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Albert II : Il est bien le père de Delphine Boël !

Publié le 24 février 2020

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© BESTIMAGE Le roi Albert II de Belgique

Le test ADN a parlé ! Le 27 janvier, Albert II, l’ex-roi des Belges, a officiellement reconnu le fruit sa liaison avec la baronne Sybille de Sélys Longchamps…

«Tu ne dois plus jamais m’appeler, je ne veux plus entendre parler de cette histoire. Et d’ailleurs, tu n’es pas ma fille ! » lançait, furieux, Albert II de Belgique à Delphine Boël en 2001, lors de la toute dernière tentative de celle qui n’était encore qu’une jeune fille de renouer le contact avec son père alors présumé…

Un rejet terrible, traumatisant pour cette artiste plasticienne, née le 22 février 1968 de la liaison de sa maman, la baronne Sybille de Sélys Longchamps, avec le monarque durant les années 60 et 70, et qui avait été informée de l’identité de son géniteur dès l’âge de 17 ans. Bouleversée par ce refus du souverain d’admettre sa filiation, celle qui ressemble pourtant comme deux gouttes d’eau à Albert a, quelques jours avant l’abdication de celui-ci en 2013, finalement décidé de le poursuivre en justice afin de le forcer à la légitimer. Ce combat de longue haleine vient enfin de se terminer.

En effet, le 27 janvier dernier, par la voix de ses avocats, l’ex-souverain des Belges a publié ce communiqué : « Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel il s’est prêté à la demande de la cour d’appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques indiquent qu’il est le père biologique de Madame Delphine Boël. »

Face au laconisme de cette annonce, la baronne Sybille de Sélys Longchamps n’a pas tardé à réagir : « L’attitude me paraît inhumaine. J’essaie de lui trouver des circonstances qui pourraient l’excuser. Il a eu une enfance très difficile. Il n’a jamais connu sa mère. C’est un manque. Il a eu toutes ces histoires qui n’ont pas été bien. »

Pourtant, il s’agit presque d’un heureux dénouement pour Delphine Boël, qui a consacré sa vie personnelle mais aussi sa vie d’artiste à demander à son père de la reconnaître, de la considérer comme sa fille, au même titre que les trois enfants qu’il a eus avec son épouse, Paola, et, accessoirement, de l’aimer autant qu’eux. Aujourd’hui, si cette fille « oubliée » a définitivement compris qu’aucune relation ne serait jamais envisageable avec l’ancien monarque, elle peut toutefois désormais prétendre hériter au quart de la fortune de l’ex-roi…

Une reconnaissance que nombre de ceux qu’on appelait jadis les bâtards n’ont que rarement obtenu de la part de leurs puissants géniteurs ! Il faut dire qu’au cours de l’histoire, les rois de France (et d’ailleurs) ne se sont pas privés de se reproduire hors mariage, foulant parfois au pied les lois successorales de leurs royaumes.


Ainsi Henri IV, s’il n’a pas manqué d’essaimer sans vergogne et à tout-va sa royale semence, a traité de la même manière et élevé ensemble ses rejetons légitimes et illégitimes ! On ne sait exactement combien d’enfants naquirent de toutes les conquêtes du Vert Galant durant sa tumultueuse jeunesse. En 1592, tandis qu’il luttait pour conquérir son royaume, atteint d’une maladie vénérienne, il se vit annoncer qu’il ne pourrait plus procréer. Aussi, quelle surprise et quelle joie, à l’automne 1593, lorsque Gabrielle d’Estrées, maîtresse en titre du monarque, se retrouva enceinte du premier, César, suivi, en 1596 de Catherine-Henriette et d’Alexandre en 1598 ! En tout, le très paternel souverain eut au moins 12 enfants naturels de 6 maîtresses différentes, en plus de ses 6 héritiers de sang…

Quelques années plus tard, Louis XIV a avidement « ensoleillé » pléthore de femmes, de tous âges et de toutes conditions ! Une frénésie sexuelle qui a atteint son paroxysme vers la quarantaine : « Tout lui était bon, a écrit sa belle-sœur, la princesse palatine, pourvu que ce fussent des femmes : paysannes, filles de jardinier, femmes de chambre, dames de qualité, pourvu qu’elles fissent seulement semblant d’être amoureuses de lui. » Dès lors, rien d’étonnant à ce que son appétit pour la chair et ses plaisirs ait engendré au moins 16 à 18 enfants naturels ! Huit d’entre eux ont été légitimés par le souverain, dont six ont atteint l’âge adulte. Le Roi Soleil avait d’ailleurs pour habitude de les marier dans les branches latérales de la maison de Bourbon, parfois à leur grand désespoir.

Si ces deux monarques n’ont pas dissimulé l’existence de leur progéniture « d’à-côté », d’autres, comme Albert II de Belgique avec Delphine Boël, n’ont eu de cesse de cacher leurs sorties de route. Une attitude impardonnable pour certains de ceux qui affirment être des fils et filles naturels, prêts à tout pour faire éclater « leur » vérité. Ainsi, depuis plusieurs années, un Français, François Graftieaux, se prétend petit-fils d’Edouard VIII. Âgé aujourd’hui de 73 ans et retraité, il affirme que son père est le fruit de la relation que sa grand-mère aurait eue avec le fils de George V, lequel n’a d’ailleurs régné que onze mois sur le Royaume-Uni. En 2004 et 2013, ledit François Graftieaux a même demandé à la reine Elizabeth de se plier à des tests ADN afin de prouver sa filiation, une requête restée à ce jour lettre morte…

Il n’est pas le seul à espérer faire valoir ses droits auprès de la famille royale d’Angleterre. Un certain Simon Dorante-Day assure en effet qu’il est le fils caché de… Charles et Camilla ! Selon cet ingénieur de 52 ans installé en Australie, qui s’appuie sur une thèse avancée par ses grands-parents adoptifs, Winifred et Ernest, d’anciens employés de Buckingham, il aurait été conçu par le couple alors adolescent. Pour prouver ses dires, « Prince Simon », ainsi qu’il se fait appeler sur les réseaux sociaux, argue de la forme de ses pommettes et de sa denture, qui seraient la signature des Windsor, tout comme l’implantation de ses cheveux rappelerait celle de la belle-mère de William et Harry… « Je sais que cela semble incroyable mais tout ce que j’avance est vérifiable. Je suis simplement un homme à la recherche de ses parents biologiques et tous les chemins me ramènent inlassablement à Camilla et Charles », a-t-il expliqué.

S’il est douloureux de lutter pour connaître la vérité sur ses origines, il peut être pire de tout savoir mais d’être contraint au mensonge et au silence pour raison d’État… Mazarine Pingeot, fille adultérine de François Mitterrand, a ainsi vécu toute son enfance et son adolescence dans l’ombre de l’homme public. Cachée aux yeux de tous jusqu’à ce que le président « monarque » se voie forcé de révéler l’existence de cette enfant secrète…

En fait, peu de royautés sont épargnées par le sujet, hautement sensible, des enfants illégitimes. Les plus grandes comme les plus petites : à l’instar de la principauté de Monaco, où Albert II, avant d’avoir ses jumeaux, avait déjà goûté aux joies d’être papa. Deux enfants cachés sont nés des amours passées du souverain : l’Américaine Jazmin Grace, aujourd’hui âgée de 27 ans, et Alexandre, 16 ans, que le prince a eu avec une Togolaise. Deux « bâtards » dont Albert a publiquement reconnu la paternité biologique.

Clara MARGAUX

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