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Anne Sinclair : Elle revoit DSK !

Publié le 30 août 2019

Anne Sinclair a révélé que les ponts n’étaient pas complètement coupés avec son ex-mari.

Si, dans votre enfance, rien ne vous angoissait davantage en allant l’école chaque matin que la perspective d’être interrogé sur une leçon devant toute la classe, imaginez l’inquiétude de ces personnalités connues qui, sur C8, passent à « la question » face une dizaine de marmots de 8 à 12 ans ! Dans l’émission Au tableau ! les politiques, les chanteurs, les sportifs ou encore les comédiens sont pourtant très nombreux à se présenter sous l’œil inquisiteur de ces intervieweurs en herbe qui ont préparé comme de vrais professionnels leurs interventions et ne leur laissent aucune échappatoire…

Depuis sa création le 19 mars 2017, l’émission a le vent en poupe et a accueilli, le 2 juillet dernier, trois stars venues de milieux très différents : l’humoriste Gad Elmaleh, le basketteur Tony Parker et la journaliste Anne Sinclair.

Cette dernière qui fête ce dimanche ses 71 ans a répondu avec franchise à toutes les questions posées par les malicieux bambins. S’ils ont abordé des thèmes généraux sur son métier et la politique, les petits reporters n’ont toutefois pas hésité à s’intéresser aussi à sa vie privée, n’évitant aucune question qui fâche ! Et ce sur plan, la présentatrice de Fauteuils d’orchestre sur France 3 n’a jamais fait preuve de langue de bois !


Très pédagogue, l’ancienne épouse de Dominique Strauss-Kahn est d’abord revenue très simplement sur son départ, en 1997, de l’émission 7 sur 7 qu’elle présentait depuis treize ans, en raison de la nomination de son homme au poste de ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie sous le gouvernement Jospin : « J’ai quitté mon métier, non pas pour mon mari, non pas parce que je voulais que lui soit présent et que moi je me mette à l’écart, leur a-t-elle expliqué. Je l’ai quitté pour être libre. Parce que, quand tu poses une question, il faut que les gens sachent que tu es libre, que tu n’es pas liée à un homme politique, que tu n’es pas liée à un parti, que tu es indépendante, que tu poses vraiment la question que les gens ont envie de poser. Et pas celle qui est liée à ta famille, à ton fils, à ton mari, à ton frère ou à ton cousin. Il faut se sentir libre. Et c’est pour ça que je suis partie, pas pour mettre quelqu’un en avant et moi me mettre en arrière. »

Il n’en fallait pas plus pour que ces petits journalistes à la liberté de ton très rafraîchissante abordent un thème plus intime, un sujet sans doute douloureux que la directrice éditoriale du Huffington Post aurait préféré ne pas évoquer : « J’ai divorcé, ça arrive dans la vie, leur a-t-elle tout de même confié avec beaucoup de sincérité. Quand on n’est pas heureux avec quelqu’un, on s’en va, et c’est une grande liberté qui est donnée aujourd’hui aux femmes. »

Cette séparation, survenue définitivement en mars 2013, deux ans après la sordide affaire du Sofitel de New York, a sans nul doute été très difficile à vivre pour Anne Sinclair. Épouse aimante et attentive depuis vingt-huit ans, la journaliste n’avait jusque-là pas abandonné DSK, alors même qu’il était mis en cause dans l’affaire d’agression sexuelle contre la jeune Nafissatou Diallo, femme de chambre du Sofitel de New York où le socialiste séjournait.

Véritable roc, solide et loyal, elle avait défendu bec et ongles cet homme à la personnalité sulfureuse. Mais, face à la réalité des faits, il lui a été de plus en plus difficile au fil du temps, de soutenir celui qui, selon toute vraisemblance, n’avait cessé de la trahir. Dès lors, rien d’étonnant que la belle Anne ait paru désarçonnée et émue, lorsqu’un des écoliers lui a innocemment demandé si elle était restée en contact avec son ex-mari : « Je ne le vois pas beaucoup, a-t-elle répondu d’une voix un peu moins assurée. Mais j’ai élevé ses enfants avec les miens, et eux, je les vois beaucoup et je les aime beaucoup. »

Si en effet cette mère de deux garçons, David et Élie, a gardé des liens, même épisodiques, avec celui qui est désormais consultant financier pour divers pays, tels la Serbie, le Togo ou encore la Tunisie, c’est sans doute en souvenir des belles années qu’ils ont passées ensemble. Mais également grâce à la présence de leur progéniture qui a tout autant subi de plein fouet ces événements. Et puis, comme le chantait Léo Ferré, Avec le temps, va, tout s’en va, et il est bien difficile d’oublier les moments de bonheur d’une relation même si elle s’est terminée dans d’atroces relents de honte et dans la rancœur.

Huit ans après l’affaire, alors que la plaignante a finalement reçu une indemnité financière conséquente et demeure depuis lors introuvable, Anne Sinclair a surmonté vaillamment cette terrible épreuve et peut-être a-t-elle réussi à pardonner à cet homme qu’elle a tant aimé…

En couple avec l’historien Pierre Nora depuis quelques années, la séduisante journaliste n’a pas manqué de se réjouir des beaux moments passés et à venir que lui offre la vie, devant des enfants conquis et médusés : « Cupidon m’a gâtée, a ajouté cette passionnée de musique classique. Il m’a donné beaucoup d’amour dans la vie, des hommes, de mes enfants… J’espère qu’il va me gâter encore un peu parce que je suis encore là ! »

Clara MARGAUX

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