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Anne Roumanoff : “Préparée comme pour Koh-Lanta !”

Publié le 7 octobre 2018

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Non contente de sa rentrée chargée, Anne Roumanoff s’est lancé un défi en tournant dans un film pour la première fois… depuis vingt-deux ans.

Entre son émission sur Europe 1, sa chronique hebdomadaire dans le Journal du Dimanche et son retour sur scène ces jours-ci, l’humoriste a un agenda de ministre.

Malgré ses nombreuses obligations, elle a tout de même trouvé le temps de faire l’actrice dans Le Pique-assiette, avec, derrière la caméra, Jean-Pierre Mocky.

En exclusivité pour France Dimanche, Anne est revenue sur cette expérience qui l’a enchantée.


France Dimanche : En novembre 2017, vous avez fêté vos 30 ans de carrière. Votre tournée continue ?

Anne Roumanoff : C’était le 4 novembre, à l’Olympia. Et ce mois de septembre, je suis en tournée pour une quarantaine de dates dans toute la France, jusqu’à la fin 2018, avec mon spectacle Aimons-nous les uns les autres [voir www.anneroumanoff.com, ndlr]. Mais mon nouveau show, Tout va bien !, est en préparation, et je remonterai sur scène dès janvier 2019, au Casino de Paris, pendant trois soirs. Il y aura une heure de nouveaux sketches. Je les ai rodés cet été, à Lyon, Saint-Raphaël et Pézenas. Je parle toujours beaucoup d’actualité et de la vie quotidienne. 

FD : Vous avez retrouvé votre chronique dans le Journal du Dimanche, et votre émission sur Europe 1. 

AR : J’ai repris ma collaboration au JDD à la rentrée. Et, depuis le 27 août, je passe tous les jours sur Europe 1, de 11 h à 12 h 30. C’est un très gros travail de préparation. On réagit sur l’actualité avec un invité, qu’il soit chanteur, homme politique ou comédien. 

FD : Avez-vous d’autres projets ?

AR : J’ai écrit le scénario d’un film que j’espère réaliser l’été prochain. Ce sera une comédie, avec pour sujet les femmes de 50 ans. 

FD : Aviez-vous déjà tourné avec Jean-Pierre Mocky ?

AR : C’était une première avec lui. Mais j’ai joué dans plusieurs films, dont Golden Boy, de Jean-Pierre Vergne, sorti en 1996, avec Jacques Villeret et Martin Lamotte. J’ai également fait plusieurs apparitions dans des téléfilms. 

FD : Étiez-vous intimidée ? 

AR : Je l’étais par la légende de Mocky, parce que tout le monde m’avait prévenue qu’il était épouvantable, horrible, et qu’il hurlait tout le temps. On m’avait raconté qu’il piquait des colères, et qu’il incendiait tout le monde. En fait, je l’ai trouvé absolument charmant. Je me suis rendu compte que son équipe lui était très dévouée et le respectait. C’est un monument !

FD : Pouvez-vous nous en dire plus ?

AR : Il est très gentil et protecteur avec les comédiens. Je m’étais préparée comme pour faire Koh-Lanta, j’avais imaginé que j’allais avoir une expérience de survie en milieu hostile. C’était la troisième ou quatrième fois que Mocky me proposait de jouer pour lui. Mais, jusqu’à présent, les dates ne convenaient pas, ou le scénario ne m’avait pas convaincue. Cette fois, j’étais libre, et j’aimais bien l’idée d’avoir Frédéric Bouraly pour partenaire. C’est important, je pensais que si le réalisateur me hurlait dessus, lui aurait été là pour me rassurer. 

FD : Que pensez-vous des mouvements #Metoo et #BalanceTonPorc ?

AR : J’ai un sketch sur ce sujet à mon répertoire, qui s’appelle Les poulettes et le cochon. Je pense que même si ces mouvements ont pu être excessifs parfois – lorsque des noms d’hommes ont été jetés en pâture au public –, je les trouve formidables. Il y a un avant et un après. Maintenant, le prochain mec qui va faire une plaisanterie pourrie, ou ennuyer une nana dans un bureau avec une blague lourde, il va devoir y réfléchir à deux fois. Peut-être que les mots ne sortiront pas de sa
bouche parce qu’il aura pris conscience que c’est incorrect. 

FD : Accepteriez-vous de participer à l’émission Danse avec les stars ?

AR : Non, je n’ai pas le temps. Je suis une sous-douée en danse !

FD : Vous vous êtes séparée du père de vos deux filles, Alice et Marie, il y a deux ans. Aujourd’hui, êtes-vous une femme heureuse ?

AR : Oui, ça va.

Anita BUTTEZ

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