Jean-Pierre Pernaut : Accusé de mauvais traitements… par son fils !

JP Pernaut

Olivier n’a pas hésité à révéler à quels dangers l’avait soumis son père Jean-Pierre Pernaut, rendu presque  fou par sa dévorante passion…

 

Ah, cette complicité qui s’établit si souvent entre un père et son fils, lorsqu’ils ont le bonheur d’avoir une passion commune ! On pourrait écrire des pages et des pages sur les liens qui se tissent alors, entre ces deux hommes de générations différentes, et qui ne ressemblent à aucun autre : un intime mélange de franchise et de pudeur, de grands sentiments et de silences, de regards qui en disent si long que les mots deviennent inutiles…

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C’est une chance qu’a eue, et a toujours, Jean-Pierre Pernaut : en dehors des liens purement biologiques, une passion très forte le soude à son fils aîné, Olivier, que lui a donné sa première épouse. Et il faut qu’elle le soit, forte et solide, puisqu’elle est capable de résister même à ce qui ferait voler en éclats n’importe quel autre tandem père-fils.

Car, tout récemment, pas plus tard que la semaine dernière, Olivier Pernaut n’a pas hésité à accuser son célèbre père de mauvais traitements à son égard !

Il l’a fait publiquement et en présence de Jean-Pierre, allant même jusqu’à laisser entendre que son père s’était déjà, vis-à-vis de lui, conduit de manière assez irresponsable ! Mais pour bien comprendre tout ce qui se cache sous cette accusation, il faut d’abord évoquer cette fameuse passion qui les rapproche et les unit.

C’est une passion qui a quatre roues, un moteur, une carrosserie, des sièges et un volant : en un mot, le virus que Jean-Pierre a transmis à Olivier, c’est celui de l’automobile en général, et de la course en particulier. Du reste, le père n’a fait en cela que suivre la tradition familiale puisque lui-même se l’était vu inoculer par son propre père, comme il le confiait la semaine dernière à Paris Match à l’occasion d’une interview « croisée » avec son fils Olivier.

« Dans les années 1960, mon père courait en rallye, avant de devenir directeur de course. Il m’emmenait souvent aux 24 Heures du Mans. Mon frère aîné pilotait également. Quant à moi, je piquais la Mini de ma mère pour aller disputer des courses amateurs autour d’Amiens. Quand je rentrais avec une coupe, je la cachais sous mon lit… » Ces souvenirs intimes, la star du 13 heures de TF1 les évoquait déjà, en 2015, dans le magazine Gala, expliquant qu’il avait finalement abandonné la compétition pour se donner à fond à son autre passion, le journalisme.

Heureusement, son fils était là : « Olivier, lui, n’a vu ni son grand-père ni son oncle courir, mais il entendait parler circuits, compétitions, records… Quand il a eu 14 ans, je l’ai inscrit au Karting Club de TFl. Grâce à mon métier, par la suite, j’ai pu lui présenter quelques pilotes de Formule l et même l’emmener sur le circuit de Daytona, en Floride. » Olivier peut donc dire un grand « merci » à papa Jean-Pierre puisque, d’une certaine manière, sans lui, il ne serait peut-être jamais devenu le pilote professionnel qu’il est aujourd’hui, à 35 ans.

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Mais il a fait mieux que le remercier : il l’a carrément remis en selle ! On veut dire : au volant, bien sûr. « Il m’a redonné envie de piloter, confirmait Jean-Pierre en 2015. Il y a dix ans, on a commencé sur des buggies. Puis on est passé à la voiture de 350 chevaux. » Au total, cela fait onze ans que père et fils se retrouvent chaque année, pour participer, chacun dans son bolide, au fameux Trophée Andros. Onze ans donc, que de décembre à février, le père suit son fils dans le vent, la neige, la foule et la fatigue des autographes.

« Chaque année, s’amuse Olivier, il promet qu’il n’ira plus, que c’est trop fatigant. Il est vrai qu’entre son boulot, le voyage, la concentration, la tension de la course, l’attente, le stress, il y a de quoi hésiter. Mais, sollicité par nos partenaires et avec la promesse d’une bonne tartiflette en fin de compétition, il revient ! » Il revient et, même, double la cadence puisque, ce printemps, Jean-Pierre et Olivier participent ensemble au prestigieux Tour Auto Optic 2000, qui s’effectue en plusieurs étapes à travers la France, sur des bolides de collection.

Et, cette fois, père et fils se partagent le même bijou, une superbe Alfa Romeo Giulia 1600 GT Sprint de 1966 qui, l’année dernière, était pilotée par Gérard Holtz. Du reste, Olivier fait preuve d’un certain courage, en acceptant de partager la voiture avec son père. Car c’est bien dans une automobile qu’un jour, Jean-Pierre Pernaut, dans un moment de folie ou d’inconscience, a infligé à son jeune fils un traitement qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, voire irréversibles.

Indigne

Écoutons Olivier : « Je devais avoir 5 ou 6 ans et papa faisait des dérapages sur un parking de supermarché en tirant le frein à main. J’étais assis à l’arrière, pas attaché, et j’ai fini par me cogner la tête contre la vitre latérale. Ça m’a à moitié assommé. » Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Jean-Pierre Pernaut, ce jour-là, à jouer les cascadeurs automobiles avec un enfant de 5 ans dans la voiture ?

Certes, l’époque était différente, moins regardante sur les questions de sécurité, mais tout de même ! Ce serait aujourd’hui, on peut être sûr que certaines bonnes âmes n’hésiteraient pas à le traiter de père indigne… Mais, qui sait ? Serait-ce ce jour-là que, sans le savoir encore, le père aurait inoculé sa passion au fils ?

Dans ce cas, il ne serait pas exagéré de dire que, en faisant le fou sur le parking et en envoyant Olivier donner de la tête contre la vitre, Jean-Pierre Pernaut lui a transmis la « bosse » du sport auto !

Pierre-Marie Elstir