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Annie Cordy : Elle avait un fils caché !

Publié le 12 janvier 2021

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Incroyable mais vrai, quatre mois après la mort d'Annie Cordy, Marc-Antoine a décidé de sortir de l'ombre et de révéler enfin sa véritable identité…

Le 4 septembre dernier, Tata Yoyo emportait au paradis des artistes son grand chapeau, sa bonne humeur et sa gouaille légendaire. Comme elle nous manque cette « enchanteuse » qui, en trois notes, nous faisait oublier les chagrins… Alors, le plus bel hommage que l'on puisse lui rendre, c'est de continuer à cultiver cette joie qui était pour elle une seconde nature. C'est ce que s'applique à faire celui qui, aujourd'hui encore, ne peut évoquer le nom d'Annie Cordy sans pleurer. Ce fils devenu grand, la chanteuse l'avait secrètement « adopté » il y a plus de vingt-six ans : le peintre et illustrateur Marc-Antoine Coulon.


C'est par la petite lucarne que la pétillante Belge entre dans sa vie : Marc-Antoine a 4 ans lorsqu'il découvre l'interprète de Hello Dolly. Une vision magique qui sera aussi un déclic, vient-il de confier à Paris Match : « Quand j'ai regardé cette blonde aux longues jambes bronzées, entourée de boys, avec une robe rose interminable […], j'ai décidé que c'était la plus belle femme du monde, que je serais plus tard son dessinateur. » Entouré de ses parents et de son jumeau Olivier, Marc-Antoine s'accroche à son rêve. Mais, en 1994, sa vie bascule. Son père est atteint d'un cancer, sans espoir de rémission.

Alors, un soir de désespoir, il décide avec son frère d'aller voir cette étoile qui a illuminé son enfance : tous deux se plantent à la sortie des studios de RTL pour attendre Annie. Elle est exactement la même que dans son souvenir : merveilleuse. Et touchée, aussi, par l'admiration que lui voue ce tout jeune homme. Elle a alors 66 ans et tente d'oublier, dans le travail, l'absence de son grand amour, François-Henri Bruneau, dit Nono, terrassé par une crise cardiaque en 1989.

Ils se revoient : Marc-Antoine lui montre ses croquis, elle l'encourage, fière d'être à l'origine de sa vocation. Mais si doué soit-il, le jeune homme est contraint d'abandonner sa palette et ses pinceaux après la mort de son père, en mai 1996. En effet, du jour au lendemain, la famille paternelle leur tourne le dos, les privant, lui et son frère, d'un précieux soutien. « Exclus du clan, nous sommes obligés de faire face au manque d'argent. Une épreuve, presque une trahison », se souvient-il. Il devient alors instituteur.

Heureusement, sa bonne fée est là ! Devant leurs malheurs, Annie décide de prendre Marc-Antoine et son frère sous son aile. « Dès lors, tels ses fils adoptifs, elle nous invite chez elle […]. L'été, à Cannes, elle nous ouvre sa famille de cœur, et n'oublie jamais nos anniversaires. » Une connivence forte s'établit entre elle et ce garçon qui a de l'or au bout des doigts. Bien placée pour savoir qu'un artiste a toujours besoin d'être rassuré et encouragé, Annie joue un rôle de mère aimante et protectrice, mais aussi exigeante.

Elle embarque en tournée « son petit poussin », comme elle le surnomme, lui offre son premier appareil photo, et fait de lui son photographe attitré. Elle est tendre, sans pour autant le ménager. Sentant son potentiel, elle le pousse à donner le meilleur, seule façon de vaincre les doutes qui, parfois, assaillent le jeune homme. « Elle m'aiguillonne, me façonne, ne cesse de me faire des remarques, m'apprend à articuler, à respirer, à me tenir, à m'habiller », explique-t-il. Elle peut se montrer sévère et même dure quand il ne l'écoute pas, ce qu'elle n'est en aucun cas avec Olivier…

Mais, et de cela Marc-Antoine n'en a jamais douté, tout ce qu'elle fait est dicté par l'amour. En 1998, elle le charge de dessiner la pochette de son album Annie Cordy chante à Broadway. Il la représente, éblouissante, dans une combinaison noire moulante, aussi belle que dans son souvenir d'enfant. Le début d'une carrière qui fera le bonheur de sa mère adoptive, ravie de voir ses illustrations dans les magazines de modes les plus glamour… Elle apprécie un peu moins, en revanche, qu'il réalise les pochettes d'autres artistes ! Car Annie est exclusive, comme le confie encore Marc-Antoine : « Il faut que je n'aime qu'elle ! » Ce n'est pas très difficile. Dans le cœur de son « éternel amoureux », elle est toujours la plus belle, la plus drôle…

En février dernier, il était allé la voir dans sa maison de Vallauris où elle vivait avec sa nièce, Mimi. Ils s'étaient quittés sur la promesse de fêter ensemble son 92e  anniversaire. La pandémie de Covid-19 les a, hélas, privés de ce moment magique. Quelques mois plus tard, Annie tirait sa révérence sans avoir pu serrer dans ses bras son fils adoré. « Ce virus nous a volé des derniers instants qui auraient pu être précieux », confiait à l'époque Marc-Antoine, dévasté. Depuis, pas un jour ne passe sans qu'il pense à elle. « Elle m'a sauvé », avoue-t-il. Mais si elle n'est plus là en chair et en os, elle continue de l'encourager : « Applique-toi », l'entend-il toujours souffler lorsqu'il dessine. Désormais, son étoile est au ciel, où elle brille à jamais…

Lili CHABLIS

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DROIT DE RÉPONSE DE MONSIEUR MARC-ANTOINE COULON A LA SUITE DE LA PARUTION DE L’ARTICLE INTITULÉ «ANNIE CORDY, ELLE AVAIT UN FILS CACHÉ!» paru dans le numéro 3879 du 31 décembre 2020 au 7 janvier 2021

Monsieur Marc-Antoine COULON regrette le traitement et la présentation de sa relation avec Madame Annie CORDY tels que réalisés au sein de France Dimanche n°3879 paru du 31 décembre 2020 au 7 janvier 2021 dans le triste contexte du décès de l’artiste et de l’affliction de ses proches. Il tient à rappeler qu’il ne s’est jamais présenté comme le fils adoptif caché ou protégé de Madame Annie CORDY. Il a partagé une relation d’affection connue de tous avec cette artiste qui lui a ouvert sa famille sans aucune exclusivité et à laquelle il a souhaité rendre hommage. Marc-Antoine COULON tient à préciser qu’il n’y a aucune place de mère à prendre dans son cœur et à rappeler l’immense affection qu’avait Madame Annie CORDY pour sa nièce Michèle LEBON et Udo MECHELS.

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