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Amaury Vassili : "2021 sera l'année de tous les bonheurs !"

Publié le 13 juin 2021

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Les fans d'Amaury Vassili peuvent se réjouir : en plus d'un magnifique nouvel album, il réserve à son public bien des surprises...

Son sourire nous fait fondre, autant que sa voix chaude et envoûtante nous transporte. Malgré la crise et ces longs mois de confinement, le talentueux baryton nous offre un très bel opus, Crescendo, dans lequel il mêle classique, pop, lyrique, etc., parce que, finalement, pourquoi devrait-il choisir ? Un vrai retour aux sources pour notre jeune Rouennais de 31 ans, d'autant plus fier de ce disque qu'il en a assuré la création de A à Z, rassemblant un orchestre symphonique de quarante musiciens et quelques beaux duos. Et si « travailler me fait du bien » confie Amaury, il n'en oublie pas pour autant sa belle histoire d'amour avec Stéphanie, sa dulcinée depuis près de quinze ans et avec qui il nourrit de doux projets…


France Dimanche : Comment est né ce magnifique album ?

Amaury Vassili : Très rapidement, en seulement un mois et demi, pour tout vous dire. Et comme je le produis entièrement, ça a été un sacré challenge ! Il m'a fallu du coup être présent et au top à chaque moment de sa création. Contacter les grands orchestres symphoniques et arriver à tout bien caler au bon moment n'a pas toujours été évident, surtout en plein confinement ! Mais, on y est arrivé et j'en suis d'autant plus fier. Une aventure complètement folle, mais tellement enrichissante. Que du bonheur !

FD : Chanter vous avait manqué ?

AV : Chanter, non, je chante quotidiennement. Sinon, la scène, oui, me manque terriblement. J'ai hâte de retrouver mon public et ce contact si précieux. Néanmoins, je suis déjà tellement heureux de pouvoir lui offrir ce nouvel album.

FD : Vous dites que vous chantez chaque jour… Mais alors vous chantez où et quoi ?

AV : Ça, c'est mon petit plaisir personnel. Où que je sois et quoi que je fasse, je chante. Sauf lorsque je réponds à une interview bien sûr ! Mais sinon oui, j'ai tendance à chantonner sous ma douche ou en faisant la cuisine, comme tout le monde finalement. Sauf que je pousse peut-être la voix un petit plus que la majeure partie des gens ! Et en même temps, sur certaines chansons, il vaudrait mieux ne pas trop m'entendre… C'est bien que ça reste sous la douche ! Là, je sais que je suis dans ma petite bulle et que je peux tout me permettre, même le plus horrible !

FD : Et vous chantez plutôt vos titres ou ceux des autres ?

AV : Lorsque je prépare un album, comme là par exemple, je chante beaucoup les chan-sons de Crescendo. Mais en temps plus normal, je peux chanter n'importe quoi, n'importe quel titre qui passe à la radio et me reste dans la tête. Et parfois, je vous assure que ça peut être assez comique ! Heureusement, tout ça ne sort pas de ma salle de bain !

FD : À quel moment vous avez été piqué par le virus du chant ?

AV : Ma mère m'avait inscrit à des cours de musique, donc je me suis essayé à de nombreux instruments, sans toutefois me découvrir une réelle passion pour l'un d'entre eux. Il faut dire que je n'étais pas très travailleur et le solfège me rebutait fortement. Jusqu'au jour où ma prof de piano m'a conseillé de goûter au chant. J'ai alors intégré une école de comédie musicale qui dispensait chant, danse et arts du cirque. Et c'est là que j'ai eu le déclic ! J'aimais être sur scène, l'ambiance qui y régnait. Je me souviens comme si c'était hier d'un spectacle de Pinocchio, dans lequel je jouais le vieux Geppetto, j'avais adoré.

FD : Vous aviez quel âge ?

AV : 10 ans. Je n'avais pas de grands talents d'acteur, mais ça me plaisait. Et je garde aussi beaucoup d'émotions de cette époque, car j'ai appris à partager la scène avec de nombreux enfants issus d'IME [Instituts médico-éducatifs qui accueillent des enfants et des adolescents atteints de handicap mental, ndlr]. Des jeunes de 15-16 ans, forcément plus âgés que nous, mais qui avaient une telle innocence. Nous, nous les voyions comme nous, et je peux vous dire que l'émotion était intense. Tout ça nous a apporté une certaine maturité et un vrai recul par rapport à ce qu'on est. Tendre la main et prendre conscience que l'art, c'est un vrai partage.

