Catherine Laborde : Ses
 confessions érotiques

Catherine Laborde

L’ex-Miss Météo Catherine Laborde 
et son mari ont 
des divergences
 sexuelles…

 

Depuis qu’elle a cessé de faire la pluie et le beau temps, l’ancienne reine de la météo sur TF1 vit une retraite très active. Pas question pour elle de passer ses journées assise dans un canapé à regarder la télévision ! L’on pourrait même dire sans exagérer que Catherine Laborde est sur son petit nuage.

Car en plus de pouvoir enfin désormais réaliser son rêve de jeunesse – jouer la comédie –, l’alerte sexagénaire se consacre à l’écriture et à la vidéo, tenant notamment une chronique, sur le site de l’hebdomadaire Le Point. Son plaisir doit être d’autant plus grand qu’elle dispose d’une liberté de ton totale, comme du choix des sujets abordés.

Ainsi en témoigne son texte mis en ligne la semaine dernière. Alors que d’aucuns auraient pu croire qu’elle se livre à une nouvelle diatribe sur les menaces du réchauffement climatique, l’auteure a préféré évoquer un sujet qui divise l’humanité depuis des millénaires ou, à tout le moins, depuis l’invention du rasoir : les poils.

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Ce thème n’a rien d’ennuyeux, car, sachez-le, le monde est divisé en deux camps irréductibles séparés par l’épaisseur d’une lame : les poilus (qui existaient donc bien avant la Première Guerre mondiale) et les glabres à la peau immaculée, au visage dépourvu de toute trace de pilosité.

Dans cette vidéo, installée dans la boutique du barbier du grand magasin Le Bon Marché, à Paris, Catherine Laborde se livre, non sans humour, à des confessions sur sa vie de couple : « Mon mari et moi avons un différend, avoue-t-elle, bille en tête. Il défend ardemment le retour des poils sous les bras des femmes. Il trouve ça très érotique. »

Poils

Une opinion que sa tendre épouse est a priori loin de partager. Les aisselles luxuriantes ne l’incitent pas à la luxure alors qu’elles mettent son homme au comble de l’excitation. Y aurait-il là de quoi déclencher une guerre des sexes entre l’apologue des jardins secrets touffus et la chaude partisane de l’épilation ? Non, rassurez-vous, Catherine et sa moitié ne risquent pas de rompre pour quelques brins de folie !

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Car dans cette même vidéo, l’ex-présentatrice de la Une, que nul ne pourra taxer de partialité, tente de se mettre à la place de « l’ennemi » : « Il est vrai que lorsque quelqu’un s’écrie “à poil”, c’est pour se mettre nu. L’on est donc jamais aussi nu que lorsqu’on est à poil. » Et de conclure, forte de cette démonstration à la rhétorique implacable : « Mon mari a raison. »

À ses yeux, c’est l’émancipation de la femme qui a définitivement changé la donne. Désormais ces dames ont gagné le droit de disposer comme bon leur semble de leur pilosité et d’arborer, si tel est leur désir, des paquets de tabac sous leurs dessous de bras. Et pour mieux étayer cette soudaine conversion aux aisselles garnies, elle n’hésite pas à puiser des arguments dans l’histoire de l’art.

Catherine se réfère à l’une des œuvres majeures du XIXe siècle français, en tout cas l’une de celles qui fit couler encore bien plus d’encre que de peinture : L’origine du monde, de Gustave Courbet. Réalisée en 1866 et présentée aujourd’hui au musée d’Orsay, à Paris, la toile dévoile le sexe d’une femme alanguie sur son lit, avec ses poils pour seule parure. L’auteur, pourtant provocateur de nature, n’osa pas l’exposer, et la célèbre matrice fit longtemps le seul bonheur de collectionneurs privilégiés – dont le psychanalyste Lacan.

À en croire Catherine Laborde, ce tableau prouve bien que les adeptes du glabre à tout prix sont dans l’erreur, se gardant bien dans son plaidoyer de préciser que cette querelle universelle a aussi divisé les plus grands artistes, depuis Lucas Cranach jusqu’à Modigliani.

Mais, en guise de conclusion, elle reconnaît que notre époque, avec ses modes, avec ses hipsters joviaux mixant costumes de marque et barbes de bûcheron, et ses garçons passant une heure devant leur glace à transformer leurs joues et leurs tempes en jardins à la française, a de quoi nous déconcerter : « Il est vrai, admet-elle, qu’à force de croiser dans la rue des faciès touffus et des crânes rasés, on ne sait plus à quel poil se vouer. »

Une chose est sûre en tout cas : Catherine Laborde n’est jamais barbante !

Claude Leblanc