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Alain Barrière : La Bretagne pleure son chanteur

Publié le 24 décembre 2019

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© BESTIMAGE obsèques Alain Barrière

Une foule importante d’admirateurs est venue dire adieu, ce lundi 23 décembre, à Alain Barrière.

«Tous ceux qui le souhaitent peuvent venir car Alain Barrière appartenait à tout le monde », avait prévenu sa fille Guénaëlle Barrière, avocate. Son appel a été entendu au-delà de ses espoirs.

Venus de toute la Bretagne, et même des quatre coins de France, plus d’un millier de fans se rassemblent dès la fin de la matinée à l’église Saint-Joseph de La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan, où fut baptisé l’interprète de Tu t’en vas. La foule est si dense que vers 16 heures, le corbillard a bien du mal à rejoindre le monument. à la demande de la famille, les plus célèbres chansons passent en boucle, diffusées par des haut-parleurs à l’extérieur : Elle était si jolie, Une petite plage, Celtina…

à 16 heures, le cercueil recouvert d’un drap blanc portant une hermine noire, symbole de la Bretagne, est acheminé au cœur de la chapelle, juste à côté d’un grand portrait en noir et blanc du chanteur, datant des années 70. Dehors, les nombreux admirateurs se recueillent en silence. Toutes les générations communient avec une émotion palpable autour de cet artiste populaire et si aimé, par les Français, âgés de 7 à 77 ans.


Beaucoup de gens pleurent, certains masquant leur visage avec leurs mains. « Nous avons perdu notre chanteur de cœur. Lui seul savait honorer et magnifier le Morbihan dans ses mélodies. On a tous un refrain d’Alain dans la tête et le cœur », témoigne Catherine, Rennaise de 57 ans, la voix secouée par les sanglots. Au moment où débute le sermon, un invité s’installe à côté de la famille : Jean-Marie Le Pen, 91 ans, qui, natif de La Trinite-sur-Mer, a toujours gardé une indéfectible amitié pour Alain Barrière. L’homme politique a déclaré au journal Ouest-France : «Alain a quitté le pays des menhirs. Son âme a été emportée par le jusant de l’aber de Crach vers le très grand large, où nous nous retrouverons un jour. »

Jean-Baptiste DROUET

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