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William et Kate : Ils vont affronter
 une terrible épreuve

Publié le 5 mars 2017

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Les 17 et 18 mars prochains, en visite officielle à Paris, William, le prince héritier de 
la Couronne, va devoir franchir l’obstacle qui le terrifie depuis vingt ans.

C’est une épreuve terrible que Kate et William s’apprêtent à vivre. Le genre de cap qu’aucune épouse ne peut voir s’approcher sans trembler pour ce qu’elle a de plus cher : son amour, son couple, son mari.

Et les 17 et 18 mars prochains, le prince héritier de la couronne d’Angleterre va se mettre en danger, comme jamais auparavant. L’obstacle qui se dresse devant lui, voilà vingt ans qu’il le contemple de loin sans avoir, à ce jour, eu le cœur de l’affronter. Mais cette fois, il ne peut plus reculer, et il le sait.

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À ces dates, le duc et la duchesse de Cambridge seront en visite officielle à Paris, ensemble mais sans leurs deux enfants, George et Charlotte. « La visite de ses altesses royales est à l’initiative du ministère britannique des Affaires étrangères », a annoncé le palais de Kensington dans un communiqué le 13 février.

Cela pourrait paraître anodin : après tout, il est normal que William s’exerce à son futur métier de roi. Sauf que derrière cette visite se cachent plusieurs enjeux, dont un vraiment dramatique.

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Commençons par l’anecdotique : le 18 mars, dans l’après-midi, Kate et William assisteront au match de rugby France-pays de Galles, dans le cadre du Tournoi des six nations. Mais ils doivent aussi rencontrer « des dirigeants français issus de plusieurs domaines » et participer à un « dîner officiel à la résidence de l’ambassadeur britannique », toujours selon le communiqué.

Or cette visite et ces rencontres interviennent en une période délicate, alors que le Royaume-Uni s’apprête à engager les procédures pour quitter l’Union européenne : le fameux Brexit. Et l’on ne cache pas, à Londres, dans les milieux proches du gouvernement, que l’on compte beaucoup sur le couple princier pour redorer l’image un peu « cabossée » de l’Angleterre auprès des dirigeants français ! Lourde tâche…

Mais dans n’importe quelle autre capitale européenne, c’est sans grande crainte que le prince héritier aurait assumé ce rôle. Seulement, il s’agit de Paris. Paris où, depuis vingt ans, William s’est bien gardé de mettre le pied, en tout cas officiellement. Et quand, ces dernières années, Kate et lui venaient passer quelques jours de détente en France, c’était toujours dans le Sud, et jamais dans la Ville lumière. Parce que William avait, et a toujours, une peur terrible du fantôme auquel il risque d’être confronté. Et encore plus cette année, où l’on se rapproche d’un tragique anniversaire.

Nuit du samedi 30 au dimanche 31 août 1997. Il est minuit vingt-trois. La Mercedes immatriculée 688 LTV 75 roule sur la voie Georges-Pompidou, le long de la Seine. En ligne de mire, le tunnel du pont de l’Alma…Est-il nécessaire de raconter la suite, qui l’a déjà été mille fois ? La voiture qui va beaucoup trop vite, le choc contre le mur de droite, l’embardée sur la chaussée, l’écrasement final contre le treizième pilier du pont…

Tout le monde se souvient de cet enchaînement terrifiant, implacable et de ses conséquences : Dodi Al-Fayed et Henri Paul, le chauffeur, morts sur le coup ; Trevor Rees-Jones, le garde du corps, très grièvement blessé et qui sera le seul rescapé ; et enfin Diana, encore vivante à l’arrivée des secours, mais si peu… et pour si peu de temps. À 4 h 25 du matin, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, tout est consommé.

Dès l’aube du 31, à l’annonce de la nouvelle, le monde entier est en deuil. Une sorte de stupeur accablée qui s’étend sur la planète. Dans un premier temps règne un calme étrange, comme celui qui précède le déferlement du tsunami. Et la vague déferle en effet, gigantesque.

Le 6 septembre, pour les funérailles de Lady Di, célébrées à Westminster, plus de trois millions de personnes en larmes ont afflué vers Londres. Dans les jours précédents, c’est plus d’un million de bouquets de fleurs qui ont été déposés devant son domicile de Kensington. Au point que, très vite, on demande au public de ne plus apporter de fleurs au domaine familial d’Althorp, car le nombre de personnes sur les routes met en danger la sécurité publique !

Caveau

De nombreuses stars planétaires de la politique et du show-business se massent à l’intérieur de la cathédrale. Mais le monde entier n’a d’yeux que pour les deux petits princes, William et Harry. William, surtout, âgé de 15 ans, qui, le front baissé et les deux poings serrés, semble livrer un combat surhumain contre la souffrance qui l’a envahi tout entier. Son jeune frère le regarde souvent, comme pour puiser dans son aîné un peu de courage. Ils ne craqueront pas. Sauf, très fugitivement, quelques larmes discrètes, quand Elton John se mettra à chanter : « Tous nos mots restent impuissants à dire la joie que tu nous as apportée durant toutes ces années. »

Personne, vingt ans après, n’a oublié ces moments, dignes des grandes tragédies de la Grèce antique.Personne, et surtout pas William, dont le monde, ce jour-là, s’est écroulé à jamais. Brutalement, la porte de l’enfance et du premier bonheur a claqué dans son dos, avec l’écho sinistre d’un caveau que l’on referme, pour plonger dans les ténèbres.

Depuis, bien sûr, le duc de Cambridge a grandi et mûri. Malgré ce deuil qui ne finira jamais, il a su se construire un nouveau et immense bonheur : celui que lui a d’abord donné Kate, puis leurs deux petits princes.« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort », a dit le philosophe Friedrich Nietzsche.

Dans ce cas, William doit avoir en lui une force peu commune, et il va en avoir besoin, les 17 et 18 mars prochains, pour revenir enfin, après vingt années, sur les lieux mêmes où sa mère tant aimée lui a été arrachée pour toujours.

Didier Balbec