Orlando : On a volé tous 
ses souvenirs 
de Dalida !

Orlando

Des malfrats 
se sont introduits chez le producteur Orlando, dérobant de nombreux objets ayant appartenu à sa sœur défunte Dalida…

 

«J’ai toujours été pour ma sœur un témoin et un miroir, comme un buvard, j’absorbais tout », racontait Orlando lors de la sortie du somptueux biopic consacré à Dalida, réalisé avec son autorisation par Lisa Azuelos.

Au fil des années, ce frère aimant n’a jamais cessé de veiller sur sa célèbre sœur. Pas à pas, il l’a accompagnée dans son incroyable ascension, du Caire jusqu’à Paris. Devenue une icône de la chanson, Dali, sa Dali, fait désormais partie du patrimoine culturel français, et son ombre bienveillante semble toujours planer sur nous.

->Voir aussi – Orlando : « Voici la vérité sur l’avortement clandestin de Dalida ! »

Aujourd’hui encore, Orlando consacre le plus clair de son temps à honorer sa mémoire. Le 3 mai prochain, il s’apprête à célébrer une grande date, les 30 ans de la mort de la chanteuse, disparue tragiquement au terme d’une vie jalonnée de drames.

Malgré l’amour indéfectible de ce frère protecteur, la star aura fini par sombrer dans la dépression, préférant mettre fin à ses jours en ingérant des barbituriques dans la solitude glacée de sa grande maison de la rue d’Orchampt, à Montmartre.

Désarroi

Avant de commettre l’irréparable, Dalida avait pris soin de griffonner ces quelques mots : « La vie m’est insupportable, pardonnez-moi ». Une phrase terrible qui en disait long sur son désespoir. La diva venait d’avoir 54 ans et voyait, peu à peu, le temps faire son œuvre sur son beau visage. Bien sûr, elle était encore sublime, et son avenir professionnel s’annonçait des plus prometteurs.

L’artiste à fleur de peau avait renoué avec son rêve de toujours : faire du cinéma. D’ailleurs, dans Le sixième jour, le film de Youssef Chahine, son charisme crevait l’écran. Mais les démons personnels qui la hantaient depuis si longtemps ne l’avaient pas lâchée. À bout de forces, Dalida la flamboyante finira par céder à cette voix intérieure qui lui intimait de quitter le monde des vivants.

Trente ans déjà donc, qu’elle s’en est allée vers l’au-delà. Un terrible anniversaire, que son frère appréhende avec angoisse depuis des semaines, se remettant à peine de la promotion du film consacrée à sa sœur. Car Orlando a eu bien du mal à cacher son trouble face à la performance de la comédienne Sveva Alviti qui campe une Dalida plus vraie que nature. Magie du cinéma : sa sœur reprenait vie sous ses yeux, une expérience un brin traumatisante.

Mais, ne laissant rien paraître de son désarroi, il préfère chanter les louanges de cette exceptionnelle performance scénique.« La première fois que j’ai vu le film, ça a été un choc, j’ai pris ça en plein visage, nous a-t-il confié. Cette jeune actrice porte le film sur ses épaules. Elle y est extraordinaire. Elle s’est complètement investie dans ce rôle-là en y mettant toute son âme. Elle va faire beaucoup parler d’elle », avant d’ajouter : « Dalida n’était pas que ma sœur, on a fait la plus grande partie du chemin ensemble. J’ai été le témoin de son histoire. Je suis devenu le gardien de sa mémoire. »

Aussi, cet homme de devoir s’est-il courageusement attelé à la préparation des commémorations de la disparition de l’interprète de Mourir sur scène, aux côtés de Philippe, son collaborateur, sans se douter que le pire était encore à venir.

Paniqué

Mercredi 22 mars, aux alentours de minuit, le producteur regagne, après un dîner, son appartement du XVIIIe arrondissement de Paris, situé non loin de l’endroit où résidait sa sœur défunte. Stupeur ! À l’intérieur, tout est sens dessus dessous. Les meubles sont renversés et le moindre recoin de ce sanctuaire dévolu à Dalida a été ratissé. Les malfaiteurs sont entrés par effraction par le toit et n’ont pas fait de détail.

Paniqué, Orlando appelle la police qui ne tarde pas à arriver. Une enquête est ouverte par la deuxième division de la police judiciaire de Paris. Parmi les innombrables biens volés, le producteur se rend vite compte que de nombreux objets appartenant à la star ont disparu. Peu lui importe que les cambrioleurs aient également emporté deux de ses montres estimées à 60.000 euros chacune, l’idée que ces souvenirs auxquels il tenait comme à la prunelle de ses yeux se soient volatilisés lui est insupportable.

Tableaux représentant la défunte, photos dédicacées, disques d’or, effets personnels, le préjudice atteindrait plusieurs centaines de milliers d’euros, sans compter l’immense perte sentimentale. Pour Orlando, c’est presque comme si l’on lui enlevait sa sœur une seconde fois. Complètement désemparé, il ne veut néanmoins pas céder au désespoir ni accréditer cette satanée idée qu’il existerait une « malédiction » Dalida.

Avec courage, Orlando s’en est donc remis au flair des enquêteurs, en priant toutefois pour que les voleurs lui restituent ses chers souvenirs. Un appel qui, espérons-le, sera entendu…

Sophie Marion