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Agnès Soral : Elle combat une terrible épidémie !

Publié le 11 mai 2019

C’est lors d’un séjour en Afrique que la comédienne Agnès Soral a dû affronter une méningite foudroyante.

Son nom est devenu synonyme de fiel. Après avoir été condamné à de multiples reprises pour injures racistes ou antisémites, incitation à la haine raciale et apologie de crimes de guerre ou contre l’humanité, son frère, Alain Soral, a en effet été condamné à un an de prison ferme en janvier 2019.

Agnès est, elle, écœurée par les idées de son frère aîné, devenu l’un des gourous de l’extrême droite, tous deux n’ayant en commun qu’un patronyme désormais lourd à porter. Elle s’est d’ailleurs toujours évertuée à le rappeler. « Je ne côtoie plus mon frère depuis des années et à cause d’Alain, le nom “Soral” est en train de devenir un adjectif qualificatif pour désigner la haine et une idéologie que je ne partage pas », clamait-elle déjà en 2014 dans les colonnes de L’Obs.

Celle qui fut la première à se choisir comme pseudonyme le nom de Soral, emprunté à une ville suisse, défend même des idéaux aux antipodes de ceux véhiculés par son frangin terrible, portant en eux les germes d’une guerre civile. Agnès est investie depuis longtemps et de toutes ses forces dans l’humanitaire. Alors qu’elle jouait sur M6 dans la fiction Un avion sans elle, l’actrice de 58 ans s’est confiée sur cette lutte sans merci qu’elle a menée contre la maladie, il y a vingt-six ans, sur le continent africain. « Lorsque, en 1993, j’ai tourné Le Ballon d’or, sous la direction de Cheik Doukouré, on s’est retrouvés confrontés à une épidémie de méningite foudroyante », a-t-elle révélé dans Télé 7 Jours.

Cette femme de cœur ne reste pas indifférente face à tant de souffrance et décide de prêter main-forte à l’association Médecins sans frontières, venue remédier à cette crise. « Je me suis mise à [leur] service pour soulager les malades », poursuit-elle dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Pendant un temps, les symptômes des patients, fièvre, raideur à la nuque, vomissements, tâches bleutées et rouges sur la peau, deviennent son quotidien. Son dévouement remarquable aurait pu lui coûter très cher quand on sait que ce terrible fléau, contagieux, s’avère souvent mortel.

Et, depuis 2007, la comédienne continue de s’engager pour faire triompher de nobles causes. Elle est désormais marraine de l’association suisse Aquaverde qui s’efforce de « sauvegarder la forêt primaire, menacée par les bûcherons et les orpailleurs illégaux » au Brésil. Et loin de lui avoir fait peur, son aventure en Afrique lui a également permis de construire un « rapport particulier au continent ». « J’y suis allée souvent », a-t-elle confié.

Des retours aux sources là où Agnès a pris conscience que son courage et son empathie envers ceux qui souffrent pouvaient faire la différence. Et peut-être, un jour, parviendra-t-elle à rendre ses lettres de noblesse au nom de Soral…

Julia NEUVILLE

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