Isabelle Boulay : Elle a craqué pour 
un ténor du barreau !

Isabelle Boulay

La chanteuse Isabelle Boulay est tombée amoureuse d’Éric Dupond-Moretti, l’avocat du jeune Théo. Ensemble, ils forment un couple atypique mais passionné.

Le célèbre avocat lillois Éric Dupond-Moretti revendique un appétit démesuré pour la vie et ses plaisirs. Rien d’étonnant donc à ce que ses confrères le surnomment « l’ogre du Nord ». On l’appelle aussi « acquittator », en référence aux innombrables acquittements, 141 au total, obtenus grâce à ses talents de juriste et d’orateur.

Ce fils d’immigrée, qui a conservé la nationalité de sa mère, femme de ménage italienne, collectionne les succès depuis sa prestation de serment à Douai, en 1984. Pas question pour autant pour ce tonitruant pénaliste de 55 ans qui s’est fait connaître des Français grâce à l’affaire d’Outreau, de renier ses origines modestes. Au contraire.

Cœur

La star du barreau, avocat du jeune Théo dans l’affaire d’Aulnay-sous-Bois, vit son incroyable réussite comme une revanche sociale, et prend un malin plaisir à jouer de son côté populo pour parfois défendre l’indéfendable. Dans Directs du droit, son dernier livre, sorti aux éditions Michel Lafon, et dédié à une mystérieuse Isabelle, il flingue le système judiciaire à tout va, quitte à se faire pas mal d’ennemis dans le milieu.

Pas de doute, Dupond-Moretti sait frapper là où ça fait mal. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Sous sa robe d’avocat enragé bat un cœur. Et en ce moment, il bat même la chamade car, depuis presque un an, Éric file le parfait amour avec une chanteuse canadienne à la flamboyante chevelure rousse, la ravissante Isabelle Boulay.

Depuis qu’ils ont officialisé leur relation, le couple n’en finit pas de surprendre. Elle, la douceur incarnée ; lui, l’ours mal léché, provocateur et insolent… Difficile d’imaginer duo plus mal assorti. Mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? Au départ, tout semblait les séparer mais, très vite, ils se sont découvert une foule de points communs, dont la chanson française, la gastronomie et les grands crus. C’est déjà pas mal !

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La musique de Serge Reggiani, auquel la jolie Québécoise de 44 ans a consacré un album de reprises, passe depuis toujours en boucle dans la voiture de l’avocat lorsqu’il roule de tribunal en tribunal. « J’adore bien manger et boire de très bons vins, et je le dois à la France », avouait de son côté la rouquine, il n’y a pas si longtemps. On imagine sans peine que ce goût pour la bonne chère a séduit ce gourmet qui dit haïr le quinoa et compte le chef étoilé Alain Ducasse parmi ses amis.

Et puis, cet orateur hors pair sait sans doute se montrer éloquent lorsqu’il s’agit de plaider la cause de l’amour. Car avant de se trouver, ces deux-là ont vécu des séparations éprouvantes. Isabelle a longtemps partagé la vie de Marc-Antoine Chicoine, son producteur, dont elle a eu un fils, Marcus, en 2008. Mais l’échec de leur histoire a laissé des traces. De son côté, Éric se remettait doucement de son divorce d’avec Hélène, jurée lors de l’un de ses procès pour laquelle il avait eu le coup de foudre et avec qui il avait fondé une famille.

Ces deux êtres blessés, à fleur de peau, ont traversé des zones de turbulences. L’artiste a connu l’enfer de la dépression et le célèbre juriste porte encore en lui le chagrin de la mort de son père emporté par un cancer, alors qu’il n’avait que 4 ans. De dures épreuves qui les rapprochent.

Alors, qu’importe si leur bonheur suscite l’étonnement, le couple préfère tracer son chemin main dans la main dans les rues de Saint-Germain-des-Prés où il a ses habitudes. Auprès de sa chanteuse Isabelle Boulay, le « bavard » découvre la vie de bohème, une insouciance salvatrice lorsqu’on se confronte tous les jours à ce que l’être humain a de plus sombre.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le très médiatique avocat joue au cinéma. Dans le prochain Claude Lelouch, Chacun sa vie, en salle le 15 mars, il endosse avec charisme le costume de juge d’instruction. Un magistrat d’un genre spécial qui tombe sous le charme d’une tenancière de maison close, incarnée par la sulfureuse Béatrice Dalle. La star du barreau a adoré l’expérience : « Je suis allé dans ce monde comme Candide rentre au Conseil d’État », a-t-il déclaré au Nouvel Observateur, non sans esprit.

En incarnant ce président de cour d’assises qui « reçoit une magistrale leçon de vie », l’homme de robe se doutait bien que certains de ses confrères y trouveraient à redire. Il s’en moque ! « Je me suis battu pour la liberté des autres, je n’accepte pas qu’on vienne rogner la mienne. ». C’est dit !

Sophie Marion