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Affaire Jubillar : L’énigme de la couette

Publié le 7 janvier 2022

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Encore un nouveau rebondissement dans l’affaire Jubillar. Un an après la disparition de Delphine, un nouvel élément crucial pourrait faire basculer l’enquête.

Voilà plus d’une année que l’infirmière Delphine Jubillar a disparu. Son mari, Cédric, a été placé en détention en juin dernier pour le meurtre de sa femme. Mais un nouvel élément pourrait chambouler et remettre en cause son accusation...


En effet, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, l’ex-procureur en charge de l’affaire avait affirmé que Cédric était en train de lancer une machine avec la couette dans laquelle dormait Delphine lorsque les gendarmes sont arrivés chez lui à 4h50.

Une attitude qui avait pour le moins intrigué les gendarmes comme le magistrat l’avait alors déclaré : "Quand ils arrivent sur place à 4h50, les gendarmes trouvent Cédric Jubillar occupé à déclencher une machine à laver dans laquelle se trouve la couette du lit sur lequel elle dormait, ça se passe dans un contexte incongru et ça se situe dans une habitation où l'état d'entretien est négligé. On ne voit pas l'intérêt."

Une expertise scientifique avait alors été ordonnée, mais aucune trace de sang, d’urine ou de quoi que ce soit d’autre n’avait été retrouvée. D’autres analyses sur le siphon, le tambour et la tuyauterie de la machine à laver, avaient elles aussi fait chou blanc.

Jusqu’alors, Cédric avait toujours affirmé que cette nuit-là, lorsqu’il avait découvert que sa femme n’était plus à leur domicile, il avait immédiatement prévenu la gendarmerie de sa disparition puis, pris de panique, il avait machinalement mis quelques vêtements dans la machine à laver pour "s'occuper l'esprit", sans toutefois évoquer cette mystérieuse couette.

On avait alors à faire à deux versions contradictoires.  Seulement voila, de nouvelles pièces versées au dossier viennent confirmer le récit de Cédric Jubillar. Il s’agirait de clichés, pris au moment précis où la gendarmerie est entrée dans le domicile du couple, soit à 4h50 du matin.

Sur ces photographies, on peut très distinctement apercevoir la fameuse couette dans le salon et non pas dans la machine à laver. De plus, la machine à laver n’était, à ce moment, pas en marche.

Ce nouvel élément vient donc appuyer la défense de Cédric, qui crie son innocence depuis le premier jour. Ses avocats ont, en conséquence, prévu d’émettre une nouvelle demande de remise en liberté le 11 janvier. Cédric Jubillar pourrait-il vraiment sortir de prison ? 

Andréa Meyer

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