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Albert : Agressé par son cousin !

Publié le 12 septembre 2018

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Le souverain n’a pas vu venir le coup… Désarmé, Albert n’a pu que subir cette attaque frontale qui le met dans une position des plus fragiles.

Des scandales, des drames, des cataclysmes, le Rocher en a connu.

Comme si, à certains moments de son histoire, ce petit pays de seulement deux kilomètres carrés avait concentré sur lui les mauvaises énergies qui hantent la nature.

Mais toujours, jusqu’à aujourd’hui, l’ordre était revenu sur Monaco.

Et l’image des Grimaldi avait retrouvé de sa superbe, entre autres grâce à la volonté farouche d’Albert, quand il avait pris la suite de son père, de vouloir assainir le Rocher.

Aussi, à 60 ans, il pouvait se sentir serein.


Il est devenu un monarque très apprécié de ses sujets, et ceux-ci savent à quel point il s’implique dans la principauté comme si elle était son sang et sa chair. 

Mais aujourd’hui, pour lui, l’heure est grave.

Le souverain est la cible d’une terrible attaque, personnelle, que même ses pires ennemis n’auraient pu imaginer.

Une agression si violente qu’elle pourrait remettre en cause sa raison de vivre, voire son avenir ! 

Le destin de sa famille aussi.

De sa femme, bien sûr, la belle Charlène, qu’il chérit, et de leurs deux enfants, Jacques et Gabriella, qu’ils aiment plus que tout.

Sans oublier le sort de ses sœurs, Caroline et Stéphanie ainsi que celui de leurs enfants.

Oui, aujourd’hui, c’est tout son clan qui est menacé.

Dans quelques semaines, dans quelques mois, Albert voir son pouvoir remis en question.

Le prince n’a pas senti venir le coup.

Comment aurait-il pu imaginer que c’est son propre cousin, un jour de l’été 2018, qui le lui assénerait ?

Vous pensez peut-être que nous exagérons.

Eh bien vous avez tort. Car cet homme par qui le scandale arrive s’appelle Louis de Causans.

Spoliation

Celui-ci travaille dans l’immobilier, mais il est aussi passionné par les éléphants, les perroquets et les serpents.

Et à 44 ans, il est bien déterminé à ce que la justice lui rende son honneur perdu, et lui accorde un dédommagement de 351 millions d’euros !

Oui, vous avez bien lu !

Si Louis de Causans est parti en croisade pour obtenir ce pactole, c’est qu’il estime que l’État français l’a privé de son droit légitime : celui d’être prince héritier de Monaco… à la place d’Albert !

« Ma famille et moi avons été victimes d’une véritable spoliation qu’il appartient à la justice de réparer », a-t-il justifié au Parisien.

Sur quoi se fonde-t-il donc pour réclamer cette place ?

Sur l’Histoire. Au début du XXe siècle, Louis II de Monaco, ancêtre du prince Albert, n’avait pas eu d’héritier.

Pas d’héritier légitime en tout cas.

Une petite fille, Charlotte, était née de ses amours avec une femme qui exerçait alors la profession de « modèle pour photos d’art ».

Elle deviendra ensuite lingère.

Louis II de Monaco n’ayant pas d’héritier légal, c’est un membre de la branche allemande de la famille, en la personne de Guillaume II de Wurtemberg-Urach, qui aurait dû monter sur le trône.

Mais pour la France, voir un Allemand à la tête de Monaco, à la veille de la Première Guerre mondiale, et compte tenu des tensions existant entre les deux pays, était inconcevable.

La France aurait donc, en secret, fait pression sur le Rocher pour évincer Guillaume II de Wurtemberg-Urach en modifiant la loi de succession à Monaco, afin qu’un enfant adoptif puisse prendre les rênes du pouvoir.

Une vraie révolution !

C’est dans ces conditions que Charlotte, fille de lingère, devint princesse.

Mère du prince Rainier, elle fera d’Albert le souverain qu’il est désormais.

Mais selon Louis de Causans, les Allemands ayant renoncé à monter sur le trône en 1924, c’est à une troisième branche des Grimaldi, à laquelle il appartient par sa mère, qu’aurait dû revenir le droit de régner sur le Rocher, si la loi de succession n’avait pas été changée sous pression de la France !

Et le cousin d’Albert se montre très déterminé. « Aujourd’hui, ce que je souhaite, c’est que la vérité éclate, et que cette injustice soit réparée. En réalité, mes cousins, les princes de Monaco, ont accédé au trône grâce à un tour de passe-passe », a-t-il expliqué, très fermement, toujours au Parisien.

Tricherie

Et il a beau affirmer qu’il « n’en veut pas au prince Albert », si sa démarche aboutissait, si l’État français était reconnu responsable de ce qu’il appelle cette « spoliation », les conséquences sur le Rocher pourraient être fatales.

Quelle légitimité aurait alors le prince Albert, si la justice reconnaissait que Louis de Causans, dont la famille était interdite de séjour à Monaco depuis 1955 et jusqu’à une date récente, a bien été victime d’une « tricherie », comme il l’affirme ?

On ne peut imaginer à quel point cette décision pourrait bouleverser l’existence d’Albert et des siens.

La procédure a été lancée le 2 juillet auprès du cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères.

Sans réponse d’ici le 2 septembre, l’avocat de Louis de Causans s’adressera au tribunal administratif. 

L’on peut supposer que depuis la publication de cette incroyable nouvelle, Albert est devenu anxieux.

Espérons pour lui et sa famille qu’ils ne devront pas renoncer à cette terre bénie des dieux, sur laquelle ils vivent et règnent depuis si longtemps.

Car alors, ce Rocher de deux kilomètres carrés deviendrait ni plus ni moins que l’enfer.

Laurence PARIS

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