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Annie Cordy : Droguée par Laurent Ruquier !

Publié le 15 octobre 2004

Le sale tour que l'animateur Laurent Ruquier et sa bande ont joué à la chanteuse Annie Cordy aurait pu tourner au drame...Le sale tour que l'animateur Laurent Ruquier et sa bande ont joué à la chanteuse Annie Cordy aurait pu tourner au drame...

S'il n'y a pas plus gentille et boute-en-train qu'Annie Cordy, ce n'est pas une raison pour se croire tout permis avec elle ! Comme, par exemple, l'inviter à dîner et lui servir à son insu taboulé et brioches farcies de «shit», c'est-à-dire de cannabis.

C'est pourtant ce qui lui est arrivé, chez Laurent Ruquier, lors d'un repas préparé par un de ses amis qui s'était «amusé » à introduire des substances illicites dans les aliments... Bien que cette histoire remonte à plus de trois ans, ce n'est que très récemment que l'animateur a avoué cette farce de très mauvais goût.

Dans l'émission de Thierry Ardisson, 93, Faubourg Saint Honoré, qui passe sur la chaîne du câble Paris-Première, Laurent Ruquier, piteux, a en effet fait son mea culpa, implorant le pardon d'Annie, et adressant un message à tous ceux qui regardaient l'émission : «Je vous en supplie. Ne faites jamais une telle bêtise!» Faute avouée est à moitié pardonnée. Néanmoins, cette mauvaise plaisanterie, qui aurait pu virer au drame, restera à jamais gravée dans la mémoire d'Annie.

Dernière heure

Pour celle-ci, qui s'apprête à entamer une grande tournée, et dont le dernier DVD, Que du bonheur, vient de sortir, le bonheur justement, c'est de faire rire les autres, et non de s'amuser à leurs dépens. Or, comme elle nous l'a confirmé, elle a bien cru, à l'issue de cette malheureuse soirée, que sa dernière heure avait sonné...

France Dimanche (F.D.) : Avec le recul, la «bonne blague» dont vous avez été victime ne vous amuse toujours pas ?

Annie Cordy (A.C.) : Ah ça non! C'est bien de faire son mea culpa et de supplier les gens de ne pas faire de telles bêtises. Mais ça ne change rien au problème. J'ai beau avoir de l'humour, je n'arriverai jamais à trouver ça très drôle...

F.D. : Que s'est-il passé?

A.C. : Je me trouvais chez ma sœur Jeanne, qui vit à Vallauris, sur la Côte d'Azur, quand j'ai été conviée à dîner chez Laurent Ruquier qui louait une maison tout à côté. J'ai bien sûr accepté avec plaisir, ne sachant pas le moins du monde ce qui m'attendait...

F.D. : Vous n'étiez pas prévenue que ce serait peut-être une soirée un peu spéciale ?

A.C. : Pas du tout ! J'y suis allée avec un copain. Laurent nous attendait avec quelques-uns de ses amis que je ne connaissais pas. À la fin du repas, j'ai commencé à me sentir mal. Mais quand je dis mal, c'est vraiment mal ! Je me suis mise à transpirer à grosses gouttes. Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait. J'étais livide, cadavérique. D'ailleurs, en me voyant dans cet état, ils ont eu peur et ont proposé de me ramener à la maison. J'étais dans un tel état que je ne me souviens plus comment je suis rentrée.

F.D. : Vous ne vous êtes vraiment rendue compte de rien ?

A.C. : Comment aurais je pu me rendre compte de quoi que ce soit ? Je ne me suis jamais droguée et, pour moi, prendre un médicament, même le plus anodin, constitue un véritable événement !

F.D. : Vous n'avez pas remarqué que les aliments avaient un goût particulier ?

A.C. : Non. Ce n'est qu'à la fin du repas que, me sentant de plus en plus malade, je me suis doutée de la mauvaise plaisanterie. Je leur ai d'ailleurs dit en partant : «Vous avez mis quelque chose dans la nourriture! Ce n'est pas bien du tout ce que vous venez de faire !» J'ai compris qu'il s'agissait d'une drogue, mais j'ignorais laquelle. Il aura fallu que j'attende la première diffusion de 93, Faubourg Saint-Honoré, au cours de laquelle Laurent Ruquier a tout avoué, pour connaître le fin mot de cette histoire.

F.D. : Une fois rentrée chez vous, avez-vous rapidement recouvré vos esprits ?

A.C. : Hélas non! ça allait de pire en pire. J'étais tellement malade qu'il a fallu appeler SOS médecins au beau milieu de la nuit. Après examen, le médecin a diagnostiqué un empoisonnement. Fort heureusement, je suis solide, et le lendemain, j'allais déjà beaucoup mieux.

F.D. : Qu'est-ce que cela vous fait d'apprendre aujourd'hui que vous avez été droguée à votre insu ? Sachant que prises en très faible quantité, ces substances peuvent détendre, mais qu'à forte dose, elles entraînent parfois des malaises et même des crises d'angoisse...

A.C. : Ça me fait vraiment froid dans le dos, quand je pense que personne n'est à l'abri de ce genre de plaisanteries parfaitement stupides. Et moi, j'ai la chance d'être en bonne santé. Mais imaginez qu'on fasse ça à un cardiaque ! Non, très franchement, j'ai le plus grand mal à comprendre que l'on puisse faire preuve d'une telle inconscience !

LE MEA CULPA DE LAURENT RUQUIER

Bien qu'il ait tout avoué à Thierry Ardisson, dire que Laurent Ruquier est fier de son exploit serait mentir ! D'abord, il s'en veut d'avoir - sur l'insistance d'un ami, invité Annie Cordy, alors qu'il savait que le repas était truffé de haschich.

« C'était terrible, pire que tout. On en était tous malades ! Pardon Annie, pardon Annie !» De fait, l'animateur paraît réellement avoir honte de cette soirée, qu'il raconte pourtant dans les moindres détails. Comme s'il éprouvait le besoin de se libérer de ce lourd secret, qu'il portait depuis trois ans comme un fardeau : «Dans la nuit, on était tous persuadés qu'Annie Cordy allait mourir. On n'a pas fermé l'œil!»

Gérard Gilbert

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