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“Le roi des puzzles, c’est moi !”

Publié le 24 décembre 2016

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Jérôme-David Inigo a gardé son âme d’enfant : il consacre tout son temps et beaucoup d'espace aux puzzles de dessins animés et de séries télé qu’il collectionne et assemble avec une certaine exaltation. Il les entasse chez 
lui depuis l’âge de 2 ans et en possède aujourd’hui plus de 1.300. Qui dit mieux ?

« Le puzzle, c’est mon casse-tête préféré. C’est aussi, pour moi, comme une séance de yoga. Si je suis stressé, cela me détend. Si je suis angoissé, cela m’apaise. On ne pense plus à rien quand on assemble les centaines de pièces qui le composent. En plus, j’ai l’impression que ça me remet le cerveau à l’endroit ! Et puis, c’est aussi un jeu. On s’amuse comme des fous. J’en fais tous les jours…

Tout petit, j’assemblais des ronds et des carrés dans des boîtes. Ma mère m’a mis entre les mains mon premier vrai puzzle à l’âge de 2 ans. Et je suis tout de suite devenu un passionné. À 6 ans, je réussissais mon premier puzzle de Goldorak. Avec 72 pièces, s’il vous plaît !

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Celui-là, je l’ai refait des centaines de fois : monté, remonté, démonté, remonté encore. Je l’ai gardé, et il trône dans sa boîte d’origine parmi les 1.300 autres modèles que j’ai numérotés, archivés et entassés dans une pièce consacrée à ma collection unique.

À l’école, je m’ennuyais et m’endormais souvent sur le bureau en songeant à mes personnages préférés : je rêvais de Candy, de Casimir, de Musclor, le prince d’Éternia, ou de la Panthère rose. Qui n’a pas imaginé ressembler à Tom Sawyer ou rigoler avec les Muppets ? À l’époque, il me tardait de rentrer à la maison pour retrouver Dorothée et Récré A2 !

J’ai dégoté de nombreuses raretés en surfant sur Internet, dénichant des puzzles consacrés à des dessins animés ou des feuilletons télé. Ainsi Flipper vient directement d’Australie, et la plupart des séries américaines sont en provenance des États-Unis.

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Le plus grand que j’ai réalisé ne compte pas moins de 8.000 pièces, il s’agit d’Alexandre le Grand. Il m’a tout de même fallu six mois pour le terminer. Le plus petit est mon Goldorak préféré.

Il y a aussi mon Rintintin, qui tient une place toute particulière dans mon cœur, car je regardais beaucoup la télé quand j’étais gamin et j’adorais le héros de ce feuilleton.

Aujourd’hui, je suis fier de ma collection. J’ai même fait une exposition dans ma région, il y a quelques années, avec 400 puzzles exposés. Cela m’a permis de me faire connaître dans le coin. J’estime avoir un véritable “patrimoine national”, car tous ces dessins animés de légende ou ces séries cultes ont marqué toutes les générations.

Qui ne se souvient pas de Nounours, même cinquante ans plus tard ? L’homme qui valait trois milliards est inoubliable. Je pense posséder trente ans de télévision française en puzzles de séries. Il faut savoir que pour chacune d’entre elles, il y a environ quatre ou cinq puzzles différents. Il ne me manque que Drôles de dames…

Ces puzzles sont en bois, en papier, en carton ou même en plastique, comme un très beau Thierry la Fronde, que j’ai assemblé. Je les ai mis sous verre une fois terminés.

Je sais que je garde ainsi mon cœur d’enfant. Quel délice de se replonger dans ces belles années ! »

Alicia Comet

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