Véronique Genest : Humiliée et trahie !

Véronique Genest

Coup dur  pour l’actrice : Véronique Genest ne reviendra pas 
sur TF1. La chaîne 
lui préfère 
une comédienne 
plus jeune…

 

C’est l’une des pires déconvenues de sa carrière. Véronique Genest attendait ce rôle depuis six mois et s’était préparée à incarner une femme médecin de 60 ans dans le feuilleton quotidien que TF1 diffusera cet été. Mais alors que le tournage devait commencer à la fin de ce mois, la comédienne a appris, le 12 mai, qu’elle ne faisait plus partie de la distribution.

->Voir aussi – Véronique Genest : L’infidélité d’un homme ? Elle pardonne !

Elle qui se voyait déjà en train de faire son come-back sur la chaîne pour laquelle elle a incarné la première femme commissaire de l’histoire de la télévision, Julie Lescaut, et ce pendant plus de vingt-deux ans, 
a été humiliée et trahie.

C’est finalement Ingrid Chauvin qui sera l’héroïne de Demain nous appartient, l’histoire d’une mère à la recherche de son fils disparu à la suite d’un accident dans le port de Sète. Le feuilleton sera diffusé chaque soir avant le Journal de 20 h.

->Voir aussi – Véronique Genest : « Les gens ont enfin compris que la police est là pour les protéger »

Depuis sa maison de Calvi (Corse), Véronique Genest a bien voulu nous confier l’étendue de sa déception. Même si elle affirme ne pas être en colère contre la chaîne, elle trouve cependant que ses décideurs ont pour le moins manqué de délicatesse.

Jetée

« Je ne suis pas fâchée contre TF1, juste contrariée. J’ai perdu six mois de ma vie. Ils m’ont fourni le projet de contrat, la bible, ils m’ont dit que le feuilleton était encore à l’écriture, mais que je devais me libérer pour tourner fin mai et tout l’été. Le projet était tellement avancé, selon la production, qu’à leur demande, j’ai refusé plusieurs autres propositions et même, sur leurs conseils, loué une maison dans laquelle accueillir ma famille sur le lieu de tournage, le port de Sète, dans l’Hérault. Et là j’apprends que le scénario a été jeté à la poubelle ! Le personnage principal a changé, ce n’est plus l’histoire d’une femme de 60 ans mais de 48. Le producteur a été viré, et je me retrouve le bec dans l’eau ! »

On comprend la déception de Véronique, qui se faisait déjà une joie de retrouver les téléspectateurs qu’elle a quittés depuis janvier 2014, date de la dernière diffusion de Julie Lescaut. « Ce qui m’a le plus déçue, c’est la façon dont la chaîne m’a traitée. Tout a énormément changé en vingt ans. Ce n’est plus la grande époque de TF1. Je regrette que la parole donnée n’ait pas été respectée. Cela s’explique sans doute par le fait que nous n’avons pas affaire à des producteurs, mais à des financiers. Je suis surprise par la légèreté avec laquelle ils m’ont jetée. Ils auraient dû me dire dès le départ que rien n’était vraiment arrêté. Je n’aurais pas renoncé à jouer dès septembre prochain, et jusqu’aux fêtes de Noël, Portrait craché, la pièce qui a fait un gros carton en tournée. »

Car sans cette proposition de TF1, on aurait dû voir la comédienne à l’affiche d’un théâtre parisien dès la rentrée. Elle a bouleversé ses projets professionnels comme sa vie de famille pour se consacrer à cette nouvelle aventure. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle ressente un brin d’irritation.« Je suis un peu énervée parce que j’ai loué une maison jusqu’en août, dans laquelle je n’irai pas. Je vais leur demander un dédit, ne serait-ce que pour rembourser les frais que j’ai engagés. »

En revanche, Véronique n’en veut pas à celle qui lui a été préférée : « Ingrid Chauvin est une actrice que j’aime beaucoup, elle est très mignonne. J’espère qu’ils vont faire un carton avec cette série. » Et cette battante se tourne déjà vers l’avenir. « J’ai une philosophie dans la vie : si je ne fais pas quelque chose, c’est que quelque chose de mieux m’attend. J’avais repoussé à plus tard le projet de déménager. J’ai signé pour une nouvelle pièce début 2018, avec Martin Lamotte. Et je vais vendre mon appartement parisien. J’en ai marre de rester entre quatre murs, j’ai besoin de verdure. Je veux m’installer près de Paris, dans une maison avec jardin. »

Quand nous l’avons jointe par téléphone, l’actrice avait retrouvé le sourire, goûtant chaque instant passé dans sa maison en Corse, son refuge : « Pendant que je vous parle, je profite de la vue, mes fenêtres donnent sur la citadelle de Calvi. Je ne suis pas malheureuse, je trouve même que j’ai été très gâtée par la vie. »

C’est en effet la meilleure période de l’année sur l’île de Beauté. Au printemps, les mille et une senteurs du maquis parfument les paysages, les touristes n’ont pas encore envahi les plages. Véronique Genest n’aurait pas pu rêver plus bel endroit pour se remettre de ses émotions.

 

Dominique Préhu