Stéphanie de Monaco : Toquée de ses éléphantes !

 Stéphanie

Il y a trois ans, la princesse Stéphanie de Monaco sauvait la vie de Baby et Népal, deux pachydermes qu’on disait  tuberculeux. Aujourd’hui, elle a célébré cet anniversaire !

 

Stéphanie de Monaco a longtemps fait parler d’elle parce qu’elle ne se sentait pas à l’aise avec l’image de princesse modèle qui lui collait à la peau. Sa mère, Grace, avait bien compris la personnalité de sa benjamine, qu’elle surnommait « my wild child » (mon enfant sauvage). Un adjectif qui définit bien la jeune femme. Car il ne l’enferme pas dans un rôle. Il parle de ses folies, de ses envies, de ses transgressions…

Mais, aujourd’hui, Stéphanie a changé. Non qu’elle se soit assagie, loin de là. Mais elle a, à l’évidence, compris tellement de choses, connu tant de gens, et vécu des situations si extravagantes, qu’elle a saisi ce qui était essentiel à ses yeux.

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Comment pourrait-on qualifier ce qui, désormais, monopolise ses forces et retient toute son attention ? Un mot s’impose : l’amour. Celui qu’elle donne à ses enfants, Louis, 23 ans, Pauline, 22 ans, et Camille, 18 ans, qu’elle a éduqués dans le respect des autres.

Ce même amour la fait se déplacer, comme en juin dernier à New York, où elle a prononcé un discours émouvant à la tribune des Nations Unies : « Je continuerai à apporter ma pierre dans la riposte contre le sida en me tenant en priorité aux côtés des personnes concernées », a dit celle qui lutte de toutes ses forces contre ce fléau avec son association Fight Aids Monaco, créée en 2004.

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Amour, aussi, pour les bêtes, une de ses passions, héritée de son père. Ce sentiment est-il différent selon qu’il s’adresse à un être humain ou à un animal ? Certains pensent que si l’on aime trop les bêtes, on n’aime pas les hommes. La princesse Stéphanie prouve le contraire, jour après jour, en menant tous ses combats.

Stéphanie et ses éléphantesEt l’une de ses victoires lui procure un bonheur sans égal : celui d’avoir sauvé de la mort deux éléphantes, Baby et Népal, il y a de cela trois ans. Vous vous en souvenez sûrement, nous vous en avions parlé à l’époque. Les deux pachydermes, âgés de 43 et 45 ans, avaient fait pendant treize ans le bonheur de ceux qui venaient les applaudir sous le chapiteau du cirque Pinder, dans le parc de la Tête d’Or à Lyon.

Or, ces deux femelles avaient été suspectées d’être porteuses de la tuberculose. En décembre 2012, le préfet du Rhône avait donc pris la décision de les faire abattre pour raison de sécurité, mesure que le tribunal administratif avait validée deux semaines plus tard.

Complice

Heureusement, de nombreuses voix se sont alors élevées pour tenter de suspendre cette condamnation à mort. Parmi elles, celle de Brigitte Bardot, bien sûr, mais aussi d’Alain Delon et de Stéphanie ! Grâce à leur détermination, des tests ont été pratiqués sur les éléphantes, et le Conseil d’État a finalement annulé cette décision de les euthanasier.

La princesse a alors obtenu l’autorisation de faire transporter ces animaux chez elle, à Monaco, pour les accueillir dignement, dans un parc de 50 hectares, muni de tout le confort nécessaire : boue, végétation, abri, piscine… Et quand on dit « chez elle », ce n’est pas une façon de parler : le domaine de Fonbonne, qui est devenu la maison des éléphantes, jouxte une propriété des Grimaldi, celle de Roc Agel, bien sûr !

Et depuis, les pachydermes revivent… Baby et Népal ont repris du poids, leurs poils repoussent… Régulièrement, le matin, Stéphanie se lève tôt et vient les nourrir elle-même, passant de longues heures en leur compagnie. Mais, le 12 juillet, la princesse s’est réveillée encore plus tôt. Car ce jour était très spécial… Il s’agissait de l’anniversaire de leurs trois ans de présence à Monaco ! Et faute d’une botte de foin au chocolat, un gâteau a célébré cet événement.

C’est le plus souvent en anglais que Stéphanie s’exprime pour parler à ses protégées. Si l’affection est au cœur de leur histoire, la jeune femme a reçu une formation, dispensée par un spécialiste, afin de s’adresser à elles sans se mettre en danger. « Il n’y en a qu’une comme la princesse, pour avoir sauvé ces deux éléphantes de la mort », s’est enthousiasmé le docteur Alain Frère, longtemps l’ami et le complice de son père, le prince Rainier.

Et il est vrai qu’à voir Stéphanie de Monaco les arroser, leur parler, leur monter sur le dos avec une joie non feinte, on se dit que ce doit être merveilleux de pouvoir sauver des vies, soulager des souffrances, et que l’amour est vraiment la plus belle chose au monde…
Laurence Paris