FD : Imaginiez-vous votre vie ainsi ?

AV : Pas du tout. Il y a même encore cinq ans, je n'imaginais pas être un jour producteur de mes albums, de mes spectacles, auteur-compositeur en plus d'être interprète. Au début de ma carrière en 2009, je ne me voyais pas, dix ans plus tard, acteur ni assumer toutes les étapes de création d'un album. Je ne pensais même pas en être capable. Mais avoir débuté très tôt dans ce métier m'a finalement mis au contact de beaucoup de gens qui m'ont fait découvrir et apprendre tout ça. Beaucoup me regardaient, souvent avec étonnement, en entendant ma voix, alors que moi je restais ébahi devant tous leurs savoir-faire. J'avais soif d'apprendre les ficelles de ce métier, pour assouvir ma curiosité mais aussi pour me protéger, ne pas me faire avoir. Ce n'est jamais arrivé, mais il faut être vigilant. Car si ce métier donne beaucoup de bonheur, il a aussi broyé de nombreuses vies. Il faut avoir un recul suffisant sur ce que l'on vit, ce qu'on attend de l'existence, et ne pas louper les rendez-vous qu'elle nous offre.

FD : Quand avez-vous compris que vous seriez plus ténor que chanteur ?

AV : Assez tard finalement. Lorsque Florent Pagny a sorti son album Baryton, en 2004. C'est ça qui a tout déclenché et je reprends d'ailleurs certains de ses titres dans mon album Crescendo. À l'époque, je faisais pas mal de concours de chant et c'est avec ce genre de chansons que, souvent, je gagnais. Car même si elles étaient un peu moins connues, elles étaient tout aussi impressionnantes. Avec un de ces titres, j'ai ensuite postulé sur le site etoilecasting.com, suis monté à Paris avec ma maman et tout s'est enchaîné très vite. J'avais 16-17 ans et sortais un single chez Universal AZ intitulé Nos instants de liberté, puis mon premier album chez Warner, maison de disques qui recherchait alors un jeune avec une grande voix.

FD : Cette voix, la travaillez-vous beaucoup, en prenez-vous particulièrement soin ?

AV : Par périodes. Pour être tout à fait franc, ça dépend du moment. Aujourd'hui, avec la création de l'album, je suis contraint d'avoir une voix aux performances optimales. Mais sur d'autres périodes, je n'ai pas forcément besoin de conserver l'entière élasticité musculaire de mes cordes vocales. Il faut savoir travailler sa voix, mais aussi la reposer. Et puis, c'est triste, mais on vieillit aussi. Je n'ai plus la voix de mes 20 ans ! Plus les années passent, plus j'ai besoin de travailler. Avant j'y allais au feeling sans trop me poser de questions ; maintenant je fais plus attention, j'en prends plus soin.

FD : Vous êtes aujourd'hui connu dans le monde entier. Dans quel pays préférez-vous vous rendre ?

AV : Il y a un tiercé gagnant. J'adore aller au Canada, au Japon, et aussi en Afrique du Sud où je n'aurais jamais imaginé que ma musique puisse trouver son public. Quel beau cadeau pour un artiste de pouvoir parcourir le monde pour faire découvrir sa musique ! Vivement que tout ça reprenne.

FD : Il y a cinq ans, vous avez confié vous accorder encore trois-quatre ans avant de sauter le pas vers le mariage et le bébé… Un délai largement dépassé, alors qu'en est-il ?

AV : Rien de tout ça ne s'est encore passé, mais qui sait ? Je ne peux pas tout dévoiler, néanmoins 2021 sera pour moi l'année de tous les bonheurs ! Et j'espère qu'on se reparlera bien vite… Là, je vous avoue que j'ai été dans une telle folie de travail ces derniers mois, que ça ne me laissait que très peu de temps pour penser au reste. Travailler me fait du bien, sans empiéter néanmoins sur mon couple et la merveilleuse histoire d'amour que je vis avec ma compagne Stéphanie depuis plus de quatorze ans maintenant. Mais des choses pourraient bien arriver… Et si mon album Crescendo pointait en effet le bout de son nez avec un petit jumeau ?

Caroline BERGER

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