France Dimanche > Actualités > Anne Caillon : “J’ai été l’initiatrice sexuelle de Sharon Stone !”

Actualités

Anne Caillon : “J’ai été l’initiatrice sexuelle de Sharon Stone !”

Publié le 4 novembre 2018

caillon-anne-20181019

Rencontrée au Festival de télévision de Monte-Carlo, la jolie brune de Demain nous appartient, Anne Caillon nous a confié à quel point la comédie a changé sa vie…

Heureuse de participer à l’un des rendez-vous télé les plus courus de l’année, la pétillante comédienne de 44 ans au regard azur nous a fait partager sa joie d’être là aussi bien en tant que fan de séries que pour présenter celle dont elle est l’une des héroïnes phares, Demain nous appartient, et qui cartonne chaque soir sur TF1.

France Dimanche : C’est une première à ce festival de Monaco ?
Anne Caillon : Oh non, je suis une vieille dame ! (Rires) C’est au moins la quatrième fois, mais je suis une vraie fan ! C’est ici que j’ai rencontré les héros de Dallas, Linda Gray et Patrick Duffy. Hier, j’ai fait un selfie avec Mariska Hargitay de New York, unité spéciale, que j’adore. Parce qu’une série, c’est différent du cinéma, ça nous accompagne. Après avoir vu un film, on passe à autre chose ; là, ces héros font partie de nos vies. Aujourd’hui, je comprends alors mieux ce que les gens vivent avec nous. On s’attache aux personnages, on grandit avec eux… ça lie.

FD : Comment êtes-vous arrivée dans l’aventure Demain nous appartient ?
AC : Avec des copines comédiennes, on en avait tellement marre de ne jamais se voir offrir de jolis rôles, qu’on a décidé de monter une pièce ensemble. Et comme Shakespeare qui ne faisait jouer que des hommes, on avait choisi de ne prendre que des nanas, même pour les rôles de mecs. Puis un jour, en pleine lecture de ce projet, j’ai reçu un coup de fil du producteur de Demain nous appartient. Et comme j’ai un enfant en bas âge, sa première question a été : « Es-tu toujours avec le papa ? » N’y comprenant rien, j’ai dit : « Ça ne vous regarde pas ! » Mais ensuite, j’ai saisi qu’il voulait savoir si j’étais disponible. Personne ne s’attendait à un tel chamboulement.

FD : Comme d’autres comédiens de la série, êtes-vous partie vous installer dans le Sud ?
AC : Non, car ma fille est scolarisée à Paris, et son papa y travaille. Donc, je fais les allers-retours en train. Mais là-bas, à Sète, on s’est créé une vraie famille, ce qui est assez précieux. On se soutient tous, on fait venir nos enfants en même temps, comme ça eux aussi ont formé une petite bande, et tout ça est vraiment très chouette ! On arrive à trouver une sorte d’équilibre, même si souvent je ne sais plus trop où j’habite. C’est assez bouleversant ! Je n’ai jamais connu ça. Une magie s’est créée entre nous tous, ce qui est quand même assez rare, surtout avec tant de gens.

FD : Vous avez toujours voulu être comédienne ?
AC : Non, pas vraiment. Assez bonne à l’école, j’ai passé un bac scientifique et me suis inscrite en prépa HEC. En grosse flemmarde que j’étais, j’ai préféré aller en fac de droit, sans vraiment savoir ce que je voulais faire. Néanmoins, comme je rougissais dès que je prenais la parole en public et qu’un cours de théâtre venait d’ouvrir non loin de ma classe de danse, je m’y suis inscrite. Si au départ c’était thérapeutique, c’est devenu une révélation ! À l’époque, j’avais des problèmes de comportement alimentaire, et la scène était le seul endroit où j’oubliais mes soucis. Et un jour, on m’a proposé de passer les concours des écoles nationales. J’avais alors 20 ans et ma licence en poche ; mais mes parents m’ont demandé de réussir ma maîtrise d’abord, ce que j’ai fait. Car, comme j’étais douée, ils trouvaient c’était du gâchis. Finalement, je n’ai pas été prise au Conservatoire mais à l’école de la rue Blanche et, depuis vingt ans, avec des hauts et des bas, bien sûr, je joue.

FD : Que vous apporte ce métier ?
AC : Je trouve que c’est formidable ! On peut vivre plein de vies différentes, c’est magique ! [émue aux larmes]. Ça m’a aidée à plein de niveaux, sinon je ne sais pas ce que je serais devenue. Jouer m’a sauvée. On peut se permettre toutes les émotions, que bien souvent on s’interdit dans la vie. Ne pas être soi. Lire un discours au mariage d’un pote me tétaniserait, alors que le faire dans la série, par exemple, ne me pose aucun problème.

FD : Il paraît que vous avez tourné avec Sharon Stone…
AC : Oui, pour Basic Instinct 2. Finalement, ma scène a été coupée au montage, donc je ne suis pas dans le film, mais l’expérience et ma rencontre avec Sharon n’en restent pas moins exceptionnelles ! J’étais hyper impressionnée, vous imaginez, mais elle a su me mettre à l’aise comme personne. Avec beaucoup d’humour, elle m’a dit : « Ne pense surtout pas à ton père, sinon c’est fini, tu n’y arriveras pas ! Songe plutôt à ton animal préféré, moi c’est la panthère… » Il faut avouer que je n’avais pas un rôle facile, puisque j’interprétais quand même son initiatrice sexuelle. Scène qu’ils ont jugée trop osée et finalement coupée, alors qu’il y a, à mon sens, tellement de séquences pires dans le film. Bref, peu importe, c’était fabuleux ! J’ai passé dix jours là-bas, tourné quatre scènes, et le reste du temps j’étais avec Sharon, qui me racontait ses histoires d’amour et ses galères… J’en conserve un merveilleux souvenir !

Caroline BERGER

À découvrir