Brigitte Macron : Elle contrôle tout !

brigitte macron

Alimentation, vêtements, confidences, planning,
 le nouveau président ne fait rien sans consulter son “coach” personnel et exclusif :  sa femme, Brigitte Macron !

 

Le 7 mai dernier, les Français ont élu leur nouveau président. Un homme de 39 ans qui était, deux ans auparavant, un parfait inconnu dans l’univers impitoyable de la politique. Comment ne pas admirer la fulgurante ascension d’Emmanuel Macron qui, en quelques mois d’une campagne électorale menée sur les chapeaux de roues, s’est propulsé à la plus haute fonction de l’état ?

Par quel miracle cet ancien banquier d’affaires a-t-il réussi à devenir président, battant les candidats des partis traditionnels ? Eh bien, de miracle, évidemment, il n’y a pas eu ! Outre son travail acharné, sa personnalité pleine de charme, mais aussi l’aide d’une équipe ultraconnectée de conseillers et de communicants aguerris, sa botte secrète, son élixir de conquête, c’est tout simplement son épouse, Brigitte Macron !

->Voir aussi – Brigitte Macron : Une vraie première dame !

Plus qu’une compagne aimante et rassurante, madame Macron est une femme omniprésente, un membre à part entière de son clan, et qui, selon certains, contrôle tous les aspects de sa vie. Pas 
de doute, ce qui a fait avancer le candidat d’En marche, c’est elle !

Cordon bleu

« Quand tu as quelque chose à dire à Emmanuel, passe par Brigitte », avait d’ailleurs conseillé François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, à un élu socialiste qui se demandait comment faire passer une note à monsieur Macron.

Celle que ses proches surnomment « Bibi » a, tout comme Carla Bruni auprès de Nicolas Sarkozy, une voix qu’on écoute et dont on suit les conseils, voire les ordres. C’est ce que semble prouver l’excellent documentaire réalisé par Yann L’Hénoret sur l’ancien ministre de l’Économie, diffusé sur TF1, au lendemain du deuxième tour de la présidentielle.

Dans ce film-vérité – le cinéaste a suivi le candidat pendant ses huit mois de campagne –, on assiste à des scènes étonnantes qui nous montrent un couple dans lequel l’autorité semble bel et bien détenue par madame ! Ainsi, ce moment marquant où l’on peut voir l’homme politique revenir dans sa loge, où l’attend son équipe ainsi que sa dulcinée, après le difficile grand débat du premier tour.

->Voir aussi – Emmanuel Macron : Deux femmes se déchirent pour lui !

« Manu » exténué, un peu inquiet de sa prestation, s’affale sur un canapé et réclame du chocolat. Un peu de douceur dans ce monde de brutes ! C’est alors que la svelte Brigitte lui lance un « Ah non alors ! Pas de saloperies ! » Une interdiction formelle à laquelle Emmanuel voudrait se soustraire, lui qui vient de se tenir debout sans bouger, deux heures durant, à argumenter face à ses adversaires. Mais l’ex-banquier obéit sans discuter, demandant qu’on lui apporte simplement de l’eau !

Autre moment d’intimité des époux Macron, celui où notre nouveau président cherche à savoir ce qu’a pensé son épouse de son débat du 3 mai contre Marine Le Pen. Si le fondateur d’En marche ! a l’air de faire abstraction de la caméra de Yann L’Hénoret et du micro-cravate qu’il a accepté de porter en permanence, Brigitte ne les a pas oubliés. Soucieuse de ne pas dévoiler ses pensées et son opinion au grand jour, elle déclare à plusieurs reprises : « On en parlera tous les deux. Tu sais bien qu’on en parle tous les deux… » Une autorité qui a même l’air d’agir sans qu’elle ait besoin de l’exercer.

Pour preuve, cet autre moment où, revenant sur Paris, après avoir voté au Touquet lors du premier tour, il fait une halte déjeuner dans un restaurant d’autoroute et où il semble très attiré par le cordon bleu, qui n’est hélas ! servi que dans le menu enfant… Il se rabattra sur le saumon ! Pourtant, Emmanuel Macron n’hésite pas à fustiger son équipe dans les locaux de l’usine Whirlpool en grève ; celle-ci n’a pas anticipé la visite surprise de Marine Le Pen sur les lieux, tandis que lui était en discussion avec les élus de l’intersyndicale.

Ses reproches ? « Ne vous occupez pas de la sécurité, si vous écoutez la sécurité, vous êtes morts, comme Hollande ! » Une façon d’exprimer son agacement face à un carcan qu’on lui impose ? Peut-être… En tout cas, le nouveau chef de l’État semble avoir sans cesse besoin de connaître l’avis de son épouse, qui gère jusqu’à son agenda.

Capable de faire modifier des dates de réunions pour que son mari se repose – « Laissez-le souffler un peu », insiste-t-elle –, elle ne se gêne pas non plus pour lui faire reprendre une expression dans un discours : « Si moi je ne comprends pas, personne ne comprendra ! » C’est elle aussi qui, parfois, place les personnalités avant un meeting, comme à Lyon, le 4 février. Et Brigitte n’hésite pas non plus à s’entretenir avec des candidats à l’embauche, avant leur recrutement au sein du mouvement. « Ça lui permet d’avoir un feeling avec l’équipe », a commenté Sylvain Fort, le nouveau chargé de la communication de l’Élysée qui a rejoint Emmanuel Macron en août 2016.

« Elle peut aussi bien constater, comme il y a quelques semaines, qu’il manque un directeur de campagne, que descendre dans les étages du QG afin de réconforter les bénévoles et parler littérature avec eux », pouvait-on lire récemment dans L’Express à son sujet. Preuve que la prochaine première dame de France a d’immenses qualités humaines qu’elle met aussi au service de la carrière de son mari.

Brise-glace

On la dit chaleureuse, spontanée, pleine d’humour. Son ami Stéphane Bern, son confident, dit d’ailleurs d’elle : « Brigitte, c’est un brise-glace. Ce qui la distingue des mondaines, c’est qu’elle se souvient des conversations et des prénoms des enfants. » Une certitude : en dehors de toute considération politique, c’est un couple qui va désormais prendre la tête de notre pays. Car il y a fort à parier que le président Macron donnera à sa chère et tendre une place bien plus valorisante, bien plus influente qu’auparavant.

C’est en tout cas ce qu’il a promis en affirmant dans une interview au Parisien : « Ça fait des décennies qu’on tourne en France autour de cette question du statut de la première dame ou premier homme (sic) qui accompagne celui ou celle qui est élu(e). Je pense que c’est important de le qualifier. Sinon, on se retrouve dans des pratiques d’entre-deux et de dissimulation qui sont impossibles à vivre pour la personne intéressée et qui sont une forme d’hypocrisie. »

Un projet que la femme du fondateur du mouvement En marche ! ne peut qu’approuver, Brigitte Macron qui ne souhaite pas répéter certaines erreurs du passé, tels les premiers pas hésitants de Valérie Trierweiler, en 2012, et qui a pris pour modèle une certaine Carla Bruni.

Clara Margaux