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Annie Cordy : “À 90 ans, j’ai la forme et je suis heureuse !”

Publié le 21 juillet 2018

Alors qu’Annie Cordy vient de fêter son anniversaire, l’interprète de “Tata Yoyo” nous ouvre l’album de sa vie.

Quand on la voit lever sa jambe à la verticale, on peine à réaliser que ce petit bout de femme vient de célèbrer, le 16 juin, ses 90 printemps !

Et pourtant… Elle est toujours aussi pimpante, pétillante et joyeuse.

Le temps semble n’avoir aucune prise sur elle.

Mais laissons-la plutôt nous conter son extraordinaire destin.


France Dimanche : Comment allez-vous, très chère Annie ?

Annie Cordy : Je vais bien, merci ! Je vais à petits pas et à grands pas s’il le faut. Je vais où le vent me porte. À 90 ans, j’ai la forme et je suis heureuse. Les soucis, les bobos, je n’y pense pas, et surtout je n’en fais pas « profiter » les autres… Ils ont les leurs.

FD : À quoi ressemble votre vie aujourd’hui ?

AC : Je fais moins de route, j’ai arrêté les tournées. Le concept de spectacle que je proposais avec mes cinq musiciens n’est plus vraiment adapté à notre époque. Il faut évoluer… Alors, je me tourne davantage vers le cinéma et la fiction télé, et j’ai quelques projets à mettre en route. Je vis dans le Midi, avec ma nièce Mimi et mes deux caniches. Je profite de la belle lumière et de mon jardin. Je suis très active, donc tout va très bien !

FD : 90 ans, dont 75 ans de carrière, ce n’est pas rien ! Réalisez-vous tout
le chemin parcouru ?

AC : Oooh non, mais noooon ! D’ailleurs, je n’y pense pas. Et puis, je n’aime pas le mot carrière. J’ai fait un joli parcours, croisé des gens formidables, touché à toutes les disciplines de notre métier avec toujours autant de bonheur ! Quant au temps qui passe, il m’arrive souvent de me demander : « J’ai quel âge aujourd’hui ? En quelle année est-on ? » À vrai dire, je ne m’en suis jamais vraiment préoccupée. Je ne suis pas très chiffre !

FD : Et si c’était à refaire, qu’aimeriez-vous changer ?

AC : Rien ! Ou presque… J’aurais peut-être aimé me frotter à des textes classiques au théâtre, et apprendre davantage le piano. Mais franchement, je n’ai pas de regret. De toute façon, dans une prochaine vie, je serai une grande concertiste ! [Elle éclate de rire, ndlr].

FD : Vous paraissez toujours joyeuse, d’où tirez-vous cette force ?

AC : Assurément de mon enfance, qui a été très heureuse. Mon père était un sucre d’orge. Ma mère, ma sœur, mon frère, tout le monde était joyeux dans la famille. Du coup, je vois toujours le verre à moitié plein ! Et puis, je ne veux partager que mes joies avec les autres. 

FD : Levez-vous toujours la jambe à la verticale ?

AC : Mais bien sûr ! Cela surprend souvent, mais moi, ça me semble tellement normal. Je dois être particulièrement souple grâce à la danse et au stretching.

FD : Avez-vous peur de « l’après » ?

AC : De l’après quoi ? L’enfer ? Le paradis ? Je n’en sais rien, je n’y pense pas. Allez, question suivante !

FD : Quel souvenir souhaitez-vous qu’on garde de vous ?

AC : Pff… Je ne suis qu’une interprète, les gens se souviendront plutôt des chansons, moi je n’ai pas inventé un vaccin ! Qu’on se souvienne d’une femme qui a traversé l’existence en restant proche des autres, qui a partagé sa bonne humeur, qui a aimé et a été aimée, me va très bien !

FD : Comment voyez-vous l’avenir ?

AC : Comme le chantait Piaf, « Je vois la vie en roooose ! »

Caroline BERGER

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