“Je jongle avec 
les mots !”

Frédéric Cirech, 
Issoire (Puy-de-Dôme) - mots

 

Ce surveillant en internat de 51 ans a l’esprit en ébullition… Passionné 
de lettres, Frédéric Cirech joue avec elles et imagine toutes sortes de combinaisons amusantes et étonnantes.

 

« Au risque de vous surprendre, je ne suis vraiment pas un grand lecteur : je n’ouvre quasiment jamais un bouquin. Mais j’aime les mots et jouer avec eux.

Un jour, cela m’a pris : j’ai commencé une grille de mots croisés de 10×10 et j’ai trouvé ça tellement rigolo que je me suis mis à rajouter d’autres mots, jusqu’à faire une grille de 9 000 cases… Je ne me suis plus jamais arrêté.

Pendant sept ans, j’ai rajouté des panneaux jusqu’à réaliser une grille de 13 m2 avec 131.250 cases (dont 24.000 noires). Chaque fois, je piochais dans mon dictionnaire pour trouver les mots nouveaux et leurs définitions précises que j’arrangeais ensuite à ma sauce, bien sûr.

« En trois ans, j’ai fait une grille de 10 m2. Et puis je suis mis en tête de réaliser une grille géante de mots mêlés à rayer avec 7.000 cases. »

Mon objectif était de fabriquer la plus grande grille du monde. Un sacré challenge que je me suis fixé au fil des ans. Une fois terminée, ma grille a été envoyée au maire de ma commune, puis validée par le Livre Guinness des records. J’ai ainsi obtenu le diplôme de la plus grande grille du monde ! Autant vous dire que je n’étais pas peu fier.

Après cet exploit, je me suis dit que je devais enchaîner sur une grille de mots fléchés. En trois ans, j’ai fait une grille de 10 m2. Et puis je suis mis en tête de réaliser une grille géante de mots mêlés à rayer avec 7.000 cases. 
Je ne m’arrête jamais !

J’ai aussi participé à presque tous les jeux télévisés dans lesquels on peut jongler avec les mots. J’ai ainsi remporté la cagnotte de 1.600 € à Motus, fait les beaux jours de Slam et de Harry, effectué un petit détour par Des chiffres et des lettres, et me suis bien amusé à Questions pour un champion.

Aujourd’hui, j’essaie de détourner les mots usuels. J’ai commencé un carnet de chants dans lequel je me base sur l’actualité pour modifier les paroles des chansons originales. Ainsi, le tube de Dalida Bambino est devenu sous ma plume “Bourricot” et traite de la violence faite aux femmes.

« Dès que j’ai un peu de temps libre, les idées fusent et je couche sur le papier le dernier jeu que j’ai imaginé. »

Je détourne aussi les dictons et les phrases célèbres. Ainsi, l’expression “L’occasion fait le larron” est devenue sous ma plume “L’occasion fait le lardon”… ça me fait vraiment marrer ! C’est bien simple, je ne m’arrête jamais.

Il m’arrive même de me réveiller à 3 heures du matin pour faire une petite grille ou noter une expression de mon cru ! J’imagine également les jeux les plus farfelus. Je viens de créer le “Sumodokub”, qui fonctionne sur le même principe que le jeu japonais du Sudoku, sauf qu’à la place des chiffres, je propose des lettres.

Dans mes tiroirs, je possède plus d’une centaine d’idées de jeux avec des mots. J’en ai même proposé à des écoles sur le thème des Fables de La Fontaine. Les gamins ont adoré.

J’ai toujours les neurones en ébullition. Dès que j’ai un peu de temps libre, les idées fusent et je couche sur le papier le dernier jeu que j’ai imaginé. Croyez-moi, je suis très loin d’avoir épuisé mon stock ! »

Alicia Comet