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Laurent Cabrol : “Bienvenue à bord, Bosco !”

Publié le 24 décembre 2016

laurent-cabrol

Cette semaine, Laurent Cabrol a décidé de revenir sur une histoire que nous avions évoquée il y a deux ans. Celle d’un jeune Breton qui navigue avec sa poule.

Depuis peu, il vient d’accueillir un chien dans son équipage hors du commun ! Souvenez-vous… En mars 2015, vous avez pu lire dans France Dimanche (n° 3577) l’histoire étonnante de Guirec Soudée, cet aventurier breton de 22 ans qui avait eu l’idée de traverser l’Atlantique à bord d’un vieux bateau en acier, en compagnie de Monique, une poule pondeuse !

La cohabitation s’est plutôt bien passée car, deux ans plus tard, le jeune homme a remis ça. Le marin et son gallinacé ne se quittent plus et ont repris le large pour un tour du monde, avec un nouveau compagnon de route.

->Voir aussi - Laurent Cabrol : "Une saison pas si morte..."

En effet le mois dernier, lors d’une escale en Alaska, ils ont croisé la route d’une adorable chienne. Une rencontre que Guirec a aussitôt partagée sur sa page Facebook. « Il rêve de voyager autour du monde, il a soif d’aventures, il a flashé sur Monique, so welcome on board Bosco ! [“Bienvenue à bord, Bosco !”, ndlr] ».

Ils ont le pied marin (et aussi la patte et l'ergot) ces trois amis qui voguent sur toutes les mers du Globe
Ils ont le pied marin (et aussi la patte et l'ergot) ces trois amis qui voguent sur toutes les mers du Globe

Catastrophe

Par chance, le chien et la poule s’entendent à merveille, Monique ayant même fait visiter son navire à son nouveau compagnon. Ils obéissent tous les deux à leur maître, ce qui n’a malheureusement pas empêché l’équipage de frôler la catastrophe, le 4 décembre dernier.

« Ce matin, petit problème technique, écrit Guirec. Nous sommes actuellement entre l’île de Vancouver et la terre ferme, direction Campbell River. Les courants, très violents […] nous contraignent à naviguer six heures par jour, lorsqu’ils sont favorables. Monique, qui était de quart, n’a pas réussi à éviter un tronc d’arbre gigantesque (deux fois la taille du bateau), qui s’est bloqué entre la quille et le gouvernail. Obligé d’enfiler ma combinaison pour le débloquer. Moi qui rêvais de prendre un bain ! Pour m’aider, j’ai mis au point un système de palan depuis l’avant du bateau, j’ai dû amarrer le tronc, relié au winch, à plusieurs reprises. Tout est rentré dans l’ordre après deux bonnes heures passées à batailler. Monique s’est quand même fait remonter les bretelles [!] »

Actuellement, le Breton et ses deux moussaillons se trouvent au beau milieu de l’océan Pacifique. Souhaitons-leur de finir le voyage dans de meilleures conditions, car, jusqu’à présent, leur périple n’a pas été facile : « Guirec a été coincé 130 jours dans les glaces du Groenland, déclare un proche, et sans sa Monique j’ai le sentiment qu’il n’aurait pas tenu le coup. Elle lui pondait son œuf quotidien, qu’il savourait comme un don de la vie, et passait la journée sur ses genoux. »

Guirec n’a pas encore bouclé son tour du monde qu’il songe déjà à son prochain défi. En effet, le jeune homme souhaiterait vivement participer au prochain Vendée Globe, en 2020, en compagnie de Monique et Bosco. Reste à voir si on l’autorisera à prendre le départ de cette course mythique, censée se dérouler en « solitaire » ! n

Pour suivre leur périple sur Facebook : Guirec Soudée Adventure

[box type="info" style="rounded"]Pas bête, ma poule !

Elles seraient idiotes, prétendent certains… 
Pour en avoir déjà apprivoisé, j’aurais tendance à penser le contraire. Par exemple, durant plusieurs années, Rainette est venue à ma fenêtre à heures régulières picorer les graines que je lui posais avant de s’en aller vaquer à ses occupations. Je me souviens qu’elle répondait à son nom et qu’elle gloussait dès que nous lui parlions. Pour les apprivoiser, 
il est nécessaire que les poules soient seules. Il est important de leur parler doucement et de s’accroupir pour être à leur hauteur. Dotées d’une excellente mémoire, elles sauront retrouver leur nid ou leur poulailler deux à trois ans après l’avoir quitté. 
Sachez toutefois qu’une poule pondeuse est plus difficile à apprivoiser qu’une naine. Les gallinacés vivent en moyenne entre cinq et dix ans, et pondent, généralement dès l’âge de cinq mois, jusqu’à 250 œufs par an.[/box]

À LIRE

Vous qui ne manquez pas un épisode de cette émission diffusée sur France 4 tous les jours de la semaine (à 18 h 20), vous ne pouvez passer à côté de cet ouvrage illustré de nombreuses photos et truffé d’informations fournies par le sympathique personnel du zoo de 
La Flèche, dans la Sarthe. 
Un cadeau idéal pour vos enfants ou petits-enfants !

• "Une saison au zoo, l’album de l’émission", aux éditions Larousse, 14,95 €

Par Laurent Cabrol