France Dimanche > Actualités > Anne Sinclair : Le terrible aveu de DSK !

Actualités

Anne Sinclair : Le terrible aveu de DSK !

Publié le 27 mars 2015

Dans une biographie de la journaliste Anne Sinclair, à paraître, on découvre la confession de DSK sur le jour où sa vie a� basculé.

Bientôt quatre ans ! Le 14 mai 2011, la vie de Dominique Strauss-Kahn basculait à tout jamais. Favori de la primaire socialiste pour la présidentielle, ses ambitions se fracassaient contre la porte de la suite 2806 du Sofitel de New York. À 62 ans, DSK découvrait la disgrâce politique : l’honneur sali, la honte, les amis qui s’éloignent…

Dans cette épreuve terrible, il ne pouvait compter que sur quelques proches et sa famille. Ses quatre enfants et Anne Sinclair l’aidèrent de toutes leurs forces à affronter cet orage. Mais une fois la tempête passée, il a vu celle qui partageait sa vie depuis plus de vingt ans s’éloigner, refaire son existence avec Pierre Nora, et reprendre son travail de journaliste.

Quant à Dominique, peu de temps après, un second scandale sexuel, celui du Carlton de Lille, portait un coup fatal à sa réputation. Pourtant, à défaut de susciter la sympathie, le personnage fascine, sans doute parce qu’il semble auréolé de mystères, à commencer par celui de son nom.

Son grand-père, Gaston, s’est marié avec Yvonne, qui lui a donné un fils, Gilbert. Gaston a un cousin, Marius Kahn, qu’il laisse séduire sa femme. Ce dernier l’épousera même à la mort de l’époux complaisant. Gilbert, né Strauss, est alors adopté par Marius et devient un Strauss-Kahn.

Selon Gérard Miller, dans son documentaire DSK, l’homme qui voulait tout, c’est Dominique qui, devenu adulte, choisit d’ajouter le patronyme Kahn à son nom. « Un amant que le mari trompé laisse vivre sous son toit et dont il cautionne les ébats amoureux avec sa propre épouse. C’est cet amant dont DSK voulut prendre le nom, constate Miller. Il inscrivit de fait dans son propre nom le refus des convenances, et l’adultère et l’interdit. »

Un fait que Michel Taubmann, biographe de DSK, avait déjà révélé en 2011. Mais l’on ignorait à quel point la vie de l’ex-directeur du FMI a été marquée par cette hérédité. Gérard Miller cite ainsi cette phrase de Jacqueline, la mère de DSK : « Que puis-je reprocher à Gilbert ? Pas grand-chose et beaucoup : son démon de collectionneur attiré par les beaux jupons. »

Adolescent, Dominique Strauss-Kahn souffre de la situation et affirme qu’il ne ressemblera pas à son père. On sait ce qu’il adviendra de cette promesse. Et l’on apprend aujourd’hui pourquoi il ne put jamais la tenir.

Dans Anne Sinclair, de l’ombre à la lumière (éd. l’Archipel), qui sortira le 8 avril, Jocelyne Sauvard évoque pour la première fois le drame caché de DSK. La scène se déroule un matin de l’automne 1989. Dominique et Anne Sinclair ont passé leur première nuit ensemble.

Au petit déjeuner, il fait une bouleversante confession au sujet de son père. « Quand il l’a surpris avec une autre femme que sa mère, quelque chose s’est brisé en lui, écrit l’auteur. “Jamais je ne ferai ça !” a-t-il crié à Hélène [sa première femme épousée à 18 ans, ndlr]. Cet aveu émeut Anne. Cette fragilité, ce besoin de sécurité la touchent. Elle est amoureuse. »

Malédiction

Cette révélation est un choc pour nous aussi. On pouvait imaginer qu’il y avait une faille originelle chez DSK, que l’on n’a pas une sexualité aussi particulière sans que l’hérédité ne joue un rôle. Mais il y a un fossé entre savoir que son père est volage et le surprendre au lit avec une autre !

Cette image semble s’être fixée à jamais dans l’esprit du fils trahi, déterminant peut-être de façon irréversible ses vies sentimentale et sexuelle futures. Car, comme perdu dans un enfer freudien, Dominique essaiera toute sa vie d’être à la hauteur de son père. Et pas que dans le domaine de la séduction ! Les exemples ne manquent pas.

En 1949, Gilbert Strauss-Kahn se présente à une élection locale à Sarcelles et la perd. Près de cinquante ans plus tard, son fils devient maire de cette même commune. Malheureux en affaires, Gilbert se ruine au Maroc puis à Monaco, sombrant dans la dépression.

Dominique, lui, deviendra ministre de l’Économie en 1997 et bien plus riche que son père ne l’a jamais été. Vouloir toujours imiter et dépasser celui qui lui a donné la vie serait donc la malédiction de DSK. Et ce jusque dans le choix de sa femme Anne Sinclair qui, aux dires de nombreux témoins, ressemble comme deux gouttes de Rimmel à sa mère, Jacqueline Strauss-Kahn.

Ce que nous apprend aussi le livre sur Anne Sinclair, c’est que la journaliste a toujours été au courant du drame originel hantant son homme. Ce qui pourrait expliquer, au moins en partie, sa grande indulgence lorsque ses frasques ont été révélées au grand jour.

Benoît Franquebalme

À découvrir