui s’appelait Du côté de chez vous. J’ai tout de suite aimé son ton, sa voix, son espièglerie. Notre parcours, à Micheline et moi, a été atypique. Je me suis promené avec délice dans tous les compartiments du monde du spectacle. J’ai d’abord fait L’ami public numéro un, émission consacrée à Walt Disney qui a duré dix-sept ans ; et des jeux, comme Monsieur Cinéma, qui a tenu vingt et un ans, de 1967 à 1988. Rendez-vous compte de la longévité de ces programmes !

F.D. : Micheline rêvait-elle d’une carrière aussi longue ?

P.T. : Bien sûr ! Même quand, à l’époque, il n’y avait pas encore la télévision. [Rires] Pour y parvenir, elle a énormément travaillé. Et chaque fois dans la joie et l’enthousiasme. Quand je lui proposais quelque chose, elle était toujours partante. Je me souviens que quand je l’ai appelée pour doubler Cléopâtre dans Astérix, elle était aux anges. Elle adorait le changement, la nouveauté. Elle improvisait sa vie d’artiste.

F.D. : Vous qui êtes un des pionniers de la télévision, quel regard portez-vous sur votre carrière et votre popularité ?

P.T. : C’est vrai qu’entre mes débuts à la télévision, en 1949, où je présentais le journal, et Les enfants de la télé, émission à laquelle j’ai participé jusqu’en 2006, j’ai connu plusieurs générations de téléspectateurs ! Et j’ai toujours eu un rapport très affectueux avec eux. Beaucoup m’ont d’ailleurs dit qu’ils étaient contents de me revoir au côté d’Arthur, même si j’avais vieilli et changé physiquement ! [Rires]

F.D. : êtes-vous un papy gâteau ?

P.T. : Je trouve ça formidable d’être grand-père. Avec mes petits-enfants, je discute de tout. Ils comprennent des choses qui moi me dépassent, et je peux leur parler de ma vie, partager mon expérience avec eux, leur raconter des anecdotes, comme je le faisais aux Enfants de la télé.

F.D. : Combien avez-vous de petits-enfants ?

P.T. : Huit ! Et quatre enfants, que j’aime tout autant. J’ai la chance d’avoir une famille nombreuse qui m’est très précieuse. Nous sommes très proches mais chacun organise sa vie selon ses règles. Et grâce à ma tribu, je fréquente des gens de toutes les générations.

Cédric Potiron