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Albert et Charlène : Catastrophe la veille de leur mariage !

Publié le 3 juin 2011

Le week-end dernier, une atroce nouvelle est venue assombrir les préparatifs du jour J d'Albert et Charlène. Un événement que les Monégasques redoutaient depuis trente-quatre ans !

L'attente aura duré cinq ans. Cinq années de tergiversations, de fausses annonces, de rumeurs démenties. Maintes fois annoncées, maintes fois repoussées, les noces se profilent, enfin. Dans moins d'un mois, le 2 juillet prochain, le prince Albert de Monaco prendra pour épouse Charlene Wittstock et, depuis que les Formule 1 se sont tues le week-end dernier, depuis que les lumières de Cannes se sont éteintes, le Rocher ne bruit plus que de ce mot : mariage !

Un événement comme la principauté n'en avait pas vécu depuis qu'en ce jour inoubliable d'avril 1956, Rainier a uni son destin, pour le meilleur, et hélas, pour le pire, à la sublime Grace Kelly.

Le temps a passé, les temps ont changé. La belle Charlene ne traversera pas l'Atlantique en bateau pour rejoindre son prince, comme l'égérie d'Hitchcock. Les baisers proscrits par le protocole d'antan ont déjà été échangés entre les deux fiancés. Demeure, intacte, l'effervescence d'un peuple dont le cœur bat aujourd'hui comme jadis au rythme des équipées de son monarque.

->Voir aussi - Albert II : Il veut faire mieux que papa !

Stupéfaits

Déjà, les rues monégasques se sont parées des portraits des futurs époux. À proximité du palais fleurissent les couleurs de la ville : le rouge et le blanc. La dernière main est mise aux préparatifs de ces trois jours de fête. Les invitations aux résidents ont été lancées, celles des officiels sont prêtes.

Les fiancés, malgré la frénésie qui les entoure, disent garder leur calme, Albert affirmant même à Nice Matin : « Il est vrai que tout s'accélère mais nous menons nos activités habituelles comme nous l'entendons. Il y a une foule de détails, de la logistique, mais cela se passe dans la sérénité, il n'y a pas de raison d'être nerveux. »

C'était compter sans un événement que les futurs époux n'avaient pas prévu. Le week-end dernier, un coup de tonnerre a éclaté sur la cité méditerranéenne. Abasourdis, stupéfaits, les Monégasques, à commencer par le premier d'entre eux, se sont réveillés lundi 30 mai avec déjà en tête l'atroce nouvelle.

Un drame historique venait de frapper la principauté. Une catastrophe que les Monégasques n'avaient pas connue depuis trente-quatre ans. Pour Albert, le coup a été très rude, survenant après une année qu'il a lui-même qualifiée de « plus que difficile » dans le Journal du Dimanche.

Mais il est impossible de comprendre ce qui s'est joué ces jours-ci sans revenir sur le parcours des deux futurs époux.

Passion

« Charlene est une jeune femme qui s'est construite notamment à partir des valeurs du sport qui me sont si chères », a confié récemment le prince à Stéphane Bern. Dans le même entretien au Figaro Magazine, celle qui a débuté la natation à 8 ans confirmait : « L'esprit de compétition, l'humilité, la compassion, l'esprit sportif et la gratitude sont des valeurs profondément ancrées en moi et que je conserverai toute ma vie. »

De fait, c'est le sport qui a réuni ces deux êtres. « J'ai rencontré le prince en 2000, à Monte-Carlo, lors d'une compétition internationale de natation au cours de laquelle je disputais l'épreuve de dos crawlé, se souvient-elle. J'ai eu une conversation très brève avec lui à ce moment-là, et une autre en 2001. Il était extrêmement charmant et exprimait une grande passion à la fois pour le sport et pour les athlètes. »

Un intérêt dont témoigne la vie d'Albert. Jeune, il a pratiqué une dizaine de disciplines, du judo au squash en passant par le football, et a représenté son pays lors de cinq jeux Olympiques en bobsleigh. Dans les années 80, on le retrouvera aussi sur les pistes du Paris-Dakar ou dans des courses de voile...

C'est donc en toute logique que le prince s'est pris de passion pour l'équipe de football du Rocher. Portant fièrement l'écharpe aux couleurs de l'Association sportive monégasque (ASM), parfois accompagné de ses sœurs, et, ces dernières années, de Charlene, Albert était un supporter inconditionnel.

Changements

L'on imagine donc sa peine, dimanche dernier, lorsque le monarque a constaté, impuissant, que ses joueurs allaient devoir quitter la Ligue 1, la première division française. Vendredi dernier, pressentant déjà le triste événement, il expliquait à nos confrères du Journal du Dimanche qu'il n'y avait aucune honte à évoluer en Ligue 2. Une façon d'anticiper le pire, qui est, hélas, advenu. Aucune honte, peut-être...

Pourtant, que sera le beau stade Louis-II sans ses stars internationales qui ne manqueront pas d'aller vendre leurs talents dans des clubs désormais plus huppés ? Ne risque-t-il pas d'être déserté par les spectateurs, malgré leur attachement au club ? Si d'aventure, les travées se vident, le monarque viendra-t-il toujours soutenir son équipe ?

« Il faudra envisager autre chose pour l'ASM, expliquait le souverain au JDD, se préparant à l'éventualité d'une relégation. Il y aura inévitablement des changements. » Mais lesquels ? L'avenir le dira... En attendant, il va falloir que la principauté fasse vite le deuil de cet espoir sportif déçu pour se concentrer pleinement sur le mariage de son souverain.

Las, comble de malchance, les futurs mariés ont prévu, la veille de la noce, de convier les Monégasques résidents, transfrontaliers et habitants des communes limitrophes à un concert du groupe Eagles... au stade Louis-II. Une cruelle ironie, la veille du grand jour, que de voir ce stade rempli, peut-être pour la dernière fois.

Mais gageons que l'amour et l'indéfectible soutien du peuple monégasque feront oublier à tous cette triste déconvenue, et que ces nuages sombres auront été balayés pour laisser place à l'immense bonheur qu'éprouveront Albert et Charlène en ce moment unique, qui sera, souhaitons-le, ainsi qu'on a coutume de le dire, le plus beau jour de leur vie !

Christian Morales

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