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Alexandre (Koh-Lanta) : “J’aimerais tant gagner pour ma mère disparue”

Publié le 26 avril 2019

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© Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface Alexandre

Alexandre, le capitaine des Rouges veut rendre hommage à celle qui a tenté, en vain, de participer à cette émission.

Depuis son retour de Koh-Lanta, le commercial de Seine-Saint-Denis envisage de changer de métier. À 28 ans, ce joueur de hockey sur glace s’orienterait volontiers vers la restauration. L’essentiel est qu’il ne passe pas ses journées enfermé dans un bureau. Mais participer à ce jeu d’aventure était aussi, à ses yeux, une façon de rendre hommage à un être cher.

France Dimanche : Votre vie a-t-elle changé depuis votre retour des Fidji ?
Alexandre : À la base, je suis commercial, mais depuis mon retour de Koh-Lanta, je suis en reconversion professionnelle. J’aimerais bien ouvrir une brasserie, parce que j’ai réalisé que rester enfermé dans un bureau toute la journée, ce n’était pas vraiment fait pour moi. En réalité, ça fait un bout de temps que je réfléchis à un nouvel avenir. C’est pour cette raison que j’avais demandé à mon employeur de m’accorder une année sabbatique. En 2018, j’en ai profité à fond. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Arctique, où j’ai réalisé un raid de neuf jours en kayak, en autonomie complète. C’était une expérience incroyable qui m’a évidemment servi pendant Koh-Lanta. Nous étions véritablement coupés du monde, c’était donc un peu la même chose. Mais sans les caméras et Denis Brogniart ! [Rires]

FD : Fort de cette expérience, vous êtes-vous senti avantagé par rapport aux autres ?
A : Je pense que cela m’a aidé dans certains domaines, notamment pour faire ses besoins dans la nature, par exemple. Avant mon raid, je ne l’avais jamais fait. Ça a l’air idiot, mais ce n’est psychologiquement pas si simple.

FD : Votre soif d’aventure est-elle ancienne ?
A : J’ai toujours aimé vivre des choses hors du commun. C’est mon caractère. Et cette tendance naturelle s’est accentuée depuis le décès de ma mère. Elle n’a malheureusement pas remporté son combat contre le cancer, après quatre longues années de lutte. J’avais à peine 16 ans quand sa maladie s’est déclarée, Je sais ainsi aujourd’hui à quel point la vie est courte. Je veux donc en profiter un maximum et surtout ne jamais remettre au lendemain ce que je peux et veux faire le jour même. J’arrive aussi à prendre du recul par rapport aux petites contrariétés quotidiennes. J’évite de me stresser pour un rien et parviens à relativiser toutes les situations.

FD : Depuis quand souhaitiez-vous participer à Koh-Lanta ?
A : Contrairement à certains, ça n’a jamais été, pour moi, le rêve d’une vie. J’ose espérer que je connaîtrai des aventures plus intenses encore. Toutefois, quand j’étais plus jeune, je regardais les émissions en éprouvant une grande admiration pour les candidats.

FD : Qu’est-ce qui aura été le plus dur à vivre ?
A : Si les téléspectateurs ont pu constater dans le dernier épisode que j’avais très faim, ce n’était pourtant pas ça le plus dur. Le fait d’être éloigné de mes proches aura été encore plus difficile à vivre.

FD : Le coup de fil gagné lors de l’épreuve de confort vous a donc sûrement remonté le moral.
A : Je n’aurais jamais imaginé à quel point cela me serait bénéfique. J’étais si heureux d’entendre la voix d’Athéna, ma copine depuis un peu plus d’un an. Elle avait parié que j’allais pleurer, alors que je lui disais le contraire. Si j’ai versé quelques larmes, il faut remettre les choses dans leur contexte. Ça faisait douze jours que nous étions dans le camp, sans compter les sept jours de voyage pendant lesquels nous n’avions déjà plus aucun moyen de communication avec l’extérieur. Je dois avouer qu’elle me manquait terriblement. À ma grande surprise, cette séparation aura renforcé les liens qui nous unissent.

FD : Comment votre entourage a-t-il vécu cet éloignement ?
A : À 74 ans, mon père est du genre anxieux. C’est pourquoi j’ai demandé à Athéna de le rassurer. Quant à mon grand-frère, il est très content pour moi. D’autant plus qu’il aurait adoré être à ma place. Tout comme ma maman. Elle avait d’ailleurs postulé, mais n’avait malheureusement pas été retenue. Autant dire que, durant les épreuves, j’ai beaucoup pensé à elle. J’aimerais tant gagner pour elle ! Je vis l’aventure qu’elle aurait adoré vivre.

FD : Dans le dernier épisode, on vous reproche de ne pas être équitable dans le partage de la nourriture. Qu’en pensez-vous ?
A : Quand j’ouvre les noix de coco, j’en propose à tout le monde. Peut-être qu’il m’arrive parfois d’en manger un peu plus. Mais j’estime que je suis dans mon droit puisque je fais l’effort de les ouvrir ! [Rires] Quant aux reproches sur ma façon de parler, je reconnais que ça peut heurter certaines personnes, comme Chloé. Mais quand je fais quelque chose, aussi bien du hockey sur glace que les épreuves de Koh-Lanta, je le fais à fond. Il m’arrive de crier, au risque de déplaire à certains. Mais c’est ma manière d’encourager les autres.

FD : Vous sentez-vous en danger pour la suite ?
A : On se sent toujours en danger. Mais m’éliminer lors du dernier conseil au profit de Chloé, moins forte que moi physiquement, aurait été une folie. C’est pourquoi je n’ai pas sorti mon bracelet d’immunité. Mais lors d’un futur conseil, j’y réfléchirai sans doute à deux fois.

FD : Si vous gagnez, que comptez-vous faire des 100 000  euros promis au vainqueur ?
A : Je mets déjà de côté 5 000 euros pour faire une gigantesque fête avec mes potes. J’en donne aussi une bonne partie à mon père. Et le reste, je le dépense pour financer mes cours de pilote d’avion. Je m’imagine déjà aux commandes d’un Boeing. C’est mon rêve depuis toujours !

Philippe CALLEWAERT

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