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Albert II : Face à la révolte des Monégasques !

Publié le 7 février 2017

La récente fermeture d’une échoppe bien connue sur 
le Rocher est en passe de provoquer une révolution pour le prince Albert II !

Tout commence au cœur du marché de la Condamine, l’épicentre de la gastronomie monégasque. Dans ces dizaines d’échoppes, on trouve les meilleurs commerces de bouche : bouchers, fromagers, boulangers…

Mais la foule qui se presse ici vient surtout pour Roger Charton et sa succulente socca. Devant son étal, l’attente est interminable tant sa spécialité est appréciée. « La socca, explique Roger, est une galette à base de farine de pois chiches, d’huile d’olive, de sel et d’eau. »

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Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas un plat niçois, mais monégasque. Jadis, les marins génois la dégustaient entre d’épaisses tranches de pain. Dans la famille Charton, l’art 
de la préparer s’est transmis de père en fils, jusqu’à Roger.

Pétition

« Depuis l’âge de 14 ans, je fabrique la socca à ma façon, en la laissant reposer une heure, avant de la cuire à très haute température, dans un four à 440 °C. » Au moment de la servir à ses nombreux clients, Roger n’oublie pas d’y ajouter une pincée de poivre. La crêpe est si bien préparée qu’elle serait la meilleure au monde, et l’homme est devenu une institution locale. « La socca de Roger est indissociable de Monaco. C’est notre plat national », témoigne une cliente.

 ->Voir aussi - Albert II : Il règle ses comptes avec son père !

Hélas, début juillet 2016, un drame a frappé la principauté : victime de problèmes de santé, Roger Charton baisse le rideau ! Ce qui provoque la stupeur, puis la colère des milliers d’inconditionnels, privés de leur mets favori. Organisés en association, ces derniers ont exigé que la mairie de Monaco se mobilise au plus vite pour la réouverture du commerce avec un remplaçant aux fourneaux, désigné par Roger.

Ils ont même lancé une pétition sur Facebook, qui a recueilli des centaines de signatures, avec le message suivant : « Tous les amoureux de ce plat typique, délicieux et convivial sont désespérés, certains même sombrent dans la dépression. »

Manque

L’affaire, relayée par Nice Matin et les réseaux sociaux, est remontée jusqu’au Palais. Contre toute attente, Albert II reste sourd aux cris des insurgés. Une erreur politique : on sait, depuis les émeutes du pain sous Louis XVI, que les révolutions commencent par les cris des affamés.

Les insurgés de la socca ont d’ailleurs écrit à l’attention du Palais : « Les retraités et les enfants commencent à montrer des signes alarmants de manque. La révolte gronde. Agissons ! »

Georges Boisgontier

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