Jean Rochefort : Pluie d’hommages sur la toile

Jean Rochefort

Le comédien Jean Rochefort est décédé à l’âge de 87 ans lundi dernier. Le monde du spectacle et du cinéma a tenu à honorer la mémoire de cet immense acteur.

 

L’un des plus grands acteurs français nous a dit adieu. Le comédien Jean Rochefort est décédé à l’âge de 87 ans dans la nuit de dimanche à lundi. Figure du cinéma grâce à des rôles mythiques dans des films classés au panthéon du septième art, l’acteur a été reconnu par ses pairs à plusieurs reprises dont un César du meilleur acteur pour le film « Le Crabe-tambour » en 1978 et un César d’honneur en 1999 pour l’ensemble de sa carrière.

Lire aussi –> Jean Rochefort : « Le désir de mourir… »

Dès l’annonce de son décès, le monde du spectacle et du cinéma a rendu un bel hommage à ce fantaisiste et  éternel adolescent. La Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a publié un communiqué lundi dernier sur son compte Twitter pour exprimer son émotion. « Profonde tristesse après le décès de Jean Rochefort, acteur élégant, attachant, populaire. Un grand maître. »

Des comédiens, qui ont eu l’occasion de tourner aux côtés de l’acteur, se sont exprimés. Anny Duperey, qui a partagé l’affiche du film « Un éléphant, ça trompe énormément », ne tarit pas d’éloge sur cet artiste unique. « Je suis triste. C’est un magnifique comédien, un magnifique camarade et un homme formidable qui est parti ». De son côté, Gérard Jugnot le considère même comme l’un des plus grands comédiens de son temps« Pour moi, c’était un dieu (…) Il pouvait à la fois être très drôle, très féroce, très comique, très burlesque et en même temps magnifique dans le drame », explique-t-il à l’antenne d’RTL.

L’actrice Mathilde Seigner aime les chevaux et partageait avec délice cette passion avec l’acteur. « Il était très drôle. Il avait beaucoup d’esprit. Il était très intelligent. On avait ce point commun avec les chevaux, on avait cette passion commune dont on parlait beaucoup. Ça me fait de la peine, ça me fait drôle. C’est toujours un choc », admet la comédienne.

Lire aussi –> Jean Rochefort : Son dada lui manquait trop

Brigitte Bardot s’est également émue de sa disparition dans un communiqué publié par l’AFP. « C’est une hécatombe d’étoiles qui s’éteignent avec la mort de Jean Rochefort. Avec lui, c’est toute une génération qui disparaît. Jean Rochefort en était un brillant représentant, élégant, dandy, lord, « humour et fantaisie » et surtout amoureux des chevaux et soutien inconditionnel de mon combat contre l’hippophagie. Je l’adorais. Il laisse le souvenir d’un « Jean le Magnifique. »

Le comédien Guillaume Canet, qui jouait à ses côtés dans le film à succès « Ne le Dis à Personne », a publié un tendre message accompagné d’une photo du comédien sur son compte Instagram.  « Nous nous sommes rencontrés il y a 26 ans dans des écuries. Tu as vu en moi un acteur. Cela m’a troublé et en même temps, a donné un sens à ma vie. Pendant toutes ces années, tu m’as montré le chemin… Tu m’as conseillé, orienté, donné ! Je te considère comme un père. Ton humour décalé, absurde. Ton élégance, ta classe, ton charme, ta bienveillance, ton rire, résonneront toujours en moi… »

Sa famille s’est également exprimée dans les médias après l’annonce de son décès. Son fils Pierre, qui a suivi ses traces en devenant comédien, s’est confié dans les colonnes du Parisien. « Mon père est trop complexe et multiple pour être croqué justement. Son amour pour l’être humain, la nature, le simple et le vrai sont les choses que j’ai admirées tout particulièrement. Sa grande liberté d’être, le goût du rire et son âme enfantine à toute épreuve sont les plus beaux cadeaux qu’il a déposés à nos portes. »

Lire aussi –> Jean Rochefort : Cette fois, c’est la fin…

Pour honorer l’acteur, certaines chaînes de télévision bouleversent leur grille des programmes ce mardi soir. Vous pourrez revoir sur France 2, dès 20h55, deux films cultes « Un éléphant, ça trompe énormément » et « Nous irons tous au paradis ». La chaîne C8 diffusera, de son côté, à 21h, « Le Diable par la Queue » suivi de « L’Horloger de St-Paul ».

Grégory Giraud

Mots Clés :