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Andrew : Accusé de crimes sexuels !

Publié le 16 décembre 2020

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Dans l'œil du collimateur pour avoir abusé de mineures avec son ami Jeffrey Epstein, Andrew, le fils préféré d'Elizabeth II a toujours nié. Un livre choc démontre qu'il a menti…

Il était le fils prodigue, le chouchou de la reine d'Angleterre… C'est aujourd'hui un homme déchu que son sulfureux passé n'en finit pas de rattraper. Au cœur du scandale, son amitié avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, condamné pour avoir eu recours à des prostituées mineures et retrouvé mort dans sa cellule en août 2019.


Dans quelle mesure le prince Andrew a-t-il profité du sordide réseau tissé par l'homme d'affaires ? Il y a cinq ans déjà, le témoignage accablant de Virginia Roberts avait mis le fils cadet d'Elizabeth dans de sales draps. Celle-ci l'accusait d'avoir été forcée à se livrer à des relations sexuelles avec lui alors qu'elle était mineure, sur ordre d'Epstein. Des allégations qu'Andrew, appuyé par Buckingham, avait contestées.

Aurait-il menti ? C'est en tout cas ce qu'affirme le journaliste australien Dylan Howard dans L'Affaire Epstein, ouvrage paru le 9 novembre (Le jardin des Livres). Son enquête explosive – il a eu accès aux documents des enquêteurs de la police – éclaire d'un jour nouveau les liens très particuliers qu'Andrew a entretenus avec Jeffrey Epstein, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ex-mari de Sarah Ferguson n'en sort pas blanchi !

C'est d'ailleurs par l'intermédiaire de Fergie qu'Andrew fait la connaissance d'Epstein, à la fin des années 1990. Entre les deux hommes, le courant passe très vite. En juin 2000, le milliardaire est même l'invité d'honneur d'une somptueuse fête donnée par la famille royale à Windsor… Quelques mois plus tard, Epstein et Andy partent ensemble en Thaïlande, où ils sont photographiés sur un yacht de luxe, entourés de jeunes femmes aux seins nus.

Ce cliché fait scandale et provoque la colère d'Elizabeth. Mais, n'en déplaise à sa mère, le prince s'amuse beaucoup trop avec son nouvel ami pour mettre un terme à leur relation. Et lorsque le milliardaire le convie sur l'île privée qu'il possède au Nouveau-Mexique, il accourt. Deirdre Stratton, l'employée de maison d'Epstein, a livré à Dylan Howard ce souvenir édifiant : « À l'époque, Jeffrey avait une prétendue neurochirurgienne. Elle restait à la maison avec Andrew, et à un moment donné, nous avions tous ces différents thés que l'on pouvait choisir. Elle m'a demandé d'en trouver un qui l'exciterait parce qu'il n'était pas intéressé par elle. Elle avait bien compris que son travail était de le divertir. » Et Stratton de conclure : « J'ai lu que l'île était équipée de caméras. Jeffrey pouvait filmer les ébats de ces hommes avec des mineures et s'en servir comme moyen de chantage. »

Andrew, qui ne se doute de rien, est tout heureux d'accueillir à Londres, quelques mois plus tard, ce compagnon de débauche et la toute jeune fille, âgée d'à peine 17 ans, qui l'accompagne. Nous sommes en 2001, il faudra quatorze ans à Virginia Roberts pour parvenir à raconter ce qu'Andrew, poussé par Epstein, lui a fait endurer à l'époque. « Il me touchait les seins. Il m'a touché le cul. Il s'est mis à me lécher les orteils, entre les orteils, la voûte plantaire. Puis a commencé à me faire l'amour. » Une relation sexuelle sans préservatif, Jeffrey ayant assuré à Andy que l'adolescente prenait la pilule… Elle revoit le prince lors d'une seconde soirée scabreuse organisée par Epstein. Contrainte de se livrer à « sa routine habituelle », consistant à caresser le corps de son partenaire avant d'en subir les assauts, Virginia témoigne : « À en juger par les ricanements qu'il émettait, il prenait beaucoup de plaisir, mais je me suis sentie comme une véritable prostituée. »

Johanna Sjoberg, autre adolescente recrutée par Epstein, était présente. Elle se souvient que ce jour-là, Andrew s'était servi d'une marionnette à son effigie pour caresser la poitrine des jeunes filles : « Il trouvait ça drôle parce que c'était lui ».

Il y aura une troisième rencontre, encore plus obscène, entre Andrew et Virginia, au ranch d'Epstein. Elles sont une dizaine de mineures réunies là pour le bon plaisir du milliardaire et de son royal ami. « On nous a demandé de nous toucher et d'utiliser des sex-toys les unes sur les autres […] Jeffrey et le prince ont ri avant de se déshabiller, et j'ai pratiqué un acte sexuel sur eux. C'était dégoûtant », a déclaré Virginia.

Lorsque celle-ci intente une procédure judiciaire en janvier 2015, Andrew nie tout en bloc. « Je souhaite simplement réitérer et réaffirmer les déclarations qui ont déjà été émises en mon nom par le palais de Buckingham », déclare-t-il alors.

Or, comme l'a assuré Michael Sylvestre, expert en stress vocal, à l'auteur de L'Affaire Epstein, le prince se trouve dans un état de tension extrême au moment de cette annonce. Sylvestre va plus loin : « Andrew ment. Il sait que le communiqué du palais de Buckingham n'est pas vrai. »

Un avis que partage Susan Constantine, spécialiste du langage corporel et de la parole. Pour elle, le fait qu'Andy n'ait pas mentionné ce qu'il souhaitait « réitérer et réaffirmer », est signe de duplicité : « Une personne malhonnête omettra les informations qui l'accusent. Une personne honnête dirait : “Je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette personne.” »

À ce jour, ni le prince ni la maison royale des Windsor n'ont réagi à ces paroles d'experts, et encore moins à ce livre enquête qui les mettent directement en cause. Une seule certitude : à Buckingham, Andrew est désormais le mouton noir…

Lili CHABLIS

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