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Anne-Élisabeth Lemoine : Les secrets de la reine du PAF !

Publié le 13 août 2019

Depuis qu’elle a repris les manettes de “C à Vous”, Anne-Élisabeth Lemoine en a fait grimper les audiences d’une façon incroyable.

Voilà cinq ans qu’elle a atterri sur France 5 dans l’émission C à vous. Au côté d’Anne-Sophie Lapix, elle faisait figure de bonne élève. Et puis, à la rentrée 2017, c’est à elle que la chaîne a confié les rênes du programme. Anne-Élisabeth Lemoine, frêle blondinette d’un mètre soixante… que plus de 1,3 million de téléspectateurs suivent tous les soirs depuis le mois de janvier dernier !

Une véritable prouesse, puisqu’elle tient désormais la dragée haute à ses concurrents directs. Quotidien, animé par Yann Barthès, a oscillé entre 1,1 et 1,3 million de fans sur TMC depuis le début de l’année, tandis que Cyril Hanouna, sur C8, a vu plusieurs fois son audience plonger sous le million de téléspectateurs !

Mais comment Babeth – surnommée ainsi par ses proches –, qui fêtera ce 29 juillet ses 49 ans, est-elle arrivée à se propulser à cette place ? Quel est le secret d’Anne-Élisabeth, que la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, est venue embrasser, le soir des 10 ans de l’émission ?

Pour le comprendre, il faut remonter à ses parents, et plus particulièrement à son père, véritable modèle. Il avait dû arrêter l’école à l’âge de 14 ans, avait trouvé un emploi, puis, des années plus tard, avait repris des études. C’est en travaillant seul qu’il avait décroché son bac, avant de tenter avec succès le concours de l’Ena !


C’est avec son exemple en tête qu’Anne-Élisabeth devient interne à la Légion d’honneur, maison d’éducation célèbre pour sa discipline… et des règles de vie qu’elle a faites siennes. Son père appelle « Babeth » chaque soir de la semaine, juste après son émission. Il émet ses critiques, et Anne-Élisabeth l’écoute avec inquiétude… « Pour lui, la presse, c’est Le Monde, point. Donc, il est d’une exigence impérieuse. Attention à ne pas le décevoir ! Chaque matin, avant la conférence de rédaction, il me demande qui on va recevoir. Il est branché sur les chaînes d’info, il a ses idées d’invités… Souvent super-bonnes ! Et si je ris trop fort ou si je m’affale un peu, il réagit au quart de tour ! », a-t-elle confié à Paris Match fin 2018.

Autre figure qui a compté pour elle, celui qui lui a mis le pied à l’étrier dans le monde de la télé : Marc-Olivier Fogiel. Ce connaisseur de l’âme perçoit vite toutes les qualités d’Anne-Élisabeth. Et aussi ses manques. « C’était compliqué. Elle n’avait pas les codes, a-t-il expliqué au Figaro le 21 juin. Je lui refaisais faire ses sujets cinquante fois, parce que je me reconnaissais dans son désaccord intérieur, son côté pétulant, masquant une bonne éducation, une rigueur et une réelle culture. »

L’animatrice ne lui en veut pas. « Chaque fois qu’il vient dans l’émission, j’ai l’impression qu’il me regarde travailler et qu’il me note. Je n’arrive toujours pas à être à l’aise », a-t-elle avoué dans Gala.

Car ce qui est peut-être la qualité essentielle de cette femme hors du commun dans le monde impitoyable qu’est l’audiovisuel, c’est qu’elle n’est pas sûre d’elle ! Ce qui lui confère une certaine humilité, mais aussi une puissance de travail rare. Après chacune de ses émissions, et avoir écouté les remarques de son père, commence pour elle le rituel de LA question, auprès de ses amis : « Ai-je été à la hauteur ? » Sans qu’aucune réponse ne puisse vraiment la rassurer. Malgré les chiffres de ses audiences, Anne-Élisabeth continue de douter : « Elle n’est jamais sûre d’elle. Dieu que ça fait du bien, les gens qui ne sont pas pétris de certitudes ! » a avoué Pierre Lescure au Parisien.

Car Anne-Élisabeth possède, en plus de son sérieux, une façon bien à elle de cornaquer ses nombreux chroniqueurs, et d’envoyer paître certains de ses invités quand elle le juge nécessaire. Une faculté qui lui vient peut-être de son enfance, passée aux côtés de six frères et sœurs. « Grandir dans une famille nombreuse présente des inconvénients, mais aussi des avantages : cela permet de relativiser son cas personnel. Vous n’êtes jamais le centre du monde », avait-elle expliqué à Psychologies en 2018.

Comme l’avait raconté sa mère au Parisien, enfant, elle adorait monter de petits spectacles de cirque, dans lesquels elle jouait la dresseuse de lions… Un rôle qu’elle tient aujourd’hui avec humour, élégance et humilité derrière le petit écran, et qui nous donne envie de la suivre.

Laurence PARIS

